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Planter des arbres pour un avenir meilleur au Bangladesh
2 avril 2007
Aditya V. Bahadur et Stacey M. Winston, Fédération internationale
Face aux risques croissants que représentent le changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes, plusieurs communautés du Bangladesh ont mis en oeuvre des solutions novatrices afin de limiter l’impact des inondations. Ces projets créatifs destinés à réduire les risques de catastrophes sont soutenus par le Croissant-Rouge du Bangladesh, la Fédération internationale et le Département britannique pour le développement international (DFID).

Tenant une petite branche, Amirul Islam s’adresse à un public curieux et attentif. “Ces arbres auront pour effet d’améliorer notre environnement et favoriseront le développement général de notre communauté”, explique-t-il.

Amirul est volontaire au Croissant-Rouge du Bangladesh. Ses collègues et lui ont planté près de 300 arbres sur deux parcelles proches de Sirahkunj, un petit village des plaines inondables du nord du pays. Une fois qu’ils auront atteint une certaine taille, ces arbres seront transplantés le long des cours d’eau et des routes; en améliorant la cohésion du terrain et en limitant l’érosion de la couche d’humus si précieuse pour l’agriculture, ils limiteront l’impact des inondations saisonnières. En outre, ils contribueront à compenser à une modeste échelle les dommages causés par les gaz à effet de serre.

Ce projet contribuera également à améliorer la résistance de la communauté en lui procurant une source durable de revenus, explique Sifayet Ullah, délégué de la Fédération internationale en charge de la gestion des catastrophes.

“Une fois arrivés à l’âge adulte, les arbres seront remplacés par de jeunes plantons et leur bois sera vendu sur les marchés locaux au profit de la communauté”, déclare-t-il. “Le développement des moyens de subsistance rend les communautés moins vulnérables et limite de façon notable les risques associés aux catastrophes.”

Combinant l’expertise technique de la Fédération internationale et le soutien financier du DFID, les programmes de réduction des risques comme celui de Sirahkunj bénéficient à quelque 56 000 habitants du pays au total. Leur nature varie en fonction des vulnérabilités et des besoins des différentes communautés.

A Chanamula, les inondations souillaient régulièrement les puits, laissant les villageois privés d’eau pure. Avec l’appui du Croissant-Rouge du Bangladesh, la communauté a rehaussé ses puits d’environ un mètre et installé des pompes. Ainsi, même en cas d’inondation, les habitants ont toujours accès à de l’eau potable.

En temps ordinaire, une vingtaine de familles en moyenne utilise chaque jour les puits de Chanamula, mais, pendant les inondations, ce chiffre est multiplié par dix. “Sans ces puits, nous serions obligés de marcher au moins un kilomètre et demi pour nous approvisionner en eau”, note Mossammit Shahida Khalim. “Grâce à ce projet, nous avons maintenant de l’eau pure à disposition et restons en bonne santé.”

L’emplacement de chaque puits est décidé par la communauté et les ouvrages sont bâtis à des endroits où tous les habitants du village peuvent accéder. Le coût des travaux, entièrement pris en charge par le DFID, se chiffre à 10 000 taka (CHF 177 / EUR 109) par puits.

“Je me sers de l’eau du puits pour la lessive, le ménage, la cuisine et la toilette”, explique Saleha Begum, mère de deux enfants. “Auparavant, je devais marcher un kilomètre pour m’approvisionner en eau potable et j’utilisais l’eau stagnante de la mare pour la lessive et la toilette.”

Ces projets ne sont que deux exemples parmi d’autres de la manière dont on peut, par des moyens simples à mettre en oeuvre, se prémunir en partie contre les effets du changement climatique.

“Il faut s’attendre à ce que le changement climatique entraîne une augmentation de la fréquence des inondations et de leur gravité”, note Sifayet Ullah. “Mais nous avons la possibilité d’en limiter l’impact.”
Amirul Islam (à gauche) est volontaire au Croissant-Rouge du Bangladesh. Ses collègues et lui ont planté près de 300 arbres à proximité de Sirahkunj, un petit village des plaines inondables du nord du pays.
Amirul Islam (à gauche) est volontaire au Croissant-Rouge du Bangladesh. Ses collègues et lui ont planté près de 300 arbres à proximité de Sirahkunj, un petit village des plaines inondables du nord du pays. Disposés le long des cours d’eau et des routes, ces arbres limiteront l’érosion et l’impact des inondations saisonnières, tout en procurant une source durable de revenus à la communauté. (p15576)
Photo: Stacey M. Winston / Fédération internationale
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“Je me sers de l’eau du puits pour la lessive, le ménage, la cuisine et la toilette”, explique Saleha Begum.
“Je me sers de l’eau du puits pour la lessive, le ménage, la cuisine et la toilette”, explique Saleha Begum. “Auparavant, je devais marcher un kilomètre pour m’approvisionner en eau potable et j’utilisais l’eau stagnante de la mare pour la lessive et la toilette.” Avec l’appui du Croissant-Rouge du Bangladesh, les habitants de Chanamula ont rehaussé leurs puits d’environ un mètre afin d’avoir toujours accès à de l’eau potable, même en cas d’inondation. (p15574)
Photo: Stacey M. Winston / Fédération internationale
Une jeune fille et sa petite soeur près d’un des arbres plantés par les volontaires du Croissant-Rouge du Bangladesh et la communauté locale dans le cadre d’un projet de foresterie.
Une jeune fille et sa petite soeur près d’un des arbres plantés par les volontaires du Croissant-Rouge du Bangladesh et la communauté locale dans le cadre d’un projet de foresterie. Combinant l’expertise technique de la Fédération internationale et le soutien financier du DFID, les programmes de réduction des risques comme celui-ci bénéficient à quelque 56 000 habitants du pays au total. (p15575) Photo: Stacey M. Winston / Fédération internationale
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