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Le sang, don de vie à Aceh
1 septembre 2006
Par Teresita Usapdin à Banda Aceh
Photos de Vina Agustina et Amalia Soemantri
“Le don le plus précieux que je pouvais faire à mon frère est une partie de moi: mon sang”, déclare Zukri, serrant sur sa poitrine une poche de sang B positif qu’il vient de donner à la Croix-Rouge indonésienne.

“J’espère que mon sang lui sauvera la vie”, poursuit Zukri, visiblement très inquiet pour son jeune frère Jamaludin, qui souffre d’une grave anémie.

C’est la première fois que Zukri, 38 ans, fonctionnaire du gouvernement, donne son sang. “J’ai pris conscience de l’importance de cet acte seulement quand mon frère a eu besoin de sang. A partir de maintenant, je vais donner régulièrement du sang à la Croix-Rouge afin de sauver d’autres vies”, ajoute-t-il. “Après avoir donné mon sang, je me suis senti léger et bien dans ma peau.”

A l’hôpital Zainoel Abidin de Banda Aceh, le visage de Jamaludin s’illumine alors qu’on transfuse dans ses veines le sang de son frère, dont il presse la main avec reconnaissance.

Depuis 1980, la Croix-Rouge indonésienne est la seule organisation autorisée par le gouvernement à collecter du sang auprès de donneurs volontaires ainsi qu’à le traiter, le stocker et le redistribuer à ceux qui en ont besoin.

Aujourd’hui, elle compte 188 unités de transfusion réparties à travers tout le pays, y compris trois dans les districts de Banda Aceh, Aceh Utara et Aceh Timur, dans la province d’Aceh.

Quand le tsunami de décembre 2004 a détruit l’unité de transfusion de Banda Aceh, le siège de la Croix-Rouge indonésienne à Jakarta a immédiatement expédié des équipements pour le traitement du sang donnés par la compagnie Chevron et par le gouvernement du Luxembourg, afin que l’on puisse répondre aux besoins pressants de la population.

Peu après, la Croix-Rouge australienne a fourni une unité de sang mobile pour étoffer les capacités régionales de collecte et de transfusion.

Dans la même perspective, la Croix-Rouge australienne, avec le soutien de l’Agence canadienne de développement international (CIDA) et en coordination avec la Fédération internationale, va construire à Aceh un centre de transfusion doté de réfrigérateurs pour le stockage du sang, de centrifugeuses pour la séparation des composants – globules rouges et blancs, plaquettes et plasma – et autres équipements.

“Cet établissement assurera non seulement des services de transfusion pour le public, mais il servira aussi de centre de formation”, explique Karen Medica, responsable des services de sang à la Croix-Rouge australienne. Sa Société nationale détachera des experts médicaux à Aceh afin d’initier le personnel local à l’utilisation de la nouvelle technologie installée dans le centre. Elle prévoit également de fournir des véhicules équipés pour des campagnes de don du sang dans les zones rurales.

Delfina, qui travaille depuis plus de quinze ans au service de transfusion sanguine de la Croix-Rouge indonésienne, affirme que le centre et les équipements offerts par la Croix-Rouge australienne constitueront un tournant historique dans l’histoire du programme de sang de sa Société nationale, unique source d’approvisionnement de la population d’Aceh. “J’ai hâte que le nouveau centre de transfusion soit bâti.”

Le docteur Muhammad, directeur de l’unité de transfusion sanguine de la section de la Croix-Rouge de Banda Aceh, souligne que le nouveau centre, les installations de traitement et les véhicules permettront à la Croix-Rouge indonésienne d’intensifier ses activités de promotion du don volontaire, tout en garantissant un approvisionnement sûr en sang. Il note que la province souffre d’un énorme déficit dans ce domaine, seuls cinq donneurs en moyenne se présentant chaque jour pour donner chacun 250 cc de sang.

“Avec quelque 25 à 30 patients nécessitant chaque jour du sang, à raison d’une à trois unités par personne, nous sommes dans l’impossibilité de satisfaire la demande, sauf quand les patients amènent leurs propres donneurs”, déclare-t-il.

“Notre objectif est de motiver les gens à donner volontairement du sang sans se soucier de l’identité des personnes dont ils contribueront ainsi à sauver la vie”, poursuit-il.

Pour atteindre cet objectif, la Croix-Rouge indonésienne mène des campagnes de sensibilisation dans les écoles et les administrations, ainsi que lors de manifestations publiques et autres événements. En soutien à ces campagnes, elle distribue des dépliants, accroche des banderoles et diffuse des spots sur les radios publiques. La Croix-Rouge indonésienne décerne en outre des diplômes aux donneurs réguliers afin de récompenser leur vitale contribution à la collectivité.

