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Les équipes de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge travaillent sans relâche alors que l’hiver prend ses quartiers
25 novembre 2005
Arzu Ozsoy à Bata Kundi, Pakistan
“Le choc a été terrible, pas un seul édifice n’est resté debout dans notre petite ville”, raconte Ejaz Ahmed Khan, 52 ans, volontaire à la section de Harripur du Croissant-Rouge du Pakistan. Le 8 octobre, une heure après la catastrophe, il s’est précipité à la mosquée d’une ville voisine où les habitants s’étaient rassemblés pour prier. Il a lancé un appel public et entrepris d’organiser les chefs de la communauté afin qu’ils coordonnent leurs efforts pour aider les sinistrés.

“Dans les heures qui ont suivi le tremblement de terre, tout le monde était en état de choc”, rapporte Ahmed Khan. “Il régnait un silence inquiétant dans la mosquée, où les plus endurcis des hommes pleuraient comme des enfants. Je suis allé à eux et j’ai appelé les chefs traditionnels et autres notables de la ville à réagir afin de sauver des vies.” Fort de huit années d’expérience comme coordinateur de volontaires, Ahmed Khan est parvenu à mobiliser plus d’une centaine de personnes en quelques heures à peine.

“Nous les avons organisés afin de rechercher et secourir les rescapés bloqués sous les décombres. Dans le même temps, nous avons commencé à collecter des couvertures, des vêtements et de la nourriture parmi la communauté. Durant les premières heures si critiques qui suivent toute catastrophe, nous avons distribué un maximum d’articles de première nécessité aux plus démunis. C’était une véritable course contre la montre, car la nuit allait bientôt tomber. Comme nous étions les seuls sur le terrain à pouvoir faire quelque chose, il était impératif de réagir immédiatement et efficacement.”

“L’esprit de solidarité a été extraordinaire. Des femmes au foyer se sont mises à notre disposition pour distribuer les secours et ont travaillé sans relâche avec nous tout au long des premiers jours. Bientôt, nous avons commencé à évacuer les blessés vers les hôpitaux d’Abbottabad et de Mansehra. Leur nombre dépassait tout ce qu’on pouvait imaginer”, poursuit Ahmed.

Bien que la phase d’extrême urgence qui s’est prolongée pendant près d’un mois soit maintenant derrière lui, Ahmed Khan continue de s’activer sans le moindre répit. Il est aujourd’hui membre d’une équipe régionale d’intervention en cas de catastrophe de la Fédération internationale et s’emploie à ce titre à évaluer les besoins dans des régions de montagne où les secours commencent à peine à arriver.

Jim Stevenson, le délégué secours qui supervise l’assistance aérienne, explique comment se déroulent les opérations. “Nous utilisons des hélicoptères des Nations unies pour transporter nos unités spécialisées et leurs équipements dans des zones de montagne reculées afin de procéder à des évaluations et de distribuer des articles essentiels. Composées de volontaires détachés par les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de Malaisie, du Laos, des Philippines et du Pakistan, ces équipes parcourent jusqu’à 20 kilomètres à pied par jour dans des terrains très accidentés pour atteindre des villages isolés où elles passent généralement la nuit. Dès qu’elles nous ont communiqué leurs coordonnées, nous leur expédions des secours qui sont aussitôt confiés aux conseils ou aux chefs locaux en vue de leur répartition parmi la communauté. Le défi est énorme, car l’hiver approche à grands pas et des milliers de sinistrés sont éparpillés à travers des centaines de villages.”

Tentes, couvertures, bâches goudronnées, récipients pour l’eau et articles d’hygiène figurent parmi les secours de base acheminés par hélicoptère.

Bientôt s’y ajouteront des tentes d’hiver spécialement conçues pour les besoins de l’opération ainsi que des fourneaux à bois ou à pétrole et des assortiments d’outils pour réparer les maisons endommagées.

“Les larmes de reconnaissance qui illuminent les visages marqués par les épreuves de ces gens fiers et courageux sont le plus bel encouragement à poursuivre nos efforts”, commente Stevenson avant de retourner à ses lourdes tâches.
Ejaz Ahmed Khan, 52 ans, volontaire à la section de Harripur du Croissant-Rouge du Pakistan. (13602)
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Jim Stevenson, le délégué secours qui supervise l’assistance aérienne. (p13606)
“Les larmes de reconnaissance qui illuminent les visages marqués par les épreuves de ces gens fiers et courageux sont le plus bel encouragement à poursuivre nos efforts” (p13607).
Bientôt, nous avons commencé à évacuer les blessés vers les hôpitaux d’Abbottabad et de Mansehra. (p13609)
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