La
Fédération internationale appelle à redoubler
d’efforts pour limiter l’impact catastrophique du changement
climatique
6
avril 2007
Le
dernier rapport en date du Groupe d’experts intergouvernemental
sur le changement climatique (GIEC) confirme sans la moindre équivoque
que les gouvernements et les organismes d’assistance doivent
impérativement accroître de manière significative
leur investissement dans la réduction des risques liés
aux catastrophes afin d’aider les communautés vulnérables
à faire face aux effets du changement climatique, déclare
la Fédération internationale des Sociétés
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
Publié ce matin à Bruxelles sous le titre “Impacts,
Adaptation and Vulnerability” (Impacts, Adaptation et Vulnérabilité),
le rapport du Groupe de travail II du GIEC indique en effet que le
changement climatique va exacerber les perturbations atmosphériques
et entraîner une augmentation des phénomènes météorologiques
extrêmes et imprévisibles, avec pour conséquence
une multiplication des catastrophes qui frapperont tout particulièrement
des communautés déjà très vulnérables.
“Le rapport confirme notre pire pronostic, à savoir,
que les personnes vulnérables – les personnes âgées,
les malades et les habitants les plus démunis des pays les
plus pauvres – sont les plus menacées par le changement
climatique”, note Madeleen Helmer, directrice du Centre Croix-Rouge
et Croissant-Rouge sur le climat.
“Le rapport montre clairement que la communauté internationale
devrait s’engager bien au-delà de la simple réduction
des émissions de dioxyde de carbone”, commente Markku
Niskala, secrétaire général de la Fédération
internationale. “Sa responsabilité doit s’étendre
à la protection des plus vulnérables contre les désastres
qu’entraînera le changement climatique, à travers
un investissement massif et global dans la préparation aux
catastrophes et la réduction des risques.”
La Fédération internationale assure un appui aux Sociétés
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, notamment celles des pays
en développement, afin d’améliorer leur compréhension
du changement climatique et de les aider à élaborer
et mettre en oeuvre des programmes propres à en limiter l’impact.
Au Vietnam, par exemple, la Croix-Rouge a planté des palétuviers
afin de protéger certains segments de la digue de mer qui borde
le littoral contre les assauts des vagues soulevées par des
tempêtes tropicales de plus en plus violentes. Rien qu’en
termes financiers, ce projet a amplement démontré que
les activités de prévention et de réduction des
risques sont payantes. L’aménagement de 1200 hectares
de mangroves a coûté environ 1,1 million de dollars des
Etats-Unis, mais elle a réduit de 7,3 millions de dollars par
an le coût de l’entretien des digues.
D’autres Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
organisent des exercices d’alerte et d’évacuation
et aident les communautés locales à élaborer
des plans de gestion des catastrophes, en vue de renforcer leur capacité
à faire face aux tempêtes, inondations ou sécheresses.
“Le changement climatique représente une des plus grandes
menaces du siècle au niveau mondial. Nous ne pouvons ni l’ignorer,
ni nous y soustraire”, déclare Madeleen Helmer. “La
communauté internationale a la possibilité d’en
limiter l’impact, mais, pour cela, nous devons agir dès
maintenant.”
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