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La construction de maisons bat son plein au Sri Lanka

22 décembre 2006
Par Rukshan Ratnam responsable d'information de la Fédération internationale à Ampara à l'est du Sri Lanka
Le bruit des marteaux rythment le quotidien des habitants de Akaraipattu, où des dizaines de maisons sont en cours de construction. Ce village, situé dans le district d’Ampara, en bordure des plages les plus belles et les plus sauvages du Sri Lanka, a été entièrement dévasté par le tsunami qui a frappé la région il y a deux ans. Le paysage porte encore les stigmates de la catastrophe, qui a fait plus de 10 400 victimes et détruit ou endommagé quelque 21 000 maisons. Au total, ce sont près de 98 000 maisons qui doivent être reconstruites sur le littoral srilankais.

Deux ans seulement après la catastrophe, on peut voir les premiers signes de relèvement. De nombreux programmes de reconstruction sont en cours dans lesquels les habitants jouent un rôle de premier plan, à l’exemple de A.C Naheem, qui gagne sa vie en vendant les bonbons qu'il fabrique, en pleine discussion avec les ouvriers qu'il a engagés pour l'aider à reconstruire le mur extérieur de sa nouvelle maison pendant que sa femme Fatima garde un œil sur cinq de ses neufs enfants occupés à jouer dans le jardin.

« Notre maison a été détruite par le tsunami. Nous avons été hébergés dans la mosquée, puis dans un bâtiment du gouvernement avec des dizaines d’autres familles, mais nous sommes partis car l’endroit était trop petit et dépourvu de sanitaire. Nous avons déménagé plusieurs fois l'année dernière, allant d’un endroit à un autre. Finalement, nous avons pu faire les réparations nécessaires pour habiter à nouveau dans notre maison, » explique Fatima.

La famille Naheem bénéficie d'une aide financière dans le cadre de la deuxième phase du programme de construction de maisons à l'initiative de leur propriétaire lancé par le gouvernement avec l'appui de la Croix-Rouge suédoise, qui verse une contribution de 10 millions de dollars. La décision prise par le gouvernement en décembre de ramener la zone non constructible de 200 à 100 mètres de large lui a permis, à l’instar de 12 000 autres familles, de construire sa nouvelle maison sur le littoral, non loin de l’ancienne, que l’on aperçoit encore à moins de 100 mètres de la mer. Grâce à l’aide reçue, elle a pu acheter les matériaux de construction nécessaires et faire appel à des maçons et des charpentiers locaux.

Non loin de là, Rosabebe Pakeer, accompagnée de sa fille de deux et demi et de son fils aîné, inspecte chaque pièce de sa nouvelle maison, construite à l’endroit même où était située l’ancienne. Elle discute avec les ouvriers, vérifiant l’avancement des travaux de peinture.

« Après le tsunami, nous avons été relogés dans un abri en bois recouvert de feuilles de plastique. Mes enfants étaient tout le temps malades. Je n’en pouvais plus. J’étais tellement déprimée que j’ai décidé de tout quitter pour vivre seule, loin de ma famille, pendant un moment, » raconte-t-elle.

Aujourd’hui, Rosabebe est de retour parmi les siens et vit dans une maison sans fenêtre, sans eau ni sanitaire que la famille loue. La nouvelle maison permet de s’approvisionner en eau et de disposer de sanitaires. « Nous attendons impatiemment le jour ou nous pourrons enfin nous installer ici », dit-il avec un sourire fatigué.

Grâce au financement fourni par la Croix-Rouge suédoise, des milliers de familles vivant dans les communautés de l’Est et du Sud du pays peuvent reconstruire ou réparer leurs habitations endommagées par le tsunami. A Akaraipattu, certaines familles reçoivent également une aide d’autres donateurs, notamment la Croix-Rouge allemande, qui fournit des conseils techniques et un soutien aux familles disposant de compétences limitées dans le domaine de la construction.

Il en est de même pour 300 familles de Saintamaruthu, un village situé plus au Nord, le long de la côte, qui reçoivent un financement de la Croix-Rouge australienne dans le cadre du partenariat pour la reconstruction et le relèvement conclue entre la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Croix-Rouge du Sri Lanka et UN HABITAT.

L’objectif de cette alliance unique est de permettre aux populations de participer à l’élaboration et à la construction de leurs futures maisons en ayant recours à la main d'œuvre locale. Les ingénieurs et responsables des partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de UN HABITAT sont présents sur les sites pour leur fournir une assistance technique. De leur côté, les volontaires de la Croix-Rouge du Sri Lanka mobilisent les communautés afin qu'elles reconstruisent leurs infrastructures et restaurent leurs moyens de subsistance.

L’activité bat son plein sur le site de Saintamaruthu. Deux des pièces de la nouvelle maison d’Abdul Cader, propriétaire d’un magasin de thé sur la plage, sont d'ores et déjà achevées. « Je bâtis ma maison pièce par pièce. En achetant le gravier à Ampara et les briques à Saintamaruthu, j’économise l’argent nécessaire pour construire une chambre supplémentaire. »

Depuis le tsunami, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a participé directement ou indirectement à la construction de plus de 6000 maisons, dont 5000 dans le cadre du programme de construction de maisons à l'initiative de leur propriétaire. L’objectif est de bâtir près de 30 000 maisons d’ici 2008.

Un maçon bâti les murs de la future maison que la famille Naheem est en train de construire à Akkaraipattu, a l'est du Sri Lanka. (p15199)
Un maçon bâti les murs de la future maison que la famille Naheem est en train de construire à Akkaraipattu, a l'est du Sri Lanka. (p15199)
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Deux ans après le tsunami les isgnes du relèvement sont visibles de partout, et, tout comme les Naheems, les familles sont dans les premières lignes des efforst de reconstruction. (p15198)
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Depuis le tsunami, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a participé directement ou indirectement à la construction de plus de 6000 maisons, dont 5000 dans le cadre du programme de construction de maisons à l'initiative de leur propriétaire. L’objectif est de bâtir près de 30°000 maisons d’ici 2008. (p15197)
Depuis le tsunami, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a participé directement ou indirectement à la construction de plus de 6000 maisons, dont 5000 dans le cadre du programme de construction de maisons à l'initiative de leur propriétaire. L’objectif est de bâtir près de 30°000 maisons d’ici 2008. (p15197)
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