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De l’eau courante pour les rescapés du tsunami au Sri Lanka
29 mai 2007
Par Rukshan Ratnam, chargé d’information de la Fédération internationale dans le sud du Sri Lanka
Perché au sommet d’une énorme citerne en ciment, N. Kahawita s’efforce d’évaluer le niveau de l’eau en plongeant le regard dans le gouffre obscur qui s’ouvre sous le couvercle. Tout près de là, Upul Baduge libère une valve qui envoie dans un système de purification de l’eau qui est ensuite pompée une quinzaine de mètres plus haut jusqu’au réservoir aménagé au sommet de la colline.

En dépit de ce que pourrait suggérer la dextérité avec laquelle ils s’acquittent de leurs tâches, les deux hommes ne sont pas des professionnels. Ils appartiennent à un organisme de gestion communautaire créé par la Croix-Rouge et par les pouvoirs publics en vue d’assurer la maintenance d’un réseau de production et de distribution d’eau potable à Seenimodera, dans le sud du Sri Lanka.

Kahawita dirige cette structure qui approvisionne 275 foyers dans cinq villages où résident aussi bien des habitants de longue date que des familles réinstallées dans la région après le tsunami. Les onze membres de l’organisme, tous membres de la communauté locale, ont été formés et encadrés par des techniciens de la Croix-Rouge australienne et du service gouvernemental en charge de l’approvisionnement en eau et des eaux usées. Sept mois à peine après leur recrutement, ils maîtrisent parfaitement le système.

Le projet vise à aider la communauté à prendre en main ses propres ressources. L’organisme de gestion fixe le prix des services, entretient l’installation et en assure le fonctionnement, engage et rémunère les employés et éduque la communauté à la bonne utilisation de l’eau.

Ses membres escomptent commencer à partir de ce mois à établir des factures et à payer le personnel. Le prix de l’eau a été collectivement négocié dans le cadre d’une assemblée communautaire, de même que le montant de la contribution des ménages à l’achat et à l’installation des compteurs.

“Nous avons déjà recueilli 400 000 roupies pour les compteurs que nous espérons installer dans les toutes prochaines semaines”, explique Upul Baduge, qui fait également office de trésorier de l’organisme de gestion. “Une partie de cet argent servira aussi à payer les salaires des trois employés que nous avons récemment embauchés”, ajoute-t-il.

La Croix-Rouge australienne a entièrement financé et aménagé la structure avec l’appui de la Croix-Rouge du Sri Lanka et du Service national des eaux. Cela représente un investissement considérable, comprenant la construction d’une usine de traitement de haute technicité, d’un château d’eau d’une capacité de 100 000 litres, d’un réservoir de captage des eaux souterraines d’une capacité de 50 000 litres et d’un réseau de plus de 10 km de conduites en polyéthylène de qualité supérieure pour l’alimentation des foyers. L’installation permet de pomper jusqu’à 245 000 litres d’eau par jour dans la nappe phréatique à travers deux puits instantanés, de les traiter et de les redistribuer à la communauté via le château d’eau.

“Le dispositif a été conçu de manière à pouvoir être facilement géré par la communauté locale moyennant un entretien réduit, et pour durer une cinquantaine d’années environ”, déclare Barry Armstrong, coordinateur de la Croix-Rouge australienne.

L’approvisionnement en eau a de tout temps été un problème à Seenimodera. Avant le tsunami, les habitants s’alimentaient à un puits distant de près d’un kilomètre. Certains étaient obligés de payer les services de petits camions-citernes ou de triporteurs pour transporter l’eau, d’autres de grimper des collines escarpées avec leurs bidons.

“De plus, l’eau était trouble et avait une très forte teneur en fer”, rapporte Pritesh Shah, qui travaille comme délégué eau et assainissement à la Croix-Rouge australienne. “Nous avons creusé de nouveaux puits et réduit la teneur en fer grâce au processus de purification.”

Pour Ramyalatha Piyadasa, femme au foyer, l’eau au robinet est un luxe et une des meilleures choses qui lui soit arrivée depuis le tsunami.

“Cela prenait des heures de faire les aller et retour pour couvrir les besoins de la famille”, témoigne-t-elle. “Nous étions tous les quatre de corvée chaque jour et il fallait ramener les jerricans tout en haut de la colline. Maintenant, nous pouvons même nous permettre d’arroser le jardin, si bien que, pour la première fois, j’ai pu planter des fleurs et faire pousser des légumes.”

La Croix-Rouge assurera un soutien à l’organisme de gestion communautaire pendant une année encore pour être sûre que les habitants de Seenimodera seront en mesure de faire fonctionner et d’entretenir durablement le système.

N. Kahawita vérifie le niveau du réservoir, qui peut stocker 50 000 litres d’eau. Kahawita est le directeur de l’organisme de gestion du tout nouveau système de production et de distribution d’eau potable de la communauté de Seenimodera. Avec ses collaborateurs, il assure le fonctionnement et l’entretien d’un réseau qui alimente 275 foyers répartis dans cinq villages. (p15772)
N. Kahawita vérifie le niveau du réservoir, qui peut stocker 50 000 litres d’eau. Kahawita est le directeur de l’organisme de gestion du tout nouveau système de production et de distribution d’eau potable de la communauté de Seenimodera. Avec ses collaborateurs, il assure le fonctionnement et l’entretien d’un réseau qui alimente 275 foyers répartis dans cinq villages. (p15772)
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Upul Baduge, membre de l’organisme de gestion communautaire, contrôle les équipements de l’installation de Seenimodera. La Croix-Rouge australienne a entièrement financé et aménagé la structure avec l’appui de la Croix-Rouge du Sri Lanka et du Service national des eaux. L’organisme de gestion fixe le prix des services, entretient l’installation et en assure le fonctionnement, engage et rémunère les employés et éduque la communauté à la bonne utilisation de l’eau. (p15773)
Upul Baduge, membre de l’organisme de gestion communautaire, contrôle les équipements de l’installation de Seenimodera. La Croix-Rouge australienne a entièrement financé et aménagé la structure avec l’appui de la Croix-Rouge du Sri Lanka et du Service national des eaux. L’organisme de gestion fixe le prix des services, entretient l’installation et en assure le fonctionnement, engage et rémunère les employés et éduque la communauté à la bonne utilisation de l’eau. (p15773)
Pour Ramyalatha Piyadasa, femme au foyer, l’eau au robinet est un luxe et une des meilleures choses qui lui soit arrivée depuis le tsunami. “Cela prenait des heures de faire les aller et retour pour assurer les besoins de la famille”, témoigne