Les sections de la Croix-Rouge de Banda Aceh et d’Aceh Besar ont créé des clubs de donneurs de sang qui regroupent actuellement 350 à 400 personnes. Les membres de ces clubs donnent du sang tous les trois mois. Le docteur Muhammad affirme que la Croix-Rouge va redoubler d’efforts en vue de recruter davantage de donneurs, en particulier parmi les jeunes.

“Nous allons organiser des campagnes similaires à celles de la Croix-Rouge philippine qui incite les jeunes de 18 à 25 ans à s’engager à donner régulièrement du sang ou, si cela ne leur est pas possible, à encourager d’autres à le faire.

“Il n’existe pas de produit de remplacement du sang. On ne peut pas en produire. C’est pourquoi, afin de sauver des vies, nous devons faire du don de sang un véritable mode de vie à Aceh”, souligne-t-il. “Plus nous sauvons de vies à travers le programme de sang, plus nous sommes en phase avec les idéaux humanitaires du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge”, conclut le docteur Muhammad.
Zukri, 38 ans, fonctionnaire du gouvernement, donne pour la première fois du sang à la Croix-Rouge indonésienne au bénéfice de son jeune frère qui souffre d’anémie. “Le don le plus précieux que je pouvais faire à mon frère est une partie de moi: mon sang”, déclare-t-il. (p14501)
Zukri, 38 ans, fonctionnaire du gouvernement, donne pour la première fois du sang à la Croix-Rouge indonésienne au bénéfice de son jeune frère qui souffre d’anémie. “Le don le plus précieux que je pouvais faire à mon frère est une partie de moi: mon sang”, déclare-t-il. (p14501)

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Delfina, qui travaille aux services techniques du programme de sang de la Croix-Rouge indonésienne, teste le sang de Zukri afin de s'assurer qu'il est parfaitement sûr.
Delfina, qui travaille aux services techniques du programme de sang de la Croix-Rouge indonésienne, teste le sang de Zukri afin de s’assurer qu’il est parfaitement sûr. (p14504)

Zukri est resté au chevet de son frère pendant que le médecin procédait à la transfusion sanguine. “J’espère que mon sang lui sauvera la vie”, déclare Zukri, visiblement très inquiet pour son jeune frère Jamaludin. (p14502)
Zukri est resté au chevet de son frère pendant que le médecin procédait à la transfusion sanguine. “J’espère que mon sang lui sauvera la vie”, déclare Zukri, visiblement très inquiet pour son jeune frère Jamaludin. (p14502)

Cérémonie d’ouverture du chantier du nouveau centre de sang qui sera construit à Aceh par la Croix-Rouge australienne avec l’appui de l’Agence canadienne de développement international (CIDA) et en coordination avec la Fédération internationale. L’établissement sera doté de réfrigérateurs pour le stockage du sang, de centrifugeuses pour la séparation des composants – globules rouges et blancs, plaquettes et plasma – et autres équipements. (p14506)
Cérémonie d’ouverture du chantier du nouveau centre de sang qui sera construit à Aceh par la Croix-Rouge australienne avec l’appui de l’Agence canadienne de développement international (CIDA) et en coordination avec la Fédération internationale. L’établissement sera doté de réfrigérateurs pour le stockage du sang, de centrifugeuses pour la séparation des composants – globules rouges et blancs, plaquettes et plasma – et autres équipements. (p14506)
Le docteur Muhammad, directeur de l’unité de transfusion sanguine de la section de la Croix-Rouge de Banda Aceh, affirme que la Croix-Rouge va redoubler d’efforts en vue de recruter davantage de donneurs, en particulier parmi les jeunes. Actuellement, les sections de la Croix-Rouge de Banda Aceh et d’Aceh Besar comptent 350 à 400 personnes regroupées au sein de clubs de donneurs de sang qui donnent du sang tous les trois mois. (p14507)
Le docteur Muhammad, directeur de l’unité de transfusion sanguine de la section de la Croix-Rouge de Banda Aceh, affirme que la Croix-Rouge va redoubler d’efforts en vue de recruter davantage de donneurs, en particulier parmi les jeunes. Actuellement, les sections de la Croix-Rouge de Banda Aceh et d’Aceh Besar comptent 350 à 400 personnes regroupées au sein de clubs de donneurs de sang qui donnent du sang tous les trois mois. (p14507)


La Croix-Rouge indonésienne compte 188 unités de transfusion réparties à travers tout le pays, y compris trois dans les districts de Banda Aceh, Aceh Utara et Aceh Timur, dans la province d’Aceh. (p14508)

La Croix-Rouge indonésienne compte 188 unités de transfusion réparties à travers tout le pays, y compris trois dans les districts de Banda Aceh, Aceh Utara et Aceh Timur, dans la province d’Aceh. (p14508)

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