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Des distributions de poisson redonnent espoir aux pisciculteurs thaïlandais
7 juillet 2006
Textes et photos par Kanyasorn Tansubhapol, Fédération internationale à Phang Nga, Thaïlande
Alors que s’achève une après-midi étouffante, la pluie se met enfin à tomber. Aris Ningrawee ne songe pas à s’abriter, car il attend avec impatience la visite de responsables de la Croix-Rouge thaïlandaise. Bientôt, une vingtaine d’autres pisciculteurs se joignent à lui, certains après avoir tiré leur barque sur la grève, d’autres venus à pied du village voisin. La raison de leur rassemblement est que les visiteurs attendus doivent apporter à chacun 500 poissons qui leur permettront de relancer leur élevage.

Les responsables de la Croix-Rouge thaïlandaise arrivent enfin à bord d’un camion chargé de grands seaux en plastique emplis de Ga Phong Khao (perche de mer blanche). Aris Ningrawee et ses compagnons se mettent alors en file pour toucher leurs lots d’alevins qu’ils nourriront et soigneront durant un an jusqu’à ce qu’ils aient atteint une taille suffisante pour les vendre.

La communauté de Baan Khao Nok, dans la province de Phang Nga, n’a pas été parmi les plus cruellement éprouvées lors du tsunami de décembre 2004. Personne n’y est mort et aucune maison n’a été détruite. Mais, en revanche, tous les élevages de poisson ont été anéantis et, avec eux, tout espoir d’assurer sa subsistance.

Financé par la Fédération internationale dans le cadre de son programme de relèvement de l’après-tsunami en Thaïlande, ce projet de pisciculture englobe toutes les provinces côtières affectées par la catastrophe, soit, outre Phang Nga, celles de Phuket, Trang, Satun, Krabi et Ranong. Il est chiffré à quelque 11 millions de baht.

“Ces alevins sont une aide formidable pour nous tous”, commente Aris. “C’est beaucoup mieux que de recevoir de l’argent, car cela nous procure une occupation et un moyen de subvenir à nos propres besoins. Et plus nous aurons de poissons à nourrir, plus nous pourrons gagner d’argent.

“Autrefois, je n’avais aucune dette et je parvenais à mettre de côté 20 000 à 30 000 baht par mois. Aujourd’hui, je suis lourdement endetté, comme tous les autres villageois. La situation est d’autant plus dure que le prix de la perche a diminué quasiment de moitié, alors que nos dépenses de carburant et d’aliments pour les poissons n’ont pas changé.”

Chaque pisciculteur a reçu 20 000 baht du département de la Pêche en compensation des pertes subies. L’argent a mis six mois à arriver et a été rapidement absorbé par la remise en état des casiers et le remplacement des équipements de pêche.

Avant la catastrophe, la production était vendue directement à des négociants. Aujourd’hui, ceux-ci achètent les perches de mer à l’est du pays ou à l’étranger. “Le marché devient de plus en plus dur”, explique Aris. “C’est dû au fait que le poisson indonésien et vietnamien est beaucoup moins cher. Autrefois, nous vendions environ 1 000 poissons par mois et maintenant, à peine 500. Mais nous n’avons pas le choix. Je ne saurais pas quoi faire pour subsister autrement.”

Environ 8 000 alevins ont déjà été fournis à des pisciculteurs de Baan Khao Nok et du village voisin de Huay Mai Pai. Provenant de la province de Krabi, ils ont été distribués en trois phases. A chaque étape, on s’assure qu’ils sont de bonne qualité et qu’ils s’adaptent bien au milieu marin.

Un financement de 11 millions de baht est peu de choses compte tenu de l’énormité des besoins dans les zones sélectionnées. Rien que pour les communautés de Kao Yao Noi et Kao Yao Yai, dans la province de Trang, le coût du projet se chiffre à près de 1,5 million de baht.

