Un
an après la destruction par l’ouragan Katrina de
sa maison et de son école de Metairie, un faubourg de
La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, Amya Cornin, six ans,
commence à peine à maîtriser ses peurs.
Elle doit encore refréner son impulsion de “courir
à la maison”.
Ces douze mois ont été difficiles pour Amya et
sa famille, comme pour des millions d’autres rescapés
de Katrina, Rita et Wilma, qui ont ravagé en 2005 les
côtes des Etats-Unis le long du golfe du Mexique. Des
centaines de milliers d’habitants du Texas, de la Louisiane,
du Mississippi, de l’Alabama et de la Floride sont toujours
dispersés à travers les 50 Etats de l’union,
luttant pour reconstruire leurs existences.
Pour toutes les organisations et institutions engagées
dans les efforts d’assistance, le défi a été
énorme. La Croix-Rouge américaine a ainsi été
confrontée à la tâche de devoir réagir
rapidement, efficacement et avec ingéniosité à
une série d’événements qui ont créé
des demandes et besoins dix à vingt fois plus importants
que n’importe quelle autre catastrophe en 125 ans d’histoire
de l’organisation. Après avoir répondu aux
nécessités les plus pressantes telles qu’abris,
nourriture, eau, vêtements, premiers secours et soutien
émotionnel, elle s’attache à présent
à deux priorités: aider les rescapés et
leurs communautés à se remettre sur pied, et améliorer
sa propre aptitude à faire face à de futures crises
à travers un renforcement des partenariats et des capacités
opérationnelles.
Pour Amya, la solution à ses problèmes semblait
simple: courir à la maison. “Elle voulait à
tout prix retourner dans son ancienne école de La Nouvelle-Orléans”,
raconte sa mère Renata Jones. Au lieu de cela, la fillette
est aujourd’hui inscrite à l’école
élémentaire Ossun de Lafayette, en Louisiane.
Ses parents ont constaté une amélioration spectaculaire
de son comportement et de son équilibre émotionnel
grâce à un programme de cours d’été
soutenu par les Louisiana Family Recovery Corps et le Hurricane
Recovery Program (HRP) de la Croix-Rouge américaine.
Parallèlement, d’autres partenariats de la Croix-Rouge
aident les parents d’Amya et des centaines de milliers
d’autres rescapés à retrouver emploi, maison
et stabilité, que ce soit dans leurs quartiers en reconstruction
ou au sein de communautés d’accueil.
Ce sont ces partenariats et une grande flexibilité qui
ont permis de mettre en oeuvre une opération d’une
envergure sans égal. A elle seule, la Croix-Rouge américaine
a mobilisé quelque 244 000 personnes, dont 95 pour 100
de volontaires, à travers 47 Etats, trois territoires
des Etats-Unis et le District de Columbia. Les Sociétés
nationales espagnole, néerlandaise, britannique, finlandaise,
belge, française, norvégienne, allemande, mexicaine
et canadienne, ainsi que le Comité international de la
Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale
des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
ont détaché des spécialistes des interventions
en cas de catastrophe.
Cet impressionnant déploiement de personnel humanitaire
a permis de mettre en place 1400 abris pour plus de 100 000
sinistrés, de servir quelque 68 millions de repas et
collations, de distribuer près de 540 000 colis de secours,
d’assurer des services médicaux et un soutien psychologique
à 597 000 et, respectivement, 826 000 personnes. Au total,
1,4 million de familles ont bénéficié de
cette assistance.
Les leaders de l’économie étasunienne ont
apporté leur appui à la Croix-Rouge. Wal-Mart
a offert un soutien logistique, Anheuser-Busch a transformé
plusieurs de ses brasseries pour produire quelque 6,7 millions
de canettes d’eau potable, Microsoft et d’autres
sociétés d’informatique ont mis à
disposition leurs ressources pour permettre à la Croix-Rouge
de multiplier ses capacités de communication et de traitement
de l’information. De son côté, le CICR a
ouvert son site Web dédié aux liens familiaux
afin de faciliter le rétablissement des contacts parmi
les foyers dispersés par les tempêtes et les évacuations
chaotiques qu’elles ont entraînées.
Le soutien financier n’a pas été en reste.
Des piécettes collectées par les enfants des écoles
aux millions de dollars donnés par les entreprises et
les organisations philanthropiques, la Croix-Rouge a été
submergée par la générosité de la
population des Etats-Unis et des citoyens du monde entier.
Cinq mois après le passage dévastateur de Katrina,
elle était en mesure d’annoncer que le budget de
ses projets de secours et de relèvement, chiffré
à 2,116 milliards de dollars, était déjà
couvert.
“La saison des ouragans de 2005 a confronté la
Croix-Rouge américaine à des défis sans
précédent dans toute son histoire”, déclare
Jack McGuire, président par intérim et directeur
général de l’organisation. “Maintenant,
nous allons faire en sorte que la Société nationale
et le pays soient prêts à répondre plus
efficacement encore aux catastrophes qui ne manqueront pas de
se produire dans le futur.”
Pour plus d’informations sur le programme de relèvement
consécutif à l’ouragan Katrina, nous vous
invitons à visiter le site www.redcross.org.
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Un
délégué de la Croix-Rouge française
aide à préparer de la nourriture pour des
rescapés de l’ouragan Katrina en Louisiane.
(p14556)
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Financé
par le Louisiana Family Recovery Program en partenariat
avec le Hurricane Recovery Program de la Croix-Rouge américaine,
l’Uptown Theatre Program de La Nouvelle-Orléans,
en Louisiane, apporte stabilité et espoir aux rescapés
des ouragans de 2005. Aux enfants, il propose des leçons
de musique, de mathématiques, d’anglais et
de sports, comme ce cours de karaté. Parmi les
moniteurs figurent de nombreux maîtres d’école
qui ont offert leurs services à titre bénévole
pendant les vacances estivales. (p14554)
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Le
programme de relèvement de la Croix-Rouge américaine
inclut des activités de sensibilisation et d’éducation
communautaire. Les informations relatives à la
préparation en prévision des catastrophes
ont été traduites en plusieurs langues,
dont le vietnamien. Sur la photo, ces consignes sont remises
au prêtre d’une église catholique vietnamienne
en vue de leur diffusion parmi ses fidèles. (p14555)
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Un
membre de la Croix-Rouge américaine s’occupe
des enfants Everette pendant que leur mère remplit
un formulaire dans un abri aménagé à
Birmingham, en Alabama. (p14553)
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