En
2001, la Croix-Rouge de l’Inde a radicalement revu son
approche de la gestion des catastrophes. Alors que son action
dans ce domaine était auparavant purement réactive,
elle intègre désormais un élément
de prévention et de réduction des disques.
Au cours des ans, les opérations de la Société
nationale se sont nettement améliorées, grâce
à une série d’initiatives au nombre desquelles
figure en bonne place la construction d’abris anticyclones
dans les Etats d’Andhra Pradesh, Tamil Nadu, Pondicherry
et Orissa, ainsi que la mise en place de six entrepôts
régionaux stratégiquement répartis à
travers le pays. Un institut central de formation a également
été créé.
Après les inondations de 2000 dans l’Assam, la
Croix-Rouge de l’Inde a lancé une étude
pilote sur la réduction des risques dans la région,
avec le soutien financier et technique du DFID et de la Fédération
internationale.
Ce projet a mis en lumière l’importance –
et la nécessité – d’une préparation
aux catastrophes fondées sur la communauté et
du renforcement des capacités des sections locales de
l’organisation.
En 2002, puis en 2004, d’autres interventions consécutives
à des inondations ont fait ressortir le besoin de plans
de prévention à plus long terme et d’une
approche multisectorielle dans ce domaine.
C’est pourquoi, ces dernières années, la
Croix-Rouge de l’Inde a engagé avec succès
des efforts visant à développer les capacités
du siège national et des sections régionales.
L’expérience de la section Croix-Rouge de l’Etat
du Bihar, notamment, mérite qu’on s’y arrête
un instant.
“Je suis paré”
Le Bihar subit des inondations pratiquement chaque année
à la saison de la mousson, essentiellement à cause
des crues du Gange et de ses affluents. Vingt-et-un des 38 districts
de ce même Etat sont exposés aux inondations et
13 souffrent de sécheresses chroniques. Cette combinaison
d’éléments rend les communautés locales
particulièrement vulnérables.
Sous l’impulsion du dynamique SP Singh, secrétaire
honoraire de la section de la Croix-Rouge du Bihar, les activités
de prévention et de réduction des risques ont
connu un essor spectaculaire. “Nous avons compris que,
à longue haleine, la préparation aux catastrophes
est l’investissement le plus efficace et le plus rentable”,
déclare-t-il.
Cette année, au titre du programme de réduction
des risques DFID-II, sa section prévoit de construire
un entrepôt, une plate-forme surélevée et
vingt puits instantanés en plus de la centaine déjà
mise en place en 2004 dans le cadre du programme de préparation
en prévision des inondations. Elle compte également
constituer un pool de formateurs spécialisés dans
l’évaluation de la vulnérabilité
et des capacités et autres aspects de la gestion des
catastrophes.
L’accent est mis sur la préparation et la réduction
des risques au niveau communautaire.
Ce programme couvre huit districts: Samastipur, Muzaffarpur,
Khagaria, Vaishali, Bhagalpur, Nalanda, Aurangabad et Nawada.
On a déjà identifié les quinze communautés
les plus exposées aux inondations et à la sécheresse.
L’objectif consiste à réduire leur vulnérabilité
grâce à des activités de formation et de
sensibilisation qui se poursuivront jusqu’à la
fin de 2008.
Selon Asif Shabab, coordinateur de la gestion des catastrophes
dans le Bihar, une centaine de volontaires ont déjà
été initiés aux méthodes d’évaluation
de la vulnérabilité et des capacités (EVC)
et autres formes de préparation en prévision des
catastrophes, et une soixantaine d’autres aux premiers
secours et au soutien psychologique.
Des membres de l’équipe régionale d’intervention
en cas de catastrophe ont pris part à la première
session de formation à l’EVC afin de pouvoir à
leur tour dispenser ces connaissances au niveau local.
“Je suis paré”, affirme Vimala Devi, de Samastipur,
qui a suivi la formation. “A présent, je connais
les risques auxquels ma communauté est exposée.
Je dois être capable de réagir efficacement en
cas d’urgence, mais je dois aussi être bien préparé
auparavant.”
Cette année, la section du Bihar a en outre mené
une enquête préparatoire dans une dizaine de communautés
et préparé des supports de sensibilisation aux
risques, sous la forme notamment de spectacles de rue et de
chansons. Le programme de réduction des risques s’appuie
également des documents imprimés, des vidéos,
des études de cas et des évaluations participatives.
Grâce à un réseau de volontaires locaux
déterminés et chevronnés, la section de
la Croix-Rouge du Bihar a fait du chemin depuis 2001. En ce
moment, elle poursuit la construction d’une plate-forme
surélevée dans le village de Barari Kothi, dans
le district de Muzaffarpur, et d’un entrepôt dans
le district de Samastipur. Nul doute que ces structures contribueront
de façon notable à la sécurité des
communautés bénéficiaires.
L’expérience du Bihar met en évidence l’importance
cruciale d’une préparation fondée sur la
communauté et confirme que les interventions locales
menées en étroite consultation avec les intéressés
sont beaucoup plus efficaces que les activités planifiées
à distance.
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2001, la Croix-Rouge de l’Inde a radicalement revu
son approche de la gestion des catastrophes. Alors que
son action dans ce domaine était auparavant purement
réactive, elle intègre désormais
un élément de prévention et de réduction
des disques. (p14762)
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Selon
Asif Shabab, coordinateur de la gestion des catastrophes
dans le Bihar, une centaine de volontaires ont déjà
été initiés aux méthodes d’évaluation
de la vulnérabilité et des capacités
(EVC). (p14763)
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Construction
d'un entrepot Croix-Rouge- Cette année, au titre
du programme de réduction des risques DFID-II,
sa section prévoit de construire un entrepôt.
(p14761)
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