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La Fédération Internationale sonne la mobilisation pour l’Afrique
5 février 2007
La réunion du Conseil de direction de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est l’occasion de prendre régulièrement les décisions stratégiques nécessaires dont les principaux domaines d’action de l’organisation. La session qui se déroule du 5 au 7 février revêt cependant un caractère particulier. Non seulement, elle n’a pas lieu comme de coutume à Genève mais à Addis Abeba, la capitale éthiopienne. Par ailleurs, elle s’apprête à réaffirmer de manière à la fois solennelle et on ne peut plus concrète la place prioritaire qu’occupe l’Afrique pour la Fédération.

La tenue de cette réunion sur la terre africaine n’est donc pas seulement un geste symbolique. « En se déplaçant au cœur de l’Afrique, les dirigeants de la Fédération souhaitent mettre en évidence la place toujours plus centrale occupée par le continent, à la fois formidable réservoir de jeunesse et d’inventivité, mais aussi un continent qui subit de plein fouet l’effet, souvent combiné, de multiples désastres : catastrophes naturelles, maladies endémiques, épidémies, famine », explique Juan Manuel Suárez Del Toro, président de la Fédération internationale.

Dès 2004, la « Déclaration d’Alger » avait défini les axes fondamentaux de son action, notamment l’insécurité alimentaire, la lutte contre le VIH-sida et l’amélioration des conditions de santé.

Ces priorités sont réaffirmées avec force dans l’Agenda mondial de la Fédération internationale qui met en avant comme objectifs principaux la réduction de nombre des décès et de l’impact des catastrophes, en insistant sur la nécessité d’intégrer les communautés locales et la société civile dans les solutions proposées contre la pauvreté et les situations de vulnérabilité.

Depuis quelques années, de nouveaux fronts se sont ouverts qui intéressent l’Afrique au premier chef. On sait par exemple que le changement climatique est un enjeu essentiel pour le continent. Chaque année, on constate un peu plus l’avancée du désert, des précipitations irrégulières et soudaines qui engendrent des inondations catastrophiques avec des effets dévastateurs sur la qualité des récoltes et donc la multiplication des famines, une augmentation vertigineuse de maladies comme le choléra, un exode rural vers les grandes villes créant une paupérisation accrue.

Ces déséquilibres, facteurs de désespoir, alimentent les flux de migrations. A commencer par ce mouvement croissant d’immigration clandestine de l’Afrique vers l’Europe, avec son cortège de drames de milliers d’exilés fuyant un quotidien insupportable, disparus en mer ou morts d’épuisement avant la fin de leur périple.

Mieux se préparer aux catastrophes en essayant de moduler les conséquences du changement climatique constitue donc une démarche incontournable si la communauté internationale veut avoir une chance d’atteindre les Objectifs de développement du Millénaire, ce qui est encore loin d’être le cas aujourd’hui.

De même, il est illusoire de penser pouvoir éradiquer des fléaux aussi dévastateurs que le VIH-sida sans impliquer les communautés locales. C’est pourquoi la réunion d’Addis Abeba devrait confirmer que l’intensification des efforts de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge passe obligatoirement par l’accroissement des capacités des Sociétés nationales africaines. L’Afrique est une priorité centrale de l’Appel global 2007 de la Fédération internationale. Le lancement d’un « Programme global pour l’Afrique » sera également évoqué dans la capitale éthiopienne. Son objectif sera d’améliorer la couverture, la qualité et l’impact des programmes des Sociétés nationales africaines.

Ce développement s’appuie notamment sur la formation de volontaires issus des communautés qui sont les seuls à pouvoir faire passer au sein même des populations les plus vulnérables les messages de prévention qui permettront petit à petit d’inverser la tendance.

Comment nier par exemple le rôle majeur de volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans la lutte contre le paludisme, lorsque non seulement ils distribuent des milliers de moustiquaires, mais aussi s’assurent année après année que ces moustiquaires sont bien utilisés par les familles et que les enfants sont bien immunisés contre d’autres fléaux comme la rougeole qu’il est si facile d’éviter si l’on est vacciné ? C’est en grande partie grâce à leur action que l’on a pu réduire de 75 pour cent le nombre de décès lié à la rougeole en Afrique depuis 1999.

En renforçant les moyens donnés aux sociétés nationales africaines pour améliorer leur action, en créant quand c’est nécessaire des alliances opérationnelles pour éviter la duplication des efforts et promouvoir une plus grande efficacité, en développant des systèmes d’évaluation fiables et universels, la Fédération internationale travaille chaque jour pour améliorer le sort des populations du continent africain avec les Africains eux-mêmes.

« La réunion extraordinaire du Conseil de direction d’Addis est l’occasion de mieux mettre cette réalité en évidence et d’accentuer encore la mobilisation pour faire reculer la maladie et la pauvreté en Afrique », conclut le président Juan Manuel Suárez Del Toro. Plus qu’un mot d’ordre, c’est une priorité concrète à laquelle la Fédération s’attellera avec détermination dans les mois, les années à venir.
L'Afrique et la lutte contre le VIH/sida figurent parmi les priorités centrales de la Fédération internationale en 2007. La réunion d’Addis Abeba devrait confirmer que l’intensification des efforts de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge passe obligatoirement par l’accroissement des capacités des Sociétés nationales africaines.
L'Afrique et la lutte contre le VIH/sida figurent parmi les priorités centrales de la Fédération internationale en 2007. La réunion d’Addis Abeba devrait confirmer que l’intensification des efforts de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge passe obligatoirement par l’accroissement des capacités des Sociétés nationales africaines.(p-MWI0035) (Yoshi Shimizu)
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Comment nier par exemple le rôle majeur de volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans la lutte contre le paludisme, lorsque non seulement ils distribuent des milliers de moustiquaires, mais aussi s’assurent année après année que ces moustiquaires sont bien utilisés par les familles.
Comment nier par exemple le rôle majeur de volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans la lutte contre le paludisme, lorsque non seulement ils distribuent des milliers de moustiquaires, mais aussi s’assurent année après année que ces moustiquaires sont bien utilisés par les familles. (p15323) (John Haskew)
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