Des
tentes blanches et bleues parsèment les flancs escarpés
des verdoyantes collines qui s’étirent en bordure
d’un espace désolé où s’étendait
autrefois Calang. De cette ville de la côte occidentale
de Sumatra, pas une pierre n’est restée debout
après le tsunami du 26 décembre, qui a emporté
70 pour 100 de la population.
Le camp de toile abrite environ 2500 rescapés. Leur nombre
varie d’un jour à l’autre, certains partant
pour tenter de reconstruire leur existence ailleurs, d’autres
continuant d’arriver de villages voisins, explique Ian
O’Donnell, délégué de la Fédération
internationale. Ian vient d’achever une mission d’un
mois durant lequel il a distribué des secours à
Calang et dans ses environs en compagnie de volontaires de la
Croix-Rouge indonésienne.
L’unique accès à Calang étant par
la voie des airs, la Fédération internationale
a affrété un hélicoptère qui effectue
des navettes quotidiennes depuis Banda Aceh afin d’approvisionner
l’entrepôt local. Lorsque l’appareil fait
son approche, la dévastation se révèle
dans toute son ampleur. La route qui longe le littoral semble
intacte par endroits, mais je dénombre au moins huit
ponts détruits.
“On peut acheminer des secours à l’extérieur
de Calang par camion, mais seulement dans un rayon de sept kilomètres
environ”, note Ian.
Ces problèmes d’accès représentent
un énorme défi, malgré tous les efforts
déployés par le délégué et
par les volontaires de la Société nationale. En
leur compagnie, j’ai visité certaines communautés
écartées afin d’évaluer leurs besoins.
Aujourd’hui encore, on continue de découvrir de
nouveaux villages sinistrés.
“La difficulté, ici, est de maintenir un minimum
d’équilibre entre les évaluations et les
distributions”, souligne Ian. “Les évaluations
ne sont d’aucun secours aux gens si elles ne sont pas
suivies d’effet.”
Récemment, le village de Suwakpekah a reçu son
premier chargement de colis d’articles d’hygiène,
de moustiquaires et de couvertures expédiés depuis
l’entrepôt de Calang. “J’ai été
orienté en interrogeant des gens à Calang sur
la situation au nord de la ville. Une fois le village localisé,
nous avons livré des produits de première nécessité
pour quelque 150 familles qui ont perdu leurs maisons dans la
catastrophe”, raconte Ian.
A Calang, le gouvernement a décidé de construire
environ 2000 bâtiments, tout d’abord les édifices
publics, puis des habitations. Il est également prévu
de remettre en état la route et les ponts, mais, jusqu’à
présent, on ne décèle aucune trace d’activité.
De toute évidence, les habitants de la région
continueront de dépendre pendant longtemps encore des
vols de secours.
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Un
hélicoptère de la Fédération
internationale assure des livraisons quotidiennes de secours
à Calang (p12650).
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Des
enfants du village de Suwakpekah, près de Calang,
saluent l’arrivée des secours de la Croix-Rouge
(p12651).
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Les
volontaires de la Croix-Rouge indonésienne participent
aux distributions de secours et à l’évaluation
des besoins (p12653).
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