“Le
choc a été terrible, pas un seul édifice
n’est resté debout dans notre petite ville”,
raconte Ejaz Ahmed Khan, 52 ans, volontaire à la section
de Harripur du Croissant-Rouge du Pakistan. Le 8 octobre, une
heure après la catastrophe, il s’est précipité
à la mosquée d’une ville voisine où
les habitants s’étaient rassemblés pour
prier. Il a lancé un appel public et entrepris d’organiser
les chefs de la communauté afin qu’ils coordonnent
leurs efforts pour aider les sinistrés.
“Dans les heures qui ont suivi le tremblement de terre,
tout le monde était en état de choc”, rapporte
Ahmed Khan. “Il régnait un silence inquiétant
dans la mosquée, où les plus endurcis des hommes
pleuraient comme des enfants. Je suis allé à eux
et j’ai appelé les chefs traditionnels et autres
notables de la ville à réagir afin de sauver des
vies.” Fort de huit années d’expérience
comme coordinateur de volontaires, Ahmed Khan est parvenu à
mobiliser plus d’une centaine de personnes en quelques
heures à peine.
“Nous les avons organisés afin de rechercher et
secourir les rescapés bloqués sous les décombres.
Dans le même temps, nous avons commencé à
collecter des couvertures, des vêtements et de la nourriture
parmi la communauté. Durant les premières heures
si critiques qui suivent toute catastrophe, nous avons distribué
un maximum d’articles de première nécessité
aux plus démunis. C’était une véritable
course contre la montre, car la nuit allait bientôt tomber.
Comme nous étions les seuls sur le terrain à pouvoir
faire quelque chose, il était impératif de réagir
immédiatement et efficacement.”
“L’esprit de solidarité a été
extraordinaire. Des femmes au foyer se sont mises à notre
disposition pour distribuer les secours et ont travaillé
sans relâche avec nous tout au long des premiers jours.
Bientôt, nous avons commencé à évacuer
les blessés vers les hôpitaux d’Abbottabad
et de Mansehra. Leur nombre dépassait tout ce qu’on
pouvait imaginer”, poursuit Ahmed.
Bien que la phase d’extrême urgence qui s’est
prolongée pendant près d’un mois soit maintenant
derrière lui, Ahmed Khan continue de s’activer
sans le moindre répit. Il est aujourd’hui membre
d’une équipe régionale d’intervention
en cas de catastrophe de la Fédération internationale
et s’emploie à ce titre à évaluer
les besoins dans des régions de montagne où les
secours commencent à peine à arriver.
Jim Stevenson, le délégué secours qui supervise
l’assistance aérienne, explique comment se déroulent
les opérations. “Nous utilisons des hélicoptères
des Nations unies pour transporter nos unités spécialisées
et leurs équipements dans des zones de montagne reculées
afin de procéder à des évaluations et de
distribuer des articles essentiels. Composées de volontaires
détachés par les Sociétés de la
Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de Malaisie, du Laos, des
Philippines et du Pakistan, ces équipes parcourent jusqu’à
20 kilomètres à pied par jour dans des terrains
très accidentés pour atteindre des villages isolés
où elles passent généralement la nuit.
Dès qu’elles nous ont communiqué leurs coordonnées,
nous leur expédions des secours qui sont aussitôt
confiés aux conseils ou aux chefs locaux en vue de leur
répartition parmi la communauté. Le défi
est énorme, car l’hiver approche à grands
pas et des milliers de sinistrés sont éparpillés
à travers des centaines de villages.”
Tentes, couvertures, bâches goudronnées, récipients
pour l’eau et articles d’hygiène figurent
parmi les secours de base acheminés par hélicoptère.
Bientôt s’y ajouteront des tentes d’hiver
spécialement conçues pour les besoins de l’opération
ainsi que des fourneaux à bois ou à pétrole
et des assortiments d’outils pour réparer les maisons
endommagées.
“Les larmes de reconnaissance qui illuminent les visages
marqués par les épreuves de ces gens fiers et
courageux sont le plus bel encouragement à poursuivre
nos efforts”, commente Stevenson avant de retourner à
ses lourdes tâches.
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Ejaz
Ahmed Khan, 52 ans, volontaire à la section de
Harripur du Croissant-Rouge du Pakistan. (13602)
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Jim
Stevenson, le délégué secours qui
supervise l’assistance aérienne. (p13606)
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“Les
larmes de reconnaissance qui illuminent les visages marqués
par les épreuves de ces gens fiers et courageux
sont le plus bel encouragement à poursuivre nos
efforts” (p13607).
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Bientôt,
nous avons commencé à évacuer les
blessés vers les hôpitaux d’Abbottabad
et de Mansehra. (p13609)
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