La
Croix-Rouge et le Croissant-Rouge aident des communautés
de l’archipel des Maldives à se préparer
à de futures crises telles que catastrophes naturelles
et épidémies, et à en limiter l’impact.
En décembre 2006, la Fédération internationale
a organisé, en parténariat avec le PNUD-Programme
des Nations-Unies pour le Developpement et le Centre National
de Gestion des Catastrophes des Maldives, une simulation de
catastrophe sur l’île de Muli, dans l’atoll
de Meemu. Vingt-et-un représentants de onze îles
ont participé à l’exercice , qui a été
perçu comme une contribution essentielle à la
préparation en prévision des crises futures.
Pour Ibrahim Mufeed, 60 ans, l’importance d’un tel
événement était particulièrement
évidente. “C’est la chemise que je portais
ce jour tragique où le tsunami a détruit pratiquement
toute la côte orientale de l’île”, note-t-il
en montrant son vêtement d’un jaune éclatant.
“Je prie pour que nous n’ayons plus jamais à
subir cela.”
Méticuleusement préparé durant des semaines,
l’exercice a permis au Comité de gestion des urgences
récemment constitué de tester ses capacités
de réaction. Le résultat a été des
plus encourageants. Le Comité a en effet très
rapidement mis en place des procédures de sauvetage et
d’évacuation, aménagé des zones de
sécurité et dispensé des services et conseils
de premiers secours.
“C’était très émouvant pour
moi et je suis profondément reconnaissant à tous
ceux qui contribuent à ce que nous soyons dorénavant
mieux préparés à faire face à de
telles urgences”, témoigne Ibrahim.
Toutefois, les communautés maldiviennes ne sont pas exposées
aux seules catastrophes naturelles. Enza Mancuso, déléguée
de la Fédération internationale en charge de la
gestion des catastrophes à Mahé, la capitale,
souligne que la population est également très
vulnérable aux épidémies.
“Notre programme de gestion des catastrophes fondé
sur la participation de la communauté s’occupe
de la préparation et des secours en cas de catastrophe,
mais aussi de la promotion de la santé communautaire”,
explique-t-elle. “Il a été développé
sur la base d’une évaluation de la vulnérabilité
et des capacités qui a fait ressortir, entre autres,
l’importance cruciale de la prévention et de la
lutte contre la dengue et le chikungunya.”
Les flambées de fièvre de la dengue et du chikungunya
représentent une menace croissante pour de nombreux habitants
de l’archipel. La dengue est endémique aux Maldives
et, depuis décembre 2006, on y a dénombré
plus de 6000 cas de chikungunya. L’une et l’autre
de ces maladies sont transmises par le moustique et il n’existe
pas de vaccins pour s’en prémunir. C’est
pourquoi la prévention est vitale.
La Fédération internationale a élaboré
une approche communautaire de la prévention de la dengue
et du chikungunya dont la première phase a consisté
en un atelier de “formation de formateurs”. Des
représentants de six atolls ainsi que du département
de la santé publique, de l’unité de lutte
contre les maladies infectieuses et de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge ont participé à cette session
de cinq jours. L’accent a été mis sur l’importance
de l’éducation et de la sensibilisation concernant
les modes de transmission et les caractéristiques des
maladies, ainsi que sur les mesures de prévention, notamment
l’élimination des sites propices à la prolifération
des moustiques.
“A présent, les participants vont diffuser leurs
nouvelles connaissances parmi leurs communautés respectives
et s’assurer que chacun sait comment réagir en
cas de catastrophe ou d’épidémie”,
déclare Enza.
|
 |
 |
|
Ibrahim
Mufeed lors du comité de gestion d'urgence à
Muli. Pour Ibrahim, 60 ans, l’importance d’un
tel événement était particulièrement
évidente. “C’est la chemise que je
portais ce jour tragique où le tsunami a détruit
pratiquement toute la côte orientale de l’île”,
note-t-il en montrant son vêtement d’un jaune
éclatant. “Je prie pour que nous n’ayons
plus jamais à subir cela.” (p15334)
|
|
|
|
|
 |
|
Les
flambées de fièvre de la dengue et du chikungunya
représentent une menace croissante pour de nombreux
habitants de l’archipel. La dengue est endémique
aux Maldives et, depuis décembre 2006, on y a dénombré
plus de 6000 cas de chikungunya. L’une et l’autre
de ces maladies sont transmises par le moustique et il
n’existe pas de vaccins pour s’en prémunir.
C’est pourquoi la prévention est vitale.
(p15336)
|
|
 |
|
| Les
membres du comité de conseil font autant attention
aux enfants qu'aux adultes. (p15357) |
|
 |
|
Les
facilitateurs et les participants à l'atelier de
travail à Muli, dans l’attoll de Meemu. Ces
19 participants de cet atelier de 5 jours sont des membres
des communautés de 6 atolls différents,
du Département de Santé Publique des Maldives,
de l'Unité de Contrôle des virus et maladies
infectieuses, de la délégation de la Fédération
internationales et des sociétés de la Croix-Rouge
américaine, britannique et française. (p15335)
|
|