“Je suis très contente de ce projet”, commente Susanna Soderstrom, coordinatrice du programme de relèvement de l’après-tsunami en Thaïlande, qui représente la Fédération internationale à la distribution. “C’est une réussite à deux titres: d’une part, cela donne une occupation aux bénéficiaires et, d’autre part, cela leur permet de s’engager dans une activité rémunératrice à long terme. Nous espérons que ces alevins contribueront à changer les conditions d’existence des pisciculteurs et de leurs familles.”

Financé par la Fédération internationale dans le cadre de son programme de relèvement de l’après-tsunami en Thaïlande, ce projet de pisciculture englobe toutes les provinces côtières affectées par la catastrophe, soit, outre Phang Nga, celles de Phuket, Trang, Satun, Krabi et Ranong. Ici, le village de Baan Khao Nok, dans la province de Phang Nga. (p14223)
Financé par la Fédération internationale dans le cadre de son programme de relèvement de l’après-tsunami en Thaïlande, ce projet de pisciculture englobe toutes les provinces côtières affectées par la catastrophe, soit, outre Phang Nga, celles de Phuket, Trang, Satun, Krabi et Ranong. Ici, le village de Baan Khao Nok, dans la province de Phang Nga. (p14223)

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La communauté de Baan Khao Nok, dans la province de Phang Nga, n’a pas été parmi les plus cruellement éprouvées lors du raz-de-marée de décembre 2004. Personne n’y est mort et aucune maison n’a été détruite. Mais, en revanche, tous les élevages de poisson ont été anéantis et, avec eux, tout espoir d’assurer sa subsistance. (p14219)
La communauté de Baan Khao Nok, dans la province de Phang Nga, n’a pas été parmi les plus cruellement éprouvées lors du raz-de-marée de décembre 2004. Personne n’y est mort et aucune maison n’a été détruite. Mais, en revanche, tous les élevages de poisson ont été anéantis et, avec eux, tout espoir d’assurer sa subsistance. (p14219)

Des responsables de la Croix-Rouge thaïlandaise arrivent à bord d’un camion chargé de grands seaux en plastique emplis de Ga Phong Khao (perche de mer blanche). Les pisciculteurs se mettent en file pour toucher leurs lots d’alevins qu’ils nourriront et soigneront durant un an jusqu’à ce qu’ils aient atteint une taille suffisante pour les vendre. (p14225)
Des responsables de la Croix-Rouge thaïlandaise arrivent à bord d’un camion chargé de grands seaux en plastique emplis de Ga Phong Khao (perche de mer blanche). Les pisciculteurs se mettent en file pour toucher leurs lots d’alevins qu’ils nourriront et soigneront durant un an jusqu’à ce qu’ils aient atteint une taille suffisante pour les vendre. (p14225)
Environ 8 000 alevins ont déjà été fournis à des pisciculteurs de Baan Khao Nok et du village voisin de Huay Mai Pai. (p14220)
Environ 8 000 alevins ont déjà été fournis à des pisciculteurs de Baan Khao Nok et du village voisin de Huay Mai Pai. (p14220)
Un groupe de pisciculteurs avec les représentants de la Croix-Rouge thaïlandaise à Baan Khao Nok. “Ces alevins sont une aide formidable pour nous tous. C’est beaucoup mieux que de recevoir de l’argent, car cela nous procure une occupation et un moyen de subvenir à nos propres besoins. Et plus nous aurons de poissons à nourrir, plus nous pourrons gagner d’argent”, remarquent les bénéficiaires.(p14224)
Un groupe de pisciculteurs avec les représentants de la Croix-Rouge thaïlandaise à Baan Khao Nok. “Ces alevins sont une aide formidable pour nous tous. C’est beaucoup mieux que de recevoir de l’argent, car cela nous procure une occupation et un moyen de subvenir à nos propres besoins. Et plus nous aurons de poissons à nourrir, plus nous pourrons gagner d’argent”, remarquent les bénéficiaires.(p14224)
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