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Améliorer les conditions sanitaires grâce à des centres de gestion des déchets, aux Maldives
3 novembre 2006
par Valerie Gow, Croix-Rouge canadienne, Maldives
Imaginez avoir survécu au tsunami et que plus de 290 000 m3 de débris vous rappellent constamment le sinistre, tout en entravant le rétablissement et en constituant un grave risque pour la santé. C’est un grand problème pour n’importe quel pays, mais spécialement pour les Maldives, un pays composé de plus de 1 000 îles réparties sur plus de 800 kilomètres.

Les montagnes de débris qui jonchent encore les Maldives, composées de verre brisé, d’acide sulfurique et de décombres d’édifices, peuvent causer de nombreux problèmes de santé au sein de la population. L’incidence des traumatismes et des maladies peut être particulièrement considérable chez les enfants, qui sont attirés par ces gros monticules colorés.

Les mares d’eau stagnantes au bord de l’océan attirent les rats et les moustiques, qui transportent le virus de la dengue responsable de plus en plus de problèmes; les enfants représentent 65 % des cas. Les produits chimiques et les métaux lourds qui pénètrent dans le sol contaminent les réserves en eau et les poissons, qui sont à la base de l’alimentation et constituent une source de revenus.

Toutefois, selon Shakeela Ibrahim, coordonnatrice du dispensaire de l’île de Fulidhoo, un projet conjoint de la Croix-Rouge australienne et de la Croix-Rouge canadienne évalué à 10,3 millions de francs suisses permet d’aborder ce problème.

« Le travail de la Croix-Rouge est très important, a déclaré Mme Shakeela. Nous devons sensibiliser les gens à la prévention des maladies maintenant que nous avons des centres de gestion des déchets. »

La Croix-Rouge australienne et la Croix-Rouge canadienne construisent des centres de gestion des déchets dans 74 îles des Maldives. Ces centres assurent que les débris laissés par le tsunami seront ramassés de manière écologique, tout en mettant en place un système permanent de gestion des déchets domestiques solides.

« Nous avons participé à la mise en place d’un programme de gestion des déchets durable aux Maldives. Il reste beaucoup de choses à faire, mais c’est fantastique de faire partie du travail de préparation », a déclaré Donna Chanda, chef de délégation, Croix-Rouge canadienne.

On a terminé le nettoyage de 19 des îles les plus durement touchées et on prévoit entreprendre le nettoyage des 55îles restantes. À ce jour, on a retiré plus de 24 777 m3 de débris laissés par le tsunami et de déchets dangereux.

Chaque centre est équipé de déchiqueteuses, ce qui permet de réduire l’accumulation de débris organiques qui représentent 60 pourcent des déchets de l’île; le reste sert au compostage. La main-d’œuvre locale et une formation font partie du projet visant à sensibiliser la population au nouveau système.

Pour soutenir ces activités, Shakeela et 11 bénévoles locaux ont offert une formation en gestion des déchets, de concert avec la Croix-Rouge. On a formé des groupes de bénévoles locaux qui font du porte à porte pour sensibiliser la population. Ils transportent des sacs et des autocollants sur lesquels est écrit « Réduction – Réutilisation – Recyclage » en dhivehi, la langue locale.

Tanya Grygaski, travailleuse humanitaire de la Croix-Rouge canadienne, a remis à Abdullahi Jaleel, chef adjoint de l’île, un certificat cédant officiellement à la collectivité le centre de Fulihdoo et les outils nécessaires à son fonctionnement.

« C’est tellement gratifiant de travailler à un projet comme celui-ci, où l’on peut participer à toutes les étapes et constater les impacts directs sur la collectivité », a déclaré Mme Grygaski.

D’autres organismes de financement ont remarqué l’élan apporté par ce projet. L’Union européenne, par l’entremise de la Banque mondiale, a confirmé l’engagement d’un peu moins de 3,8 millions de francs suisses destinés à la gestion des déchets solides aux Maldives.

Avant (p14882) et après. Un exemple de l’impact du programme de gestion des déchets de la Croix-Rouge sur l’île de Guraidhoo, aux Maldives. (p14883)
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Avant (p14882) et après. Un exemple de l’impact du programme de gestion des déchets de la Croix-Rouge sur l’île de Guraidhoo, aux Maldives. (p14883)
Avant (p14882) et après. Un exemple de l’impact du programme de gestion des déchets de la Croix-Rouge sur l’île de Guraidhoo, aux Maldives. (p14883)

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Shakeela, une bénévole locale, faisant du porte à porte pour sensibiliser les résidants des Maldives à la gestion des déchets. (p14884)
Shakeela, une bénévole locale, faisant du porte à porte pour sensibiliser les résidants des Maldives à la gestion des déchets. (p14884)

Tanya Grygaski, déléguée de la Croix-Rouge canadienne, cédant officiellement le centre de Fulihdoo à Abdullahi Jaleel, chef adjoint de l’île. (p14885)
Tanya Grygaski, déléguée de la Croix-Rouge canadienne, cédant officiellement le centre de Fulihdoo à Abdullahi Jaleel, chef adjoint de l’île. (p14885)

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