Face
aux risques croissants que représentent le changement
climatique et les phénomènes météorologiques
extrêmes, plusieurs communautés du Bangladesh ont
mis en oeuvre des solutions novatrices afin de limiter l’impact
des inondations. Ces projets créatifs destinés
à réduire les risques de catastrophes sont soutenus
par le Croissant-Rouge du Bangladesh, la Fédération
internationale et le Département britannique pour le
développement international (DFID).
Tenant une petite branche, Amirul Islam s’adresse à
un public curieux et attentif. “Ces arbres auront pour
effet d’améliorer notre environnement et favoriseront
le développement général de notre communauté”,
explique-t-il.
Amirul est volontaire au Croissant-Rouge du Bangladesh. Ses
collègues et lui ont planté près de 300
arbres sur deux parcelles proches de Sirahkunj, un petit village
des plaines inondables du nord du pays. Une fois qu’ils
auront atteint une certaine taille, ces arbres seront transplantés
le long des cours d’eau et des routes; en améliorant
la cohésion du terrain et en limitant l’érosion
de la couche d’humus si précieuse pour l’agriculture,
ils limiteront l’impact des inondations saisonnières.
En outre, ils contribueront à compenser à une
modeste échelle les dommages causés par les gaz
à effet de serre.
Ce projet contribuera également à améliorer
la résistance de la communauté en lui procurant
une source durable de revenus, explique Sifayet Ullah, délégué
de la Fédération internationale en charge de la
gestion des catastrophes.
“Une fois arrivés à l’âge adulte,
les arbres seront remplacés par de jeunes plantons et
leur bois sera vendu sur les marchés locaux au profit
de la communauté”, déclare-t-il. “Le
développement des moyens de subsistance rend les communautés
moins vulnérables et limite de façon notable les
risques associés aux catastrophes.”
Combinant l’expertise technique de la Fédération
internationale et le soutien financier du DFID, les programmes
de réduction des risques comme celui de Sirahkunj bénéficient
à quelque 56 000 habitants du pays au total. Leur nature
varie en fonction des vulnérabilités et des besoins
des différentes communautés.
A Chanamula, les inondations souillaient régulièrement
les puits, laissant les villageois privés d’eau
pure. Avec l’appui du Croissant-Rouge du Bangladesh, la
communauté a rehaussé ses puits d’environ
un mètre et installé des pompes. Ainsi, même
en cas d’inondation, les habitants ont toujours accès
à de l’eau potable.
En temps ordinaire, une vingtaine de familles en moyenne utilise
chaque jour les puits de Chanamula, mais, pendant les inondations,
ce chiffre est multiplié par dix. “Sans ces puits,
nous serions obligés de marcher au moins un kilomètre
et demi pour nous approvisionner en eau”, note Mossammit
Shahida Khalim. “Grâce à ce projet, nous
avons maintenant de l’eau pure à disposition et
restons en bonne santé.”
L’emplacement de chaque puits est décidé
par la communauté et les ouvrages sont bâtis à
des endroits où tous les habitants du village peuvent
accéder. Le coût des travaux, entièrement
pris en charge par le DFID, se chiffre à 10 000 taka
(CHF 177 / EUR 109) par puits.
“Je me sers de l’eau du puits pour la lessive, le
ménage, la cuisine et la toilette”, explique Saleha
Begum, mère de deux enfants. “Auparavant, je devais
marcher un kilomètre pour m’approvisionner en eau
potable et j’utilisais l’eau stagnante de la mare
pour la lessive et la toilette.”
Ces projets ne sont que deux exemples parmi d’autres de
la manière dont on peut, par des moyens simples à
mettre en oeuvre, se prémunir en partie contre les effets
du changement climatique.
“Il faut s’attendre à ce que le changement
climatique entraîne une augmentation de la fréquence
des inondations et de leur gravité”, note Sifayet
Ullah. “Mais nous avons la possibilité d’en
limiter l’impact.”
|
 |
 |
|
Amirul
Islam (à gauche) est volontaire au Croissant-Rouge
du Bangladesh. Ses collègues et lui ont planté
près de 300 arbres à proximité de
Sirahkunj, un petit village des plaines inondables du
nord du pays. Disposés le long des cours d’eau
et des routes, ces arbres limiteront l’érosion
et l’impact des inondations saisonnières,
tout en procurant une source durable de revenus à
la communauté. (p15576)
Photo: Stacey M. Winston / Fédération internationale
|
|
|
|
|
 |
|
“Je
me sers de l’eau du puits pour la lessive, le ménage,
la cuisine et la toilette”, explique Saleha Begum.
“Auparavant, je devais marcher un kilomètre
pour m’approvisionner en eau potable et j’utilisais
l’eau stagnante de la mare pour la lessive et la
toilette.” Avec l’appui du Croissant-Rouge
du Bangladesh, les habitants de Chanamula ont rehaussé
leurs puits d’environ un mètre afin d’avoir
toujours accès à de l’eau potable,
même en cas d’inondation. (p15574)
Photo: Stacey M. Winston / Fédération internationale
|
|
 |
|
Une
jeune fille et sa petite soeur près d’un
des arbres plantés par les volontaires du Croissant-Rouge
du Bangladesh et la communauté locale dans le cadre
d’un projet de foresterie. Combinant l’expertise
technique de la Fédération internationale
et le soutien financier du DFID, les programmes de réduction
des risques comme celui-ci bénéficient à
quelque 56 000 habitants du pays au total. (p15575) Photo:
Stacey M. Winston / Fédération internationale
|
|