Travailler
comme volontaire dans le cadre de l’opération de
secours et de relèvement en faveur des victimes du tremblement
de terre au Pakistan n’est pas une sinécure. Les
journées sont longues et souvent pénibles, mais,
pour Asif Alisiddiqua, il suffit de savoir que ses efforts contribuent
à améliorer le sort des rescapés.
Asif est entré au Croissant-Rouge du Pakistan en 2003.
Il se consacrait à collecter des fonds pour les victimes
du tsunami en Asie lorsqu’un violent séisme, d’une
magnitude de 7,6 sur l’échelle de Richter, a frappé
en octobre 2005 le nord de son pays, faisant plus de 73 000
morts et plus de 3,5 millions de sans-abri.
Asif a immédiatement offert ses services. Depuis lors,
il n’a cessé de distribuer aux sinistrés
des secours de première nécessité tels
que couvertures, tentes d’hiver ou assortiments d’outils
et de matériaux pour la réparation des abris.
“J’avais vu des images bouleversantes dans les journaux
et à la télévision”, raconte-t-il.
“Ces gens semblaient si démunis et vulnérables
que j’ai aussitôt voulu leur venir en aide. Après
tout, c’est mon pays et ces gens sont tous mes concitoyens.”
Peu après la catastrophe, Asif était détaché
dans la ville de Mansehra, dans la province de la Frontière
du Nord-Ouest, où il s’est employé à
réceptionner des secours et à les redistribuer
aux victimes.
Au cours des sept derniers mois, il a ainsi aidé à
fournir des articles essentiels à des dizaines de milliers
de bénéficiaires, tout en participant à
des évaluations des besoins dans des régions reculées
comme la vallée de Kaghan, souvent coupée du monde
extérieur par les intempéries et les glissements
de terrain.
S’accordant une brève pause, Asif s’assied
sur une pierre et nous explique ce que représente à
ses yeux le volontariat.
“J’adore ce travail. Malgré les difficultés,
je l’adore et je sais que ce que je fais est très
important, ce qui m’apporte une profonde satisfaction
mêlée de fierté. Pour moi, l’aspect
le plus positif est que le volontariat a développé
ma compassion... mon coeur a grandi au spectacle des souffrances
des autres”, déclare-t-il.
Asif raconte que, parfois, il lui faut marcher des kilomètres
à des altitudes très élevées pour
parvenir jusqu’à certaines communautés très
reculées. Depuis le début de l’opération,
il a passé la plupart de ses nuits sous une tente à
Balakot, dans le secteur le plus durement touché par
le tremblement de terre.
Syed Ali Hassan, responsable des opérations du Croissant-Rouge
du Pakistan pour la province de la Frontière du Nord-Ouest,
confirme que les volontaires ont apporté un courage et
une énergie formidables dans les efforts d’assistance.
“Ils sont la colonne vertébrale de cette opération”,
affirme-t-il. “Sans eux, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge
n’auraient pas pu secourir autant de sinistrés
– des centaines de milliers depuis la catastrophe.”
Syed Ali souligne que les volontaires joueront aussi un rôle
déterminant dans les programmes de relèvement
et de reconstruction de la Fédération internationale
dont devraient bénéficier plus d’un million
de personnes au cours des trois prochaines années.
“Etant issus des communautés au sein desquelles
ils travaillent, les volontaires mieux placés que quiconque
pour comprendre les besoins de la population et pour y répondre”,
note-t-il. “De plus, les gens leur font confiance, parce
qu’ils partagent leur langue et connaissent les coutumes
locales. C’est essentiel, car nous voulons que les rescapés
du séisme décident par eux-mêmes de la forme
à donner à leurs futures communautés.”
Asif convient que le fait d’être proche des gens
lui facilite l’accès à certains groupes
particulièrement isolés, mais il croit aussi que
les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge parlent
une “langue universelle” qui contribue à
l’unité du Mouvement.
“Nous éprouvons tous de la compassion pour nos
semblables et nous nous efforçons toujours de rester
polis et respectueux, quelles que soient les circonstances”,
déclare-t-il. “Parfois, les choses ne sont pas
faciles, mais il n’est pas d’obstacle que nous ne
puissions surmonter, car notre seul et unique objectif est d’aider
les autres.”
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Asif
organise la distribution des secours dans la vallée
de Kaghan. Des villageois font la queue pour recevoir
des couvertures, des outils et des matériaux pour
leurs abris, y compris des plaques de tôle ondulée.
(p13949)
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Asif
Alisiddiqua est volontaire au Croissant-Rouge depuis 2003.(p13948)
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Asif
(à gauche) et un autre volontaire du Croissant-Rouge
du Pakistan enregistrent des villageois de la vallée
de Kaghan afin qu’ils puissent prendre possession
des secours qui leur sont destinés. (p13947)
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