Depuis
son ouverture le 31 décembre, la clinique installée
à Bam par la Croix-Rouge du Japon a déjà
accueilli plusieurs centaines de patients.
Les artères principales du centre de Bam ressemblent
à un vaste chantier de construction. De part et d’autre
des rues s’alignent des monceaux de briques cassées
et autres décombres des maisons ravagées par le
séisme. Dans un petit parc, au milieu de palmiers couverts
de poussière, la Croix-Rouge du Japon a aménagé
une clinique pour soigner les victimes de la catastrophe.
L’équipe de la Croix-Rouge du Japon comprend quatorze
membre dont quatre médecins, quatre infirmiers, un électricien
et un administrateur. Ouverte le 31 décembre, elle a
assuré en deux jours à peine des soins à
près de 100 patients. Environ 60 pour 100 souffraient
de blessures consécutives au tremblement de terre, les
autres de maladies chroniques.
“La plupart des blessés ont déjà
reçu une assistance médicale”, explique
Mihoko Goto, délégué de la Fédération
internationale détaché de l’Afghanistan
pour administrer la clinique. “Ils ont simplement besoin
de traitements complémentaires et sont très heureux
de pouvoir en bénéficier dans notre clinique.”
La nouvelle de l’ouverture de cet établissement
a rapidement fait le tour de la population. “A côté
des soins médicaux, nous fournissons à nos patients
des informations sur la prévention des maladies et sur
la pédiatrie”, poursuit Goto. Les cas les plus
sérieux sont adressés à la clinique mobile
de l’aéroport.
Aujourd’hui, un couple et sa fille âgée de
10 mois sont arrivés à bord d’un pick-up.
La mère avait été bloquée plusieurs
heures durant sous les décombres avec son enfant. Elle
souffre d’une fracture de la main, sa fille de vilaines
écorchures au visage. Un autre homme, emprisonné
pendant toute une journée dans les gravats, est traité
pour des lésions aux mains.
D’autres personnes affluent à la réception
de la clinique, où un bidon sert de bureau d’enregistrement.
A l’évidence, les besoins de soins de santé
primaires ne vont cesser d’augmenter dans les semaines
à venir.
L’équipe japonaise est en totale empathie avec
les milliers de victimes du tremblement de terre de Bam. “Nous
vivons nous-mêmes dans un pays exposé aux séismes,
aussi comprenons-nous bien les souffrances engendrées
par ce type de catastrophe”, souligne Goto.
La clinique de la Croix-Rouge du Japon avait déjà
offert ses services aux victimes de séismes en 2001 dans
le Gujarat, en Inde, et en 2002 à Nahrin, en Afghanistan.
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| L’équipe
de la clinique de la Croix-Rouge du Japon comprend quatorze
membre dont quatre médecins, quatre infirmiers,
un électricien et un administrateur (p10926)
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