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Les premières maisons sortent de terre à Aceh
23 juin 2006
Par Teresita Usapdin à Aceh, Indonésie. Photos d'Amalia Soemantri et Vina Agustina.
Fahlevi a toujours craint l'humidité. Il se souvient du jour où lui et sa famille ont été contraints de partager une tente avec deux autres familles, soit 14 personnes au total, après le passage du tsunami qui a dévasté leur village situé dans la province indonésienne d’Aceh.

«Les jours de pluie comme celui-ci étaient les pires, en particulier pour ma jeune soeur, car l’eau pénétrait dans la tente entraînant avec elle la boue et les déchets », raconte Fahlevi, un jeune père de 25 ans. « Nous étions impuissants. Nous n’avions plus rien et nulle part où aller. »

Aujourd’hui, 18 mois après la catastrophe, Fahlevi, sa femme Yessi et leur fille de trois ans, Altarila Rahma, vivent dans un abri temporaire constitué d’une structure métallique recouverte de bois, qui a été construit par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge à Meuraxa, sous district de Banda Aceh et capitale d’Aceh, dans la zone où se trouvait leur ancienne maison.

À Aceh, des dizaines de milliers de personnes ont perdu leurs maisons suite au passage du tsunami. Fahlevi a également perdu des parents, des frères et des sœurs. Sa sœur aînée lui manque tout particulièrement.

« Il est impossible d'oublier cette tragédie, mais grâce à cet abri nous pouvons au moins commencer à reconstruire nos vies. »

Fahlevi, qui est inscrit en quatrième année d’étude d’ingénieur et travaille à mi-temps comme moniteur d’informatique, regarde son ancienne maison de brique à deux étages, qui n’est plus aujourd'hui qu’un tas de ruine.

« Je préfère de beaucoup cet abri à une tente. Nous disposons d'un espace pour dormir et d'un espace pour manger que nous pouvons aménager et meubler comme une maison», explique-t-il.

En bas du village, Akfal, un jeune homme âgé de 23 ans dit être satisfait de l’abri dans lequel il vit, qui est situé en face de son ancienne maison. Le tsunami lui a également enlevé ses parents, son frère et sa soeur.

« Nous sommes plus en sécurité ici », dit Akfal, qui a du interrompre sa troisième année d'études d’ingénieur pour aider sa famille.

« Ce n'est pas grave. Les études peuvent attendre. Ma priorité est d’aider mon petit frère, le seul qu'il me reste. Il est inscrit au lycée et je veux qu’il continue à étudier », précise Akfal, qui travaille à mi-temps et reçoit un soutien financier de ses proches.

« Je veux assurer un avenir stable à mon frère et à moi-même. C''est dans cette maison que je veux le construire. »

Fahlevi et Akfal font partie des 125 familles déplacées auxquelles la Croix-Rouge indonésienne, avec le soutien de la Fédération internationale, a fourni des abris temporaires. Dans les deux prochains mois, 190 nouveaux abris seront construits dans la même zone.

Ces abris constituent un moyen terme entre les tentes et les maisons permanentes qui seront bâties et remises ensuite à ces familles.

A ce jour, la Croix-Rouge indonésienne et la Fédération internationale, qui travaillent en collaboration avec 27 partenaires à Aceh et Nias, ont financé presque 9 000 abris temporaires, les travaux de bardage et de recouvrement sont en cours pour 6 000 d’entre eux. L'objectif de la Fédération est de construire 20 000 abris.

A côté de ces abris temporaires, les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont prévu de construire 21 882 maisons permanentes à Aceh et Nias, dont 2 400 sont déjà achevées ou en passe de l’être.

A Sigli, dans la province d’Aceh, Marina, une jeune femme âgée de 30 ans, est occupée à nettoyer et décorer sa nouvelle maison de deux pièces, construite par la Croix-Rouge française, où elle vit en compagnie de son frère jeune marié.

« Ma mère aurait aimé cultiver ce jardin et ma sœur aurait pu décoré joliment ce mur – si seulement elles étaient encore en vie, » regrette Marina, visiblement très affectée par leur disparition.

La construction de maisons permanentes est également inscrite dans les objectifs des Sociétés nationales australienne, canadienne, allemande, japonaise et néerlandaise et du Croissant-Rouge turc.

La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge contribuent ensemble à créer des communautés unies par le biais de projets visant à réhabiliter et reconstruire les écoles, les hôpitaux, les dispensaires, les centres communautaires et les marchés.

Fahlevi et son frère Sharif discutent avec les membres de la Croix-Rouge indonésienne (PMI) et de la Fédération internationale pour leur indiquer leur joie et leur satisfaction avec laquelle ils ont accueilli leur nouveau refuge temporaire en acier que la Croix-Rouge leur a fourni, même si celui-ci est beaucoup plus petit que leur maisons de 4 pièces que le tsunami a emporté. (p14145)
Fahlevi et son frère Sharif discutent avec les membres de la Croix-Rouge indonésienne (PMI) et de la Fédération internationale pour leur indiquer leur joie et leur satisfaction avec laquelle ils ont accueilli leur nouveau refuge temporaire en acier que la Croix-Rouge leur a fourni, même si celui-ci est beaucoup plus petit que leur maisons de 4 pièces que le tsunami a emporté. (p14145)

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Fahlevi est heureux, maintenant sa famille a un endroit qu’ils peuvent appeler maison. (p14146)
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Akfal est déterminé à reconstruire un futur stable pour son seul frère rescapé du tsunami et lui-même dans la nouvelle maison que la Croix-Rouge lui a donné. (p14147)
Akfal est déterminé à reconstruire un futur stable pour son seul frère rescapé du tsunami et lui-même dans la nouvelle maison que la Croix-Rouge lui a donné. (p14147)

Wati, 8 ans, qui a perdu ses parents ainsi que sa maison lors du tsunami, déclare que elle soignera sa nouvelle maison qu’elle vient de recevoir de la Croix-Rouge. (p14148)
Wati, 8 ans, qui a perdu ses parents ainsi que sa maison lors du tsunami, déclare que elle soignera sa nouvelle maison qu’elle vient de recevoir de la Croix-Rouge. (p14148)

Le programme de refuges temporaires, dirigé par la Fédération internationale, sert comme solution intermédiaire entre les tentes et les maisons permanentes pour les familles affectées par le tsunami. (p14149)
Le programme de refuges temporaires, dirigé par la Fédération internationale, sert comme solution intermédiaire entre les tentes et les maisons permanentes pour les familles affectées par le tsunami. (p14149)

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