La
Croix-Rouge et le Croissant-Rouge s’emploient activement
à mettre en place des systèmes d’approvisionnement
en eau et d’assainissement au profit de 78 familles réinstallées
près de la ville de Galle, au sud du pays, après
avoir perdu leurs maisons lors du tsunami de décembre
2004. L’arrivée de ces sinistrés à
Walahanduwa a mis à rude contribution l’infrastructure
du village, entraînant une telle dégradation des
conditions d’hygiène que la santé des habitants
s’en est trouvé sérieusement menacée.
Quand les représentants locaux de l’Agence sri-lankaise
pour la reconstruction et le développement ont sollicité
l’appui des organisations humanitaires, la Croix-Rouge
américaine et la Croix-Rouge du Sri Lanka se sont aussitôt
mobilisées pour répondre aux besoins de la communauté.
“Bien que la Croix-Rouge américaine soit déjà
engagée dans de nombreux projets de relèvement
à long terme au profit des populations affectées
par le tsunami, nous ne pouvons pas négliger les besoins
pressants de communautés comme celle de Walahanduwa”,
explique Ricardo Caivano, représentant de la Croix-Rouge
américaine au Sri Lanka. “Cette intervention aura
un effet rapide et contribuera à limiter les maladies
et à améliorer les conditions d’hygiène
de ces familles”, ajoute-t-il.
Lorsque les experts de la Croix-Rouge américaine ont
procédé à leur évaluation initiale,
ils ont découvert que beaucoup de femmes et d’enfants
présentaient des éruptions et des plaies suppurantes
aux pieds et aux jambes – des affections qu’ils
avaient contractées simplement en marchant ou en jouant
dans le village et ses environs.
Les pluies de mousson du mois de novembre 2006 ont inondé
Walahanduwa, transformant en cloaques les rues et les cours
de ce village bâti au pied des collines. En plus des risques
évidents qu’elles comportent pour la santé,
les mares d’eau stagnante constituent un terrain de reproduction
idéal pour les moustiques. Cela représente une
menace particulièrement sérieuse dans un pays
comme le Sri Lanka, où des milliers de gens sont touchés
chaque année par des maladies comme la dengue, le chikungunya,
le paludisme et l’encéphalite japonaise.
“Lorsqu’il pleut, nous ne pouvons même pas
envoyer nos enfants à l’école”, souligne
S. K. G. Chandrika, une habitante du village. “Les rues
sont recouvertes d’eau sale et envahies par des nuisibles,
y compris des serpents. Comment pourrions-nous exposer nos enfants
à de tels dangers?”
Pour résoudre ce problème, la Croix-Rouge américaine
et la Croix-Rouge du Sri Lanka ont entrepris de réaménager
les rigoles qui longent les rues en leur adjoignant un système
de drainage digne de ce nom. Toutes les habitations seront raccordées
à ce réseau qui permettra d’évacuer
les eaux stagnantes et empêchera de futures inondations.
Chaque maison sera en outre équipée d’une
fosse septique d’une capacité de stockage suffisante
pour cinq ans dotée d’un dispositif de filtrage
naturel qui purifiera les eaux ménagères avant
leur passage dans le système d’égout. Enfin,
les habitants seront encouragés à cultiver des
plantes au-dessus et autour des citernes afin d’absorber
les eaux contaminées encore présentes dans le
sol.
“Nous savions que, dans une situation comme celle-ci,
il nous fallait agir rapidement pour protéger les gens
de la maladie”, note Leigh Burgess, spécialiste
de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement
employé par la Croix-Rouge américaine. “Lors
d’une réunion communautaire, nous avons proposé
de constituer un comité de résidents que la Croix-Rouge
formerait à l’entretien des systèmes de
drainage et d’assainissement, de manière à
ce que la population soit à l’avenir prémunie
contre de tels problèmes.”
Le jour suivant, rapport Burgess, des représentants de
la communauté se sont présentés au bureau
de la Croix-Rouge avec une pétition signée par
toute la population, qui demandait à la Croix-Rouge de
mettre en oeuvre son projet. “Nous avons démarré
une semaine plus tard”, conclut Burgess.
La Croix-Rouge américaine et la Croix-Rouge du Sri Lanka
ont embauché certains habitants pour participer aux travaux,
contribuant ainsi à soutenir l’économie
locale et à favoriser l’identification de la communauté
avec le projet. T. L. Wilson Shantha, plus familièrement
appelé Raju, fait partie du lot.
“Je veux que ma famille ait une meilleure vie”,
déclare-t-il, montrant la marque laissée sur le
mur de sa maison par une récente inondation. L’eau
avait envahi le logement, obligeant sa femme et leur bébé
à chercher refuge chez la soeur de Raju.
Bientôt, Raju et ses voisins disposeront d’un système
d’approvisionnement en eau et d’assainissement de
qualité et les conditions d’existence de la communauté
s’en trouveront sensiblement améliorées.
La Croix-Rouge américaine mène des programmes
d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans
cinq districts du Sri Lanka, au bénéfice de plus
de 250 000 personnes au total. Cela va de la restauration et
de la reconstruction de puits et citernes à l’installation
de toilettes et de réseaux d’égouts, en
passant par le raccordement des foyers au réseau public
de distribution de l’eau. Les Sociétés nationales
américaine et sri-lankaise, ainsi que tous leurs partenaires
du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, s’efforcent
de répondre aux besoins émergents des rescapés
du tsunami, tout en poursuivant des programmes de longue haleine
en vue de restaurer leurs communautés et d’améliorer
leurs conditions d’existence.
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Dans
le village de Walahanduwa, au sud du Sri Lanka, Shiran
Randeniya, ingénieur eau et assainissement à
la Croix-Rouge américaine, retire le couvercle
en métal d’un réservoir d’eaux
usées à remplacer. (p15313)
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A
Walahanduwa, la Croix-Rouge américaine pose des
drainages afin que les eaux de pluie puissent être
évacuées du village sans provoquer d’inondations.
(p15313)
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| T.
L. Wilson Shantha, plus familièrement appelé
Raju, montre à Shiran Randeniya, ingénieur
de la Croix-Rouge américaine spécialisé
dans l’approvisionnement en eau et l’assainissement,
la marque laissée sur le mur de sa maison par une
récente inondation. (p15311) |
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| Raju
a le sourire, car il est conscient de contribuer à
améliorer les conditions d’existence de sa
famille et des autres membres de la communauté.
“Je veux que ma famille ait une meilleure vie”,
déclare-t-il. (p15312) |
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