En
Ukraine, le premier cas d'infection par le virus du sida a été
recensé une année seulement après l’accident
de Tchernobyl, la plus grande catastrophe nucléaire que
le monde ait connu.
Un malheur n’arrivant jamais seul, le pays affiche le
taux de propagation du virus le plus élevé d’Europe
de l’Est, 1,4% de la population du pays, dont 10 000 enfants,
étant touché par la maladie.
L’Ukraine a connu des changements considérable
depuis la proclamation de son indépendance, il y a 15
ans. Pendant des décennies, on a cru qu’il suffisait
de se rendre dans les écoles pour informer les jeunes
des risques liés au sida et à la drogue pour éviter
les comportements à risque. Le taux croissant d’infection
par le VIH montre qu’il n’en est rien.
La mise en place de programmes de formation par des pairs impliquant
d'anciens toxicomanes et des personnes vivant avec le VIH/sida
chargés de former les volontaires de la Croix-Rouge apparaît
aujourd’hui comme une nécessité.
Pour Stanislav, tout juste sorti d’un programme de désintoxication,
le fait de rencontrer des écoliers et des étudiants
et d’animer des ateliers de théâtre constitue
une sorte de thérapie. Il vit avec le VIH et n'hésite
pas en parler ouvertement.
« Je pourrais cacher ma maladie, mais je préfère
aller dans les écoles et dire la vérité
afin de protéger d’autres jeunes et faire en sorte
que le sida n’entre pas dans leur vie », dit-il.
Des manifestations ont également été organisés
par la Croix-Rouge afin de lutter contre l’opprobre et
la discrimination à l’égard des personnes
vivant avec le VIH/sida, notamment une compétition de
lutte, placée sous le slogan
« On n'attrape pas le sida en serrant des mains »,
et un concours international d’affiches présentant
230 œuvres provenant de 15 pays. De même, une campagne
de sensibilisation a été menée en Crimée
à l’occasion du festival de musique de Kazantip.
Des préservatifs ont été distribués
au jeune public, qui a été informé des
risques liés au VIH/sida et bénéficié
de test de dépistage gratuit.
Cette année, la Croix-Rouge ukrainienne entend placer
la journée mondiale de lutte contre le sida sous le thème
du renforcement des activités dans ce domaine.
Des cours intensifs seront dispensés dans les écoles
ukrainiennes avant le 1er décembre afin de sensibiliser
les jeunes aux risques liés au VIH/sida et de faire évoluer
les comportements.
Les écoliers et étudiants seront invités
à se joindre à une marche aux chandelles en signe
de solidarité avec les personnes vivant avec le VIH/sida.
Ils seront également invités à faire la
promesse par écrit d’agir pour lutter contre le
VIH/sida, promesse qui leur sera rappelée l’année
prochaine afin qu’ils comprennent que la lutte contre
le sida est l’affaire de tous et qu’il faut faire
preuve de tolérance à l‘égard des
personnes qui en souffrent.
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Concours
d’affiches dans le cadre de la campagne anti-sida
(Kharkiv,
Ukraine 2006) - Maja Wolna « campagne anti-sida
menée en Ukraine » – Il serait illusoire
de croire que nous pouvons nous protéger en élevant
des barrières entre «eux» et «nous».
Dans l’univers impitoyable du sida, cette distinction
n’existe pas.. (Kofi Annan) (Pologne) – le
vainqueur. (p15066)
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Les
écoliers et étudiants seront invités
à se joindre à une marche aux chandelles
en signe de solidarité avec les personnes vivant
avec le VIH/sida. (p15068)
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Des
volontaires de la Croix-Rouge arborant des autocollants
"On n’attrape pas le sida en...", Kiev
2006. (p15067)
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