Assistance
Croix-Rouge et Croissant-Rouge dans la ville dévastée
de Meulaboh
2
janvier 2005
Hier,
1er janvier, une équipe de la Croix-Rouge du Japon spécialisée
dans les interventions sanitaires d’urgence est arrivée
par hélicoptère à Meulaboh, sur le littoral occidental
d’Aceh. Au moins 10 000 habitants de la ville ont été
tués et des milliers d’autres ont dû être
évacués lorsque le tsunami a balayé les zones
côtières de plusieurs pays d’Asie dimanche 26 décembre.
L’équipe de la Croix-Rouge du Japon a été
mobilisée dans le cadre d’une opération mise sur
pied par la Fédération internationale des Sociétés
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en faveur des communautés
les plus vulnérables de la côte ouest de la province
d’Aceh, très précisément entre les agglomérations
de Tapaktuang et de Meulaboh. Elle a immédiatement commencé
à distribuer des fournitures médicales de base telles
que bandages, pansements et analgésiques.
L’équipement acheminé depuis l’aéroport
de Medan permettra à l’équipe japonaise d’assurer
des soins de santé d’urgence à une population
pouvant atteindre 30 000 personnes. Simultanément, une équipe
de la Croix-Rouge espagnole spécialisée dans l’approvisionnement
en eau et l’assainissement s’emploie à mettre en
place du matériel qui permettra d’approvisionner jusqu’à
40 000 personnes en eau potable.
Ces unités de la Croix-Rouge comptent parmi les premiers secours
extérieurs à atteindre la ville dévastée
de Meulaboh, pour le moment accessible uniquement par hélicoptère.
Rares sont les routes encore praticables dans la région sinistrée
et les principaux aéroports sont encombrés d’avions
chargés d’articles de secours, ce qui rend les déplacements
très difficiles.
Selon Caroline Dunn, coordinatrice des programmes de santé
à la Croix-Rouge, les besoins à Meulaboh sont énormes.
“Beaucoup de corps sont toujours coincés sous les décombres
de bâtiments détruits et présentent maintenant
un stade avancé de décomposition. Les rescapés
sont dépourvus de tout, ils n’ont ni abri, ni nourriture,
ni eau potable, ni médicaments.”
Pour l’Indonésie, le bilan de la catastrophe s’établit
aujourd’hui à plus de 80 000 morts. Dans la capitale
de la province la plus durement touchée, la Fédération
internationale a installé une base d’opération.
Ambulances pour évacuer les corps et transporter les blessés,
équipements de premiers secours, masques chirurgicaux, gants,
sacs pour les cadavres et vêtements constituent pour l’heure
quelques-uns des besoins les plus pressants.
Plus de 600 volontaires de la Croix-Rouge indonésienne, qui
a été chargée par le gouvernement de la collecte
et de l’évacuation des corps des victimes, avaient déjà
récupéré 9336 cadavres à la fin de la
journée de samedi. Beaucoup d’entre eux sont cruellement
éprouvés par cette tâche extrêmement pénible
et reçoivent un soutien psychologique.
Bien que le bureau de la Croix-Rouge indonésienne à
Banda Aceh ait été complètement détruit
par le tsunami, les volontaires ont réussi à distribuer
à des familles particulièrement démunies un millier
de bâches goudronnées et quelque 1800 colis familiaux
contenant des ustensiles de cuisine et des articles d’hygiène.
Au Sri Lanka, où on estime à plus de 800 000 le nombre
des sans-abri et à plus de 12 000 celui des blessés
graves, des unités de la Fédération internationale
spécialisées dans les soins de santé d’urgence
et dans l’approvisionnement en eau et l’assainissement
font route vers le district d’Ampara. Des équipes spécialisées
dans les télécommunications et dans la logistique assurent
un soutien crucial à l’opération depuis la capitale,
Colombo.
Sur le terrain, près de 3000 volontaires de la Croix-Rouge
du Sri Lanka assurent quant à eux des services de premiers
secours et des distributions d’articles non alimentaires dans
une quinzaine de districts. À Vaikkala, Vidyalaya, Vennappuwa
Chuch et Nainamadama, une quarantaine d’entre eux ont traité
quelque 7200 patients et distribué des bâches en plastique
et des couvertures. À Killinochi, une centaine de volontaires
ont administré des soins de base à près de 1000
sinistrés. À Chavakachcheri et à Point Pedro,
1520 volontaires assurent également des soins médicaux
essentiels et ont distribué 2500 barres de savon ainsi que
d’autres articles de secours.
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