« J’aime beaucoup lire, surtout les livres d'histoire,»confie
Yuni, élève de 6ème année résidant
à Cuenamprong, dans la province d’Aceh, en Indonésie.
« La matière que je préfère à
l'école est la langue indonésienne. Cela me plaît
d’apprendre la grammaire et beaucoup de nouveaux mots.
Plus tard, quand je serai grand, je veux être médecin.
»
Yuni, 12 ans, est un survivant du tsunami. Il est inscrit dans
l’une des trois écoles provisoires mises sur pied
par la Croix-Rouge canadienne à Aceh Jaya afin d’encourager
la poursuite des activités scolaires en attendant la
reconstruction d’écoles permanentes.
L’objectif du programme, mis en œuvre en collaboration
avec la Croix-Rouge indonésienne (PMI), Vision mondiale
et l’UNICEF, est d’offrir à plus de 120 enfants
et à leurs enseignants un lieu d’apprentissage
dans lequel ils peuvent se rassembler quotidiennement et préparer
l’avenir.
Situées dans les villages de Kareung Ateuh, Keude Unga
et Cuenamprong, dans le district d’Aceh Jaya, les écoles
provisoires sont parmi les rares établissements scolaires
qui existent dans la région.
«Avant leur ouverture, les parents qui souhaitaient que
leurs enfants aient accès à une éducation
n’avaient d’autres choix que de les envoyer dans
un village éloigné, » explique Vera Nova,
représentante locale de la Croix-Rouge canadienne qui
a coordonné la mise en œuvre du programme. «
Aujourd’hui, les enfants ont la possibilité de
rentrer chez eux tous les soirs. Ils peuvent faire à
pied le chemin de l’école et vivre à nouveau
avec leurs parents. »
La Croix-Rouge canadienne a fourni des tentes et déployé
des plateformes éducatives et du matériel pédagogique
afin de soutenir le programme. Les tentes ont été
dressées dans le cadre de travaux communautaires, selon
la tradition du ‘gotong royong’, une coutume locale
qui invite les villageois à consacrer une partie de leur
temps à s’entraider.
«Nombre de nos collègues et plus de la moitié
de nos élèves ont péri dans le tsunami.
Ce fut une expérience très douloureuse, mais nous
restons optimistes et nous voulons contribuer à l’éducation
des enfants qui ont survécu », déclare Sri
Hartati, membre du personnel enseignant des écoles provisoires.
Dans la communauté d’Ujung Muloh, qui se trouve
également à Aceh Jaya, la Croix-Rouge canadienne
a collaboré avec le comité pédagogique
du village afin de mettre sur pied un programme permettant à
40 enfants âgés de 5 à 15 ans de suivre
des cours tous les après-midis au centre d’éducation.
Les écoles provisoires continueront d’opérer
jusqu’à ce que des structures permanentes soient
reconstruites et que les enfants et les enseignants retrouvent
des conditions de vie normales.
«En faisant mes devoirs, en lisant mes manuels scolaires
et en révisant les leçons apprises à l’école,
j’apprends chaque jour de nouvelles choses. J’ai
souvent des devoirs à faire en mathématiques et
en langue indonésienne. C’est plus facile si je
les fais régulièrement: je me souviens mieux du
sujet», ajoute Yuni.
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Les
enfants se réunissent chaque jour pour étudier
dans l'une des trois écoles provisoires mises sur
pied par la Croix-Rouge canadienne à Aceh Jaya.
L’objectif du programme, mis en œuvre en collaboration
avec la Croix-Rouge indonésienne, Vision mondiale
et l’UNICEF, est d’offrir à plus de
120 enfants et à leurs enseignants un lieu d’apprentissage
dans lequel ils peuvent se rassembler quotidiennement
et préparer l’avenir. (p14594)
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Les
enfants étudient dans la communauté de Cuenamprong
sous la supervision d’un enseignant de la Croix-Rouge
indonésienne (PMI). « Avant l’ouverture
des écoles provisoires, les parents qui souhaitaient
que leurs enfants aient accès à une éducation
n’avaient d’autres choix que de les envoyer
dans un village éloigné.» Aujourd’hui,
les enfants ont la possibilité de rentrer chez
eux tous les soirs. Ils peuvent faire à pied le
chemin de l’école et vivre à nouveau
avec leurs parents, » explique Vera Nova, représentante
locale de la Croix-Rouge canadienne, qui a coordonné
la mise en œuvre du programme. (p14593)
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Les
écoles provisoires resteront ouvertes jusqu’à
ce que des écoles permanentes soient reconstruites.
Les tentes, fournies par la Croix-Rouge canadienne, ont
été dressées selon la tradition du
‘gotong royong’, une coutume locale qui invite
les villageois à consacrer une partie de leur temps
à des activités communautaires.
(p14592)
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