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Petits revenus, mais grande différence pour les cultivateurs de coco de Simeuleu
21 février 2007
Texte par Louise McCosker, Croix-Rouge australienne à Simeuleue, indonésie.
Veuve et mère de trois enfants, Nur Deni, 35 ans, a augmenté sa production de noix de coco de 40 pour 100 depuis qu’elle a pris part au programme de formation parrainé par la Croix-Rouge australienne.

“Autrefois, je ne savais pas prendre soin des cocotiers ni les protéger contre les insectes”, raconte-t-elle. “Grâce à la formation, j’ai appris à tailler les arbres pour les rendre plus productifs. J’ai aussi commencé à faire du compost qui devrait fournir un bon engrais pour notre plantation.”

Nur Deni fait partie d’un groupe de 75 cultivateurs de la région de Trans Meranti, sur l’île de Simeuleu, engagés dans une formation de douze mois mise sur pied par la Croix-Rouge australienne. Dans le cadre d’une approche fondée sur la participation de la communauté, les participants bénéficient d’un soutien technique et matériel qui les aide à restaurer durablement leurs moyens de subsistance. Le programme comprend également des supports de formation qui ont été conçus de manière à pouvoir être utilisés non seulement par la Croix-Rouge indonésienne, mais aussi, à l’avenir, par d’autres instructeurs.

Le programme s’adresse à des cultivateurs qui sont propriétaires et qui exploitent eux-mêmes leur plantation, laquelle doit compter au moins 100 cocotiers productifs.

Acquisition de connaissances


Fahmi travaille pour la Croix-Rouge australienne en tant que spécialiste du développement des moyens de subsistance. Il a déjà supervisé la formation d’une vingtaine de cultivateurs de la région de Ganting et s’occupe à présent de leurs collègues de Trans Meranti, dont les connaissances s’enrichissent de mois en mois.

“Les cultivateurs de noix de coco de Ganting ont sensiblement amélioré leur production et en retirent des revenus nettement plus importants grâce au programme. Avant de démarrer leur formation, les deux groupes de participants ignoraient pratiquement tout des méthodes de culture productive. Aujourd’hui, ils savent parfaitement prendre soin de leurs arbres”, souligne Fahmi. “A Trans Meranti, les cultivateurs sont très motivés. Ils travaillent déjà sur une base collective, chacun assurant tour à tour le nettoyage et l’entretien des plantations des autres.”

Hatta, 61 ans, a commencé la formation en 2006. “Avant, la seule chose que je savais faire, c’était planter. A présent, je peux reconnaître une bonne graine et je suis capable de soigner les arbres.”

Hatta et les siens sont arrivés à Simeuleu il y a cinq ans seulement, déplacés d’Aceh occidental par le gouvernement à cause du conflit. A l’époque, la famille avait reçu deux hectares de terre pour bâtir sa maison et pour la culture. Hatta possède aujourd’hui 300 arbres sur son exploitation, qui a été choisie comme base pour les cours de formation du projet de la Croix-Rouge. La noix de coco est la principale source de revenu de la famille, qui cultive également d’autres fruits et des légumes en quantité plus modeste.

“La formation améliorera nos conditions d’existence. Déjà, nos fruits sont de meilleure qualité et, bientôt, nous aurons une production plus importante et de meilleures semences. Les engrais amélioreront aussi nos récoltes. Nous projetons de constituer une coopérative de cultivateurs qui vendra les produits au marché”, explique Hatta.

Trente femmes suivent la formation – une participation nettement supérieure aux prévisions initiales. Nur Deni et ses collègues éclatent de rire lorsque nous leur demandons la différence entre les participants mâles et femelles. “Les femmes plantent, les hommes entretiennent”, répond Nur Deni.

“Nous aimerions nous associer non seulement pour l’entretien des plantations, mais aussi pour la vente de notre production sur le marché”, ajoute sa collègue Lastriana, 48 ans.

La formation incite les participants à diversifier leurs cultures, de manière à renforcer à long terme leur sécurité et celle de leurs familles. Le projet de développement des cocoteraies n’est qu’un élément parmi d’autres du programme de soutien des moyens de subsistance mis en oeuvre par la Croix-Rouge australienne. Financé jusqu’à la fin de 2007, il comprend également des projets de reconstitution des mangroves, des distributions de manuels scolaires, des élevages de crabes et des plantations de légumes.

Hatta, cultivateur à Trans Meranti, a accompli la moitié de sa formation qui lui permettra d’améliorer la productivité de ses cocotiers. Il affirme avoir déjà beaucoup appris. (p15404)
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A Trans Meranti, les femmes représentent un pourcentage substantiel des participants au cours de formation destiné aux cultivateurs de noix de coco. (p15405)
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Les femmes de Trans Meranti apprennent l’importance de la qualité des graines. (p15402)
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Répartis en trois groupes, 75 cultivateurs prennent part à la formation qui se déroule tantôt en classe, tantôt sur le terrain. (p15403)
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