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Les inondations provoquent destructions et maladies au Bangladesh
27 août 2007
Becky Webb de la Croix-Rouge britannique au nord du Bangladesh
La décrue est amorcée au Bangladesh et nombreux sont ceux qui craignent qu’elle révèle l’ampleur réelle des dégats causés par les inondations.

Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le nord du Bangladesh en juillet ont touché plus de 10 millions de personnes, faisant des centaines de morts et des dizaines de milliers de sans abri.

Alors que les eaux boueuses et pestilentielles commencent à se retirer, une nouvelle menace se profile sur les populations environnantes menacées par la pollution de l’eau et les nombreuses maladies qui en résulte.

Une fois encore, ce sont les personnes les plus vulnérables, qui ne sont pas suffisamment armées pour lutter contre ces menaces, qui sont les plus touchées.

« Nous avons vu nombre de personnes boire de l'eau du fleuve, ce qui est extrêmement dangereux, » précise Ahmad Sami, responsable du programme de la Fédération internationale des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Bangladesh.

Pour autant, lutter contre les risques de maladie est plus facile à dire qu'à faire dans une région envahie par la boue dont la population est restée prisonnière des eaux, à hauteur de poitrine, pendant des heures, voire des jours.

Kamrunn Nahar, 35 ans, habite dans le village de Bashalia, sur les rives du fleuve Jumna, qui a été noyé sous les eaux pendant 15 jours. « Où que vous regardiez, vous ne verrez que de la boue, il y en a partout, » dit-il.

« Les sanitaires ont été inondés, ce qui a provoqué une contamination des boues et des eaux… nos enfants jouent et se baignent dans ces eaux. »

Les conséquences de cette pollution ne sont que trop visibles sur de nombreux enfants qui portent les marques des maladies de peau contagieuses qu’ils ont attrapées.

« Mon fils a été contaminé par les eaux sales qui nous entourent,» déclare Chamilly, 20 ans, dont le fils, Shuboh, est âgé de 16 mois. « Nous avons besoin de médicaments, mais nous n'en avons aucun alors j'essaie de le soigner par l’homéopathie. Le problème est que la maladie est très douloureuse et provoque des démangeaisons; il n’arrête pas de se gratter, ce qui favorise la propagation de l’infection. »

Pour répondre aux besoins les plus pressants des populations vivant dans les régions affectées par les inondations, la Fédération internationale prévoit, grâce aux fonds collectés dans le cadre de l'appel révisé, de fournir des soins de santé primaires à près de 350°000 personnes, notamment de déployer 15 équipes médicales mobiles disposant de médicaments essentiels.

L’eau potable n’en reste pas moins rare dans les villages du fait de l’engorgement des sources d’approvisionnement, plus connus sous le nom de puits enfoncés, qui rend l’eau impropre à la consommation.

« Les inondations étaient si forte que la plupart des installations sanitaires des régions affectées ont été entièrement détruites ou endommagées ; les eaux d'égout se sont alors déversées partout dans les villages. » « Les médias locaux font état d’une augmentation considérable du nombre de personnes admises à l’hôpital pour des cas de diarrhée. »

Dans le cadre du processus d’intensification de ses programmes, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge prévoit de construire 350 puits et 4500 latrines destinés aux familles touchées par les inondations. En attendant que les points d’eau soient réparés, le Croissant-Rouge du Bangladesh distribue des tablettes pour purifier l’eau et recourt à des équipes locales de volontaires afin d’éduquer les populations et promouvoir l’hygiène.

« La distribution de tablettes permet de garantir que les populations restent en bonne santé jusqu’à ce que les nombreux points d’eau endommagés puissent être réparés, » précise Sami.

Les villageois, qui n’ont pas accès à l'eau potable et aux installations sanitaires, sont confrontés à un terrible dilemme. Nazma Khanman, 30 ans, vit dans le village de Bashalia avec son mari et ses deux enfants.

« Nous savons ce qu’il faut faire dans ce genre de situation. Nous savons ce qui est hygiénique et ce qui ne l'est pas; nous sommes parfaitement conscients que l'eau qui nous entoure est contaminée et qu’il ne faut pas la boire, mais parfois nous n'avons pas d'autre choix. Que pouvons nous faire d’autre ? » demande t-elle.
Alors que les eaux boueuses et pestilentielles commencent à se retirer, une nouvelle menace se profile sur les populations environnantes menacées par la pollution de l’eau et les nombreuses maladies qui en résulte. (p16322)
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Kamrunn Nahar, 35 ans, habite dans le village de Bashalia, sur les rives du fleuve Jumna, qui a été noyé sous les eaux pendant 15 jours. « Où que vous regardiez, vous ne verrez que de la boue, il y en a partout, » dit-il. « Mon fils a été contaminé par les eaux sales qui nous entourent,» déclare Chamilly, 20 ans, dont le fils, Shuboh, est âgé de 16 mois. (p16321)
Kamrunn Nahar, 35 ans, habite dans le village de Bashalia, sur les rives du fleuve Jumna, qui a été noyé sous les eaux pendant 15 jours. « Où que vous regardiez, vous ne verrez que de la boue, il y en a partout, » dit-il. « Mon fils a été contaminé par les eaux sales qui nous entourent,» déclare Chamilly, 20 ans, dont le fils, Shuboh, est âgé de 16 mois. (p16321)
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