Un
an après le séisme qui a ravagé la paradisiaque
île indonésienne de Nias, les sinistrés
continuent de lutter pour reconstruire leurs existences. De
son côté, la Fédération internationale
des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge,
fidèle à ses engagements, poursuit ses efforts
de relèvement à long terme au bénéfice
des familles affectées et de leurs communautés.
Selon un rapport émanant de l’agence du gouvernement
indonésien pour la reconstruction et le relèvement,
le tremblement de terre du 28 mars 2005, d’une magnitude
de 8,7 sur l’échelle de Richter, a fait 839 morts
et 6279 blessés et affecté quelque 70 000 personnes.
La Fédération internationale et ses Sociétés
membres, en collaboration avec divers partenaires, se sont engagées
à fournir plus de 1750 abris à armature métallique
aux familles les plus vulnérables, en particulier celles
qui vivent aujourd’hui encore sous tente. Ces abris font
partie d’un ambitieux projet conduit à l’initiative
de la Fédération internationale, lequel vise à
construire au total quelque 20 000 logements de transition à
travers tout l’archipel de Sumatra.
En collaboration avec la Croix-Rouge indonésienne, l’institution
a érigé à ce jour 65 abris transitoires
dans le camp de Pramuka et dans le centre islamique d’Olora,
situé dans le district central de Gunung Sitoli. Un nombre
égal de familles ont bénéficié de
ce programme.
La Fédération internationale a également
bâti dans d’autres camps 187 structures similaires
qui devraient être terminées dans le courant du
mois d’avril. D’autres abris seront très
prochainement installés dans diverses régions
avec le concours de la Croix-Rouge canadienne, de l’Agence
des Nations unies pour l’habitat et de Caritas Autriche.
La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge travaillent en étroite
liaison avec l’agence indonésienne pour la reconstruction
et le relèvement et avec l’agence des Nations unies
en charge de la coordination du relèvement.
D’énormes défis logistiques
Les projets de reconstruction sur l’île de Nias
se heurtent à d’énormes défis de
logistique. Tous les matériaux – ciment, briques,
bois et acier – doivent être acheminés par
bateau depuis Aceh, ce qui rend le processus aussi laborieux
que frustrant.
“Notre objectif consiste à fournir aux sinistrés
vivant sous tente de meilleures conditions de logement pendant
la construction de leurs habitations permanentes”, explique
Younos Karim, responsable de la Fédération internationale
à Nias. “Heureusement, les matériaux commencent
à arriver à un rythme plus soutenu, ce qui nous
permet d’avancer plus rapidement.”
Praha, 36 ans, mère de sept enfants, peut envisager l’avenir
sous de meilleures auspices grâce à ce projet.
“Nous sommes mieux logés, à présent”,
déclare-t-elle tout en rangeant les vêtements de
ses enfants. “Nous nous sentons en sécurité
et dormons mieux.”
Les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
mènent un difficile travail de reconstruction
Acteur de premier plan dans le programme de reconstruction,
la Croix-Rouge australienne, travaillant en partenariat avec
la Zero to One Foundation, a déjà construit 254
habitations permanentes dans le district de Sirombo, sur la
côte occidentale de Nias.
De son côté, la Croix-Rouge canadienne aura bientôt
achevé un ambitieux projet portant sur la construction
de 2500 maisons dans les districts de Lahewa et d’Afulu,
situés au nord dans une des parties les plus difficiles
d’accès de l’île.
La Croix-Rouge espagnole doit quant à elle bâtir
environ 750 maisons, quatre centres communautaires ainsi que
des réseaux d’approvisionnement en eau et d’assainissement
dans dix villages du sud.
L’aide d’urgence se poursuit
Simultanément à ce difficile travail de reconstruction,
la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge continuent de distribuer
des produits de première nécessité à
quelque 31 000 familles (plus de 150 000 personnes) dans plus
de 750 villages de Nias. A ce jour, la Fédération
internationale a acheminé sur l’île 4931
tentes familiales, 51 819 bâches goudronnées, 37
754 couvertures, 59 864 colis alimentaires, 29 226 assortiments
d’ustensiles de cuisine, 26 432 assortiments d’articles
d’hygiène, 51 532 jerricans, 65 249 moustiquaires
traitées à l’insecticide, 74 929 draps de
lit et 195 kits de relèvement. (Pour plus de détails
sur le contenu des colis de secours: cliquez
ici).
L’Indonésie étant, hélas, très
exposée aux catastrophes, il est crucial de préparer
les communautés vulnérables en prévision
de tels événements. C’est pourquoi la Croix-Rouge
et le Croissant-Rouge s’emploient à recruter, former
et organiser des volontaires susceptibles d’être
immédiatement déployés en cas de nécessité.
Dans cette même optique, des programmes intégrés
de réduction des risques ont été mis sur
pied. Ils consistent, notamment, à conduire des campagnes
de sensibilisation, à mettre en place des systèmes
d’alerte anticipée, à identifier des voies
d’évacuation d’urgence et à localiser
des abris et autres lieux de refuge. Toujours dans le même
esprit, on procède à la plantation de mangroves,
qui jouent un rôle vital de protection contre les assauts
de l’océan.
Afin de garantir la prospérité à long terme
de l’île de Nias, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge
sont par ailleurs engagés dans des activités de
soutien aux moyens de subsistance, sous la forme de microprojets
dans les domaines de la broderie et de la couture, de l’agroalimentaire,
de la production de caoutchouc, de la pêche et de l’élevage
de volaille. L’approvisionnement en eau et l’assainissement
font également l’objet d’une attention prioritaire.
Ainsi, la Fédération internationale travaille
en étroite coopération avec la Croix-Rouge indonésienne,
la Croix-Rouge française et la Croix-Rouge espagnole
en vue d’assurer aux communautés affectés
par le tsunami de décembre 2004 et le séisme de
mars 2005 des services adéquats en matière d’eau
potable et d’hygiène.
Le relèvement complet des existences, des moyens de subsistance
et de l’économie de Nias prendra des années.
Aussi longtemps que nécessaire, la Fédération
internationale et ses membres continueront de travailler avec
les populations sinistrées pour relever de ses ruines
cette île paradisiaque et faire en sorte que ses habitants
soient mieux préparés à affronter de futures
crises.
|
 |
 |
|
Plus
de 1750 abris de transition seront bâtis sur l’île
de Nias afin de procurer des conditions de logement décentes
aux sinistrés du séisme du 28 mars 2005,
en attendant la reconstruction d’habitats permanents.
(p13848)
|
|
|
|
|
 |
|
Les
familles installées dans les logements transitoires
se sentent plus en sécurité et passent des
nuits plus reposantes.
(p13849)
|
|
 |
|
Ces
femmes logées dans des abris de transition se consacrent
à des activités artisanales afin d’assurer
leur subsistance. Sur la photo, elles montrent leur production
à des employés de la Fédération
internationale.
(p13850)
|
|
 |
|
Des
bénéficiaires du programme de logement transitoire
s’assurent que leur toit est suffisamment robuste
pour résister aux tempêtes.
(p13851)
|
|
 |
|
Des
bénéficiaires du programme de logement transitoire,
parmi lesquels de très jeunes gens, aident à
bâtir leur nouvelle habitation.
(p13853)
|
|