A
quelques kilomètres de Matara, la ville la plus méridionale
du Sri Lanka, plus de 150 personnes se sont rassemblées
sur une colline proche de la ville de Dikwella afin d’assister
à la pose de la première pierre d’une maison
inaugurant le lancement du programme de construction de la Fédération
internationale des Sociétés de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge au bénéfice des victimes
du tsunami.
Le raz-de-marée a balayé seize des vingt-deux
habitations du hameau de pêcheurs de Gandera Wella. Pour
les sinistrés, comme T. B. Peter Silva, les mois qui
se sont succédés depuis la tragédie ont
été très durs. Avec ses trois enfants,
M. Silva a campé dans les décombres de la maison
familiale proche de l’océan. “Les enfants
sont encore profondément marqués. Ils ont peur
de la mer. Quand la marée est forte, ils croient qu’un
nouveau tsunami se prépare et ils s’enfuient en
courant”, raconte-t-il.
Pour l’heure, toutefois, l’ambiance est à
la fête. Ecoliers et écolières en uniformes
sont massés de part et d’autre de la route bordée
d’arbres qui conduit au site de construction, applaudissant
au passage des volontaires de la Croix-Rouge. Conformément
à l’usage bouddhiste, on a choisi avec précision
l’instant jugé le plus propice pour la cérémonie.
Cependant que des moines chantent les bénédictions
rituelles, Tony Maryon, chef de la délégation
de la Fédération internationale, et Jagath Abeysinghe,
président de la Croix-Rouge de Sri Lanka, allument la
lampe à huile traditionnelle, puis, avec les heureux
futurs propriétaires, se tournent en direction du levant
avant de poser la première pierre. Il est alors exactement
10 h 08.
Le premier des projets multilatéraux de reconstruction
coordonnés par la Fédération internationale
dans les régions côtières du Sri Lanka dévastées
par le tsunami a officiellement démarré. Avec
la Société nationale et le concours de Sociétés
soeurs, la Fédération s’est engagée
à bâtir près de 15 000 logements au total.
“Le gouvernement ayant commencé à distribuer
les terrains, notre programme devrait rapidement atteindre son
rythme de croisière”, note Tony Maryon. “Dès
la semaine prochaine, nous attaquerons la construction de vingt-cinq
maisons à quelques kilomètres d’ici et d’autres
projets démarreront dans les districts voisins au cours
des semaines suivantes.”
Plusieurs Sociétés nationales de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge ont en outre lancé des projets
bilatéraux avec la Croix-Rouge de Sri Lanka. Ainsi, le
Croissant-Rouge turc bâtira plusieurs centaines d’habitations
dans le district de Matara. Il y a un mois, la Croix-Rouge de
Malte a pour sa part achevé et remis à ses destinataires
plus de soixante maisons ainsi qu’un centre médical
à Tangalle. La Croix-Rouge de Belgique a fourni des fonds
à des habitants de Beruwela pour la construction de logements
dont certains sont déjà terminés, et les
Sociétés nationales irlandaise et espagnole vont
bientôt démarrer d’importants chantiers à
Kalutara et à Galle.
S’il reste encore beaucoup à faire, les efforts
déployés par la Fédération internationale
et ses Sociétés membres pour procurer des logements
permanents aux communautés sinistrées par le tsunami
sont désormais en plein essor à travers une vaste
portion du littoral sri-lankais.
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Sous
le regard attentif de Tony Maryon, chef de la délégation
de la Fédération internationale, Jagath
Abeysinghe, président de la Croix-Rouge de Sri
Lanka, consulte sa montre afin de saisir l’instant
jugé le plus propice pour la pose de la première
pierre du projet de reconstruction à Matara.
Photo: Rukshan Ratnam/Fédération internationale
(p13183)
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Des
volontaires de la Croix-Rouge de Sri Lanka ont pris part
aux rites bouddhistes traditionnels qui ont accompagné
la cérémonie de la pose de la première
pierre du projet de construction de logements mis en oeuvre
par la Fédération internationale en faveur
de sinistrés du district de Matara, au sud du pays.
Photo: Rukshan Ratnam/Fédération internationale
(p13184)
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Des
membres de la Fédération internationale
et de la Croix-Rouge de Sri Lanka posent aux côtés
de bénéficiaires du projet de construction
de logements.
Photo: Rukshan Ratnam/Fédération internationale
(p13185)
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