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La cannelle est de retour chez les cultivateurs du Sri Lanka
23 juin 2006
Par Rukshan Ratnam et Dhanushka Fernando, Fédération internationale, à Hikkaduwa au Sri Lanka
La Croix-Rouge du Sri Lanka a mis sur pied un programme visant à restaurer les moyens de subsistance des familles de cultivateurs et à permettre au pays de relancer la culture de la cannelle, qui représente la quatrième source de revenus à l'exportation du pays. Le projet est financé par la Croix-Rouge espagnole en collaboration avec le département de l'agriculture et des exportations agricoles.

Dans le district de Galle, plus de 40 hectares de plantations de cannelles ont été inondées après le passage du tsunami le 26 décembre 2004. La plupart des parcelles, qui appartenaient à de petits exploitants, ne dépassaient pas deux hectares et étaient cultivées depuis plus de cent ans.

Le Sri Lanka, qui détient 80 pour cent de part de marché, est le premier pays exportateur de cannelle au monde. Selon les chiffres publiés par le département de l'agriculture et des exportations agricoles, les petits exploitants du district de Galle produisent 50% du total des exportations de produits agricoles du pays.

« Le tsunami a eu un effet dévastateur tant sur l’industrie des exportations que sur les exploitants individuels », estime Anura Rupasinghe, le directeur adjoint du département.

Non seulement les petits exploitants ont perdu leurs moyens de subsistance, mais encore ils ne disposent pas de l'expérience et des fonds suffisants pour replanter et réhabiliter les cultures.

L’objectif de la Croix-Rouge est de fournir un soutien à plus de 300 familles qui vivent de la culture de la cannelle à Hikkakuwa, Ambalangoda et Ahungalla, trois des sites les plus touchées par le tsunami dans le district de Galle, afin qu'elles puissent réparer ou remplacer les canneliers endommagés et ainsi augmenter leurs revenus.

Ce programme, mené en collaboration avec quatre associations d'exploitants, s'étend sur deux ans et demi et comporte quatre volets.

«L'objectif est d'aider les exploitants à réhabiliter les arbres qui peuvent être sauvés, à arracher ceux qui ont été détruits et à préparer le terrain pour de nouvelles plantations. Des cours ont également été organisés par le département de l'agriculture et la Croix-Rouge afin de former les exploitants aux méthodes d'irrigation, à l'utilisation des engrais, aux moyens permettant de lutter contre les parasites, ainsi qu'aux techniques de taille et de traitement», précise Nuria Beneitez, déléguée de la Croix-Rouge espagnole en charge du développement.

K. P. Mahinda, à qui il ne reste que deux arbres sur les 1,6 hectares de parcelle qu'il cultive, est très heureux de pouvoir bénéficier de cette formation.

«C'est un exercice totalement nouveau pour la plupart des exploitants, qui n'avaient jamais planté de cannelier et ne faisaient qu'exploiter des arbres vieux de plus d'un siècle.»

Wimalawathie Mendis, une autre bénéficiaire du programme mis sur pied par la Croix-Rouge, est propriétaire d'une plantation de canneliers bordée par une palmeraie et un cours d'eau, qui est située à cent mètre en contrebas de la route. Peu d'arbres ont été épargnés par les inondations qui ont fait suite au tsunami. Pour autant, ce dernier n'en a pas moins eu des conséquences inattendues.

«Le sol étant devenu plus riche les nouveaux plants de canneliers poussent plus vite», explique Wimalawathie Mendis. «Le seul problème est que les herbes sauvages poussent également plus vite; les enlever nécessite davantage d'efforts.»

«Les programmes de formation et le soutien reçu nous ont beaucoup appris. Les plantations sont soigneusement planifiées et les moindres détails, notamment la distance entre les plants, sont analysés», ajoute-t-elle. En effet, un massif d'arbres adultes peut contenir plus de 80 plants et il est tout aussi important de bien les espacer que de les irriguer.

Les plantations ont eu lieu pendant la saison des pluies (saison de maha), entre décembre 2005 et janvier 2006. Il faudra deux ans et demi pour que les arbres atteignent leur taille adulte.

Selon Nishantha Mapalagama, responsable du département de l'agriculture et des exportations agricoles, qui supervise le programme, le revenu des exploitants peut atteindre 300 à 500 roupies (de USS 2,90 à USD 4,80) par kilo de cannelle produit selon les méthodes utilisées pour la récolte et l'épluchage. Chaque hectare permet de produire environ 1000 kilos de cannelle.

La qualité et la quantité de récolte dépendent de l'habileté des ouvriers chargés de prélever l'écorce des canneliers pour former des bâtons qui seront utilisés pour aromatiser la nourriture et le thé. C'est pourquoi, la Croix-Rouge a prévu d'organiser une formation à leur intention dans le cadre du programme. La possibilité de former les exploitants aux techniques d'emballage et de marketing est également envisagée, ce qui permettrait d'améliorer la qualité des produits et d'augmenter leurs revenus.

Wimalawathie Mendis, nettoie les mauvaises herbes dans sa plantation située dans le village de Malawanna à Hikkaduwa. La Croix-Rouge espagnole et la Sociétét de la Croix-Rouge de Sri Lanka, en collaboration avec le Département d’exportation agricole du Sri Lanka, assistent les petits producteurs de cannelle affectés par le tsunami au biais d’un programme visant à restaurer les moyens de subsistance des familles de cultivateurs et à permettre au pays de relancer la culture de la cannelle. (p14151)
Wimalawathie Mendis, nettoie les mauvaises herbes dans sa plantation située dans le village de Malawanna à Hikkaduwa. La Croix-Rouge espagnole et la Sociétét de la Croix-Rouge de Sri Lanka, en collaboration avec le Département d’exportation agricole du Sri Lanka, assistent les petits producteurs de cannelle affectés par le tsunami au biais d’un programme visant à restaurer les moyens de subsistance des familles de cultivateurs et à permettre au pays de relancer la culture de la cannelle. (p14151)

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Mahinda, à qui il ne reste que deux arbres sur les 1,6 hectares de parcelle qu'il cultive, est très heureux de pouvoir bénéficier du programme de formation que le projet de Croix-Rouge apporte aux producteurs de cannelle. (p14150)
Mahinda, à qui il ne reste que deux arbres sur les 1,6 hectares de parcelle qu'il cultive, est très heureux de pouvoir bénéficier du programme de formation que le projet de Croix-Rouge apporte aux producteurs de cannelle. (p14150)

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