
Vatche Arslanian était délégué
en Georgie avant de travailler avec le CICR à Bagdad.
Vatche était un homme d'une profonde générosité
qui consacrait chaque instant de sa vie à aider les personnes
dans le besoin (p9551).
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Un délégué
canadien du CICR tué en Irak
10/04/2003
La Fédération
internationale et la Croix-Rouge canadienne ont rendu hommage à
Vatche Arslanian, tué à Bagdad le 8 avril, et exprimé
leur sympathie à ses parents, amis et collègues.
Natif d'Oromocto, dans le Nouveau-Brunswick, Vatche Arslanian était
âgé de 48 ans. Engagé en 1991 au CICR en qualité
de volontaire, il était responsable de la logistique en Irak
depuis juillet 2001. Resté à Bagdad avec cinq autres
expatriés du CICR durant la phase aiguë du conflit, il
a été pris dans des tirs croisés alors qu'il
circulait dans un véhicule clairement signalé par les
emblèmes du Mouvement.
Douze autres personnes ont péri dans ce tragique incident.
"Vatche était un homme d'une profonde générosité
qui consacrait chaque instant de sa vie à aider les personnes
dans le besoin – il était un représentant exemplaire
de notre Mouvement", a noté Didier Cherpitel, secrétaire
général de la Fédération internationale,
dans une lettre adressée au directeur général
du CICR, Angelo Gnaedinger.
"Les guerres tuent trop souvent des personnes qui, comme M. Arslanian,
ont pour unique souci d'assister leurs victimes", a souligné
Robert Barnes, président de la Croix-Rouge canadienne. "Nous
devons nous souvenir avec fierté de son sacrifice." Récemment,
les pillages et autres violences ont eu des effets dramatiques sur
les services de santé irakiens.
Selon le CICR, trois seulement des 82 hôpitaux de Bagdad fonctionnent
encore partiellement. Les locaux de la Fédération ont
jusqu'à présent été épargnés,
contrairement à ceux d'un grand nombre d'autres organisations
internationales. Des ressortissants de pays tiers continuent d'arriver
dans les camps du Croissant-Rouge en Jordanie et en Syrie.
Au 16 avril, ils étaient un millier environ à avoir
transité par le camp de Ruweishid, en Jordanie, et 252 d'entre
eux y étaient toujours hébergés. Selon le Croissant-Rouge
jordanien, 113 Irakiens et ressortissants de pays tiers étaient
par ailleurs bloqués à la frontière, où
la Société nationale leur fournissait une assistance.
En Syrie, 76 réfugiés irakiens et ressortissants de
pays tiers recevaient des secours dans les camps d'Al-Bukamal et d'al-Tanf.
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