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Formation des volontaires du futur en Indonésie
19 juillet 2006
Par Teresita Usapdin à Aceh, Indonésie. Photos: Amalia Soemantri, Teresita Usapdin et Hadi Kuswoyo
“Je veux être médecin pour aider à éradiquer cette terrible maladie qui tue des innocents à petit feu”, déclare Fakrul Gamal Putra, 14 ans. Ce jeune habitant du district de Banda Aceh, dans la province indonésienne d’Aceh ravagée par le tsunami de décembre 2004, sort à peine d’une session consacrée au VIH/sida dans le cadre du camp national de la jeunesse organisé par la Croix-Rouge indonésienne dans le sud de l'île de Sumatra.

Enjoué de nature, Fakrul devient tout ce qu’il y a de plus sérieux lorsqu’il explique à ses camarades “la vérité sur le sida”. Il les informe qu’il a décidé de créer un groupe de jeunes volontaires dans son école et sa communauté afin d’éduquer davantage de personnes sur ce sujet, en particulier les jeunes gens qui comptent parmi les plus vulnérables.

“Nous avons vu les ravages causés par le tsunami”, note-t-il. “Nous ne devons pas permettre qu’un tueur silencieux comme le VIH/sida se répande dans notre pays et détruise nos communautés. Nous devons sauver Aceh de cette monstrueuse maladie.” D’un geste des mains, ses camarades manifestent leur approbation et leur solidarité.

Dans une autre tente, Friski, 12 ans, originaire du nord de l'île de Sulawesi, révise ses notes en prévision de sa présentation de groupe. “L’environnement peut être un ami ou un ennemi”, lit-il. “Si nous le protégeons, il nous protégera. Si nous le détruisons, nous serons détruits en retour.” La voix du jeune garçon emplit l’espace où retentissent des bruits très réalistes de tremblement de terre, de raz-de-marée, d’inondations et de glissements de terrain. Ses camarades simulent la panique d’individus fuyant à toutes jambes pour sauver leur peau.

“Nous espérons que notre présentation mettre en évidence la nécessité de protéger notre environnement si nous voulons éviter de futures catastrophes”, explique Gratia, 16 ans, qui joue le rôle de la Mère Terre. “Beaucoup de catastrophes dites naturelles sont en réalité causées par l’homme et résultent d’une mauvaise gestion de la nature.”

Le camp national de la jeunesse, ou Jumbara, a pour objet de former les volontaires de l’avenir à travers des activités qui aident les jeunes participants à prendre conscience de certaines questions vitales et les encouragent à agir. Cet événement a lieu tous les cinq ans et celui-ci est le plus important de l’histoire en termes de participation, avec 3097 jeunes délégués indonésiens âgés de 10 à 17 ans, ainsi que 42 invités provenant des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge d’Allemagne, du Brunei, de Chine, de Corée, de Hong Kong, du Japon, de Malaisie, du Myanmar, des Pays-Bas et de Singapour.

“L’avenir de la Croix-Rouge est entre les mains de ces jeunes gens”, souligne Ullah Nuchrawaty Usman, membre de la Croix-Rouge indonésienne et président du comité d’organisation du Jumbara. “Nous voulons qu’ils s’imprègnent des valeurs humanitaires de l’organisation et qu’ils prennent conscience de leur capacité à améliorer les conditions d’existence des personnes en détresse.”

“C’est une manifestation impressionnante, bien organisée et qui offre un large d’éventails d’activités pour développer l’esprit d’initiative et les qualités de leader parmi les jeunes participants”, commente Jimmy Foo See Shing, qui encadre la délégation du Brunei. “Nous allons essayer de faire la même chose chez nous.”

Bjoern, délégué de la Croix-Rouge allemande, explique que son groupe consacrera deux journées à aider les jeunes volontaires indonésiens dans leurs activités humanitaires au profit des rescapés du tsunami. “Nous sommes stupéfaits par ce que la Croix-Rouge, en particulier la Croix-Rouge indonésienne, accomplit en faveur des rescapés du tsunami”, confesse-t-il. “Nous tenons à nous associer à cet effort, dans la modeste mesure de nos possibilités.”

Thura Aung, du Myanmar, et Vairaran, de Malaisie, affirment qu’ils organiseront des cours de formation aux premiers secours dans leurs écoles et parmi leurs communautés respectives, afin que les gens puissent contribuer à sauver des vies dans les situations d’urgence.

D’une durée de cinq jours, le camp s’est achevé le 9 juillet. Il aura posé un nouveau jalon dans l’histoire de la Croix-Rouge indonésienne qui se flatte de rassembler 1,6 million de volontaires – tous prêts et aptes à faire face à n’importe quel type de catastrophe.

“Nous sommes fiers de nos jeunes volontaires. Ils sont infatigables”, observe Pak Mari’e Muhammad, président de la Société nationale. “Leur dévouement est véritablement digne d’éloge. Seuls les jeunes peuvent assurer que les idéaux humanitaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge continueront de rayonner dans l’avenir.”

Sous un soleil brûlant, les jeunes participants défilent et se mettent en rang pour la cérémonie d’ouverture du camp. (p14280)
Sous un soleil brûlant, les jeunes participants défilent et se mettent en rang pour la cérémonie d’ouverture du camp. (p14280)

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Fakrul Gamal Putra a 14 ans. Ce jeune habitant du district de Banda Aceh, dans la province indonésienne d’Aceh ravagée par le tsunami de décembre 2004, a décidé de créer un groupe de jeunes volontaires dans son école et sa communauté afin de sensibiliser un maximum de personnes sur le VIH/sida, en particulier les jeunes gens qui comptent parmi les plus vulnérables. (p14269)
Fakrul Gamal Putra a 14 ans. Ce jeune habitant du district de Banda Aceh, dans la province indonésienne d’Aceh ravagée par le tsunami de décembre 2004, a décidé de créer un groupe de jeunes volontaires dans son école et sa communauté afin de sensibiliser un maximum de personnes sur le VIH/sida, en particulier les jeunes gens qui comptent parmi les plus vulnérables. (p14269)

Friski, Gratia et Mia, originaires du nord de l'île de Sulawesi, apprécient le Jumbara parce qu’il offre un large éventail d’activités propres à développer leurs aptitudes et compétences. (p14275)
Friski, Gratia et Mia, originaires du nord de l'île de Sulawesi, apprécient le Jumbara parce qu’il offre un large éventail d’activités propres à développer leurs aptitudes et compétences. (p14275)

Dans le cadre des ateliers culturels et artistiques du Jumbara, de jeunes délégués du nord de l'ile de Sulawesi illustrent l’importance de la préservation de l’environnement pour éviter des catastrophes. Leur présentation met en avant le rôle primordial des jeunes volontaires dans le cadre de l’assistance humanitaire. (p14274)
Dans le cadre des ateliers culturels et artistiques du Jumbara, de jeunes délégués du nord de l'ile de Sulawesi illustrent l’importance de la préservation de l’environnement pour éviter des catastrophes. Leur présentation met en avant le rôle primordial des jeunes volontaires dans le cadre de l’assistance humanitaire. (p14274)

De jeunes délégués ont revêtu leurs costumes traditionnels pour la cérémonie d’ouverture du Jumbara de la Croix-Rouge indonésienne. (p14276)
De jeunes délégués ont revêtu leurs costumes traditionnels pour la cérémonie d’ouverture du Jumbara de la Croix-Rouge indonésienne. (p14276)

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