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Les volontaires Croix-Rouge, héros de l’ombre
15 décembre 2006
Texte de Teresita Usapdin, déléguée d'information de la Fédéaration internationale à Aceh, Indonésie.
Photos: Amalia soemantri/Fédération internationale
Jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, ils se recrutent parmi toutes les composantes de la population, mais sont unis par un seul et même idéal: atténuer les souffrances humaines, sauver des vies, améliorer les conditions d’existence des plus vulnérables. Ce sont les volontaires de la Croix-Rouge indonésienne (Palang Merah Indonesia – PMI) de la province d’Aceh – des héros de l’ombre qui ont fait montre d’un courage et d’un dévouement extraordinaires à la suite du terrible tsunami de décembre 2004.

Suherman, 18 ans, habitait dans la région de Calang, où quelques centaines d’habitants seulement ont survécu à la catastrophe. L’effroyable dévastation dont il a été le témoin l’a poussé à rejoindre les rangs de la Croix-Rouge.

“La plage était littéralement jonchée de cadavres. C’était épouvantable”, se souvient le jeune homme, profondément marqué par cette tragédie. “Calang s’était transformée en une véritable ville-fantôme. Quant à notre village, il avait purement et simplement disparu”, poursuit Suherman qui, comme la plupart des rescapés, avait trouvé refuge dans les collines proches du littoral.

Suherman a été très impressionné en apprenant que la majorité des volontaires du PMI qui se consacraient à recueillir et évacuer les corps des victimes, à soigner les blessés et à distribuer des secours aux sinistrés avaient eux-mêmes perdu des membres de leurs familles. Ces gens faisaient fi de leurs propres souffrances pour aider les autres.

“J’ai été vraiment sidéré par leur altruisme”, raconte Suherman. “Avant même d’avoir compris ce qui m’arrivait, j’étais devenu l’un d’entre eux.” Récemment, plus de 600 de ces volontaires ont reçu des diplômes d’honneur de la Croix-Rouge indonésienne et de la Fédération internationale en reconnaissance de leur formidable travail et de leur dévouement durant l’opération d’assistance de l’après-tsunami.

“C’est un trésor que je vais chérir”, déclare Suherman en contemplant fièrement son certificat. “Cela me rappellera les visages souriants de nos bénéficiaires qui nous ont aidés à garder le moral tout au long de l’opération. Je continuerai de travailler comme volontaire à la Croix-Rouge, quoi qu’il arrive.”

Athinas, membre depuis 1999 d’un groupe de volontaires spécialement formés aux interventions d’urgence – le SATGANA – fait également partie des heureux récipiendaires du diplôme d’honneur de la Croix-Rouge. Lorsque le raz-de-marée a frappé Aceh, elle a été parmi les premiers à se mobiliser, organisant les rescapés pour ramasser les cadavres, soigner les blessés et secourir les plus démunis.

Son expérience de l’action humanitaire est antérieure à la tragédie du tsunami. En 2003, cette infirmière, mère de deux enfants, a été arrêtée et emprisonnée durant trois mois pour avoir prodigué des soins à une personne blessée dans le cadre du conflit interne qui ravageait depuis des années la province d’Aceh.

“J’ai été accusée de complicité avec une des parties au conflit. En dépit de mes efforts pour expliquer la nature de notre travail, le principe fondamental d’impartialité de notre Mouvement et la mission humanitaire du PMI, on m’a jetée en prison.”

Cependant, ni cette expérience douloureuse, ni le décès de son mari durant le conflit n’ont ébranlé la résolution d’Athinas. “Même la mort de mon mari ne m’a pas empêchée de porter secours à toutes les personnes blessées dans le cadre des hostilités, quel que soit leur bord”, confirme-t-elle.

Athinas explique que son emprisonnement a au contraire affermi sa détermination à servir en temps de crise. “La Croix-Rouge est devenue ma raison de vivre. Chaque catastrophe, chaque situation d’urgence est pour moi un appel à agir.”

Les volontaires de la Croix-Rouge d’Aceh sont tous unis par des expériences similaires, des risques identiques et par la même volonté de servir leurs communautés respectives. Beaucoup d’entre eux possèdent à présent un modeste, mais précieux témoignage de reconnaissance pour l’aide inestimable qu’ils ont apportée à des dizaines de milliers de sinistrés. Eux-mêmes sont l’incarnation de l’esprit humanitaire qui est au coeur du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
Suherman, 18 ans, habitait dans la région de Calang, où quelques centaines d’habitants seulement ont survécu au tsunami. L’effroyable dévastation dont il a été le témoin l’a poussé à rejoindre les rangs de la Croix-Rouge. (p15168)
Suherman, 18 ans, habitait dans la région de Calang, où quelques centaines d’habitants seulement ont survécu au tsunami. L’effroyable dévastation dont il a été le témoin l’a poussé à rejoindre les rangs de la Croix-Rouge. (p15168)

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Lorsque le raz-de-marée a frappé Aceh, Athinas a été parmi les premiers à se mobiliser, organisant les rescapés pour ramasser les cadavres, soigner les blessés et secourir les plus démunis. “La Croix-Rouge est devenue ma raison de vivre. Chaque catastrophe, chaque situation d’urgence est pour moi un appel à agir.” (p15167)
Lorsque le raz-de-marée a frappé Aceh, Athinas a été parmi les premiers à se mobiliser, organisant les rescapés pour ramasser les cadavres, soigner les blessés et secourir les plus démunis. “La Croix-Rouge est devenue ma raison de vivre. Chaque catastrophe, chaque situation d’urgence est pour moi un appel à agir.” (p15167)

Les volontaires de la Croix-Rouge d’Aceh sont tous unis par des expériences similaires, des risques identiques et par la même volonté de servir leurs communautés respectives. Des centaines d’entre eux ont récemment reçu de la Croix-Rouge indonésienne et de la Fédération internationale un diplôme d’honneur en reconnaissance de leur formidable travail au lendemain du tsunami. (p15171)
Les volontaires de la Croix-Rouge d’Aceh sont tous unis par des expériences similaires, des risques identiques et par la même volonté de servir leurs communautés respectives. Des centaines d’entre eux ont récemment reçu de la Croix-Rouge indonésienne et de la Fédération internationale un diplôme d’honneur en reconnaissance de leur formidable travail au lendemain du tsunami. (p15171)
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