“Je
veux être médecin pour aider à éradiquer
cette terrible maladie qui tue des innocents à petit
feu”, déclare Fakrul Gamal Putra, 14 ans. Ce jeune
habitant du district de Banda Aceh, dans la province indonésienne
d’Aceh ravagée par le tsunami de décembre
2004, sort à peine d’une session consacrée
au VIH/sida dans le cadre du camp national de la jeunesse organisé
par la Croix-Rouge indonésienne dans le sud de l'île
de Sumatra.
Enjoué de nature, Fakrul devient tout ce qu’il
y a de plus sérieux lorsqu’il explique à
ses camarades “la vérité sur le sida”.
Il les informe qu’il a décidé de créer
un groupe de jeunes volontaires dans son école et sa
communauté afin d’éduquer davantage de personnes
sur ce sujet, en particulier les jeunes gens qui comptent parmi
les plus vulnérables.
“Nous avons vu les ravages causés par le tsunami”,
note-t-il. “Nous ne devons pas permettre qu’un tueur
silencieux comme le VIH/sida se répande dans notre pays
et détruise nos communautés. Nous devons sauver
Aceh de cette monstrueuse maladie.” D’un geste des
mains, ses camarades manifestent leur approbation et leur solidarité.
Dans une autre tente, Friski, 12 ans, originaire du nord de
l'île de Sulawesi, révise ses notes en prévision
de sa présentation de groupe. “L’environnement
peut être un ami ou un ennemi”, lit-il. “Si
nous le protégeons, il nous protégera. Si nous
le détruisons, nous serons détruits en retour.”
La voix du jeune garçon emplit l’espace où
retentissent des bruits très réalistes de tremblement
de terre, de raz-de-marée, d’inondations et de
glissements de terrain. Ses camarades simulent la panique d’individus
fuyant à toutes jambes pour sauver leur peau.
“Nous espérons que notre présentation mettre
en évidence la nécessité de protéger
notre environnement si nous voulons éviter de futures
catastrophes”, explique Gratia, 16 ans, qui joue le rôle
de la Mère Terre. “Beaucoup de catastrophes dites
naturelles sont en réalité causées par
l’homme et résultent d’une mauvaise gestion
de la nature.”
Le camp national de la jeunesse, ou Jumbara, a pour objet de
former les volontaires de l’avenir à travers des
activités qui aident les jeunes participants à
prendre conscience de certaines questions vitales et les encouragent
à agir. Cet événement a lieu tous les cinq
ans et celui-ci est le plus important de l’histoire en
termes de participation, avec 3097 jeunes délégués
indonésiens âgés de 10 à 17 ans,
ainsi que 42 invités provenant des Sociétés
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge d’Allemagne, du
Brunei, de Chine, de Corée, de Hong Kong, du Japon, de
Malaisie, du Myanmar, des Pays-Bas et de Singapour.
“L’avenir de la Croix-Rouge est entre les mains
de ces jeunes gens”, souligne Ullah Nuchrawaty Usman,
membre de la Croix-Rouge indonésienne et président
du comité d’organisation du Jumbara. “Nous
voulons qu’ils s’imprègnent des valeurs humanitaires
de l’organisation et qu’ils prennent conscience
de leur capacité à améliorer les conditions
d’existence des personnes en détresse.”
“C’est une manifestation impressionnante, bien organisée
et qui offre un large d’éventails d’activités
pour développer l’esprit d’initiative et
les qualités de leader parmi les jeunes participants”,
commente Jimmy Foo See Shing, qui encadre la délégation
du Brunei. “Nous allons essayer de faire la même
chose chez nous.”
Bjoern, délégué de la Croix-Rouge allemande,
explique que son groupe consacrera deux journées à
aider les jeunes volontaires indonésiens dans leurs activités
humanitaires au profit des rescapés du tsunami. “Nous
sommes stupéfaits par ce que la Croix-Rouge, en particulier
la Croix-Rouge indonésienne, accomplit en faveur des
rescapés du tsunami”, confesse-t-il. “Nous
tenons à nous associer à cet effort, dans la modeste
mesure de nos possibilités.”
Thura Aung, du Myanmar, et Vairaran, de Malaisie, affirment
qu’ils organiseront des cours de formation aux premiers
secours dans leurs écoles et parmi leurs communautés
respectives, afin que les gens puissent contribuer à
sauver des vies dans les situations d’urgence.
D’une durée de cinq jours, le camp s’est
achevé le 9 juillet. Il aura posé un nouveau jalon
dans l’histoire de la Croix-Rouge indonésienne
qui se flatte de rassembler 1,6 million de volontaires –
tous prêts et aptes à faire face à n’importe
quel type de catastrophe.
“Nous sommes fiers de nos jeunes volontaires. Ils sont
infatigables”, observe Pak Mari’e Muhammad, président
de la Société nationale. “Leur dévouement
est véritablement digne d’éloge. Seuls les
jeunes peuvent assurer que les idéaux humanitaires de
la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continueront de rayonner
dans l’avenir.”
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Sous
un soleil brûlant, les jeunes participants défilent
et se mettent en rang pour la cérémonie
d’ouverture du camp. (p14280)
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Fakrul
Gamal Putra a 14 ans. Ce jeune habitant du district de
Banda Aceh, dans la province indonésienne d’Aceh
ravagée par le tsunami de décembre 2004,
a décidé de créer un groupe de jeunes
volontaires dans son école et sa communauté
afin de sensibiliser un maximum de personnes sur le VIH/sida,
en particulier les jeunes gens qui comptent parmi les
plus vulnérables. (p14269)
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Friski,
Gratia et Mia, originaires du nord de l'île de Sulawesi,
apprécient le Jumbara parce qu’il offre un
large éventail d’activités propres
à développer leurs aptitudes et compétences.
(p14275)
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Dans
le cadre des ateliers culturels et artistiques du Jumbara,
de jeunes délégués du nord de l'ile
de Sulawesi illustrent l’importance de la préservation
de l’environnement pour éviter des catastrophes.
Leur présentation met en avant le rôle primordial
des jeunes volontaires dans le cadre de l’assistance
humanitaire. (p14274)
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De
jeunes délégués ont revêtu
leurs costumes traditionnels pour la cérémonie
d’ouverture du Jumbara de la Croix-Rouge indonésienne.
(p14276)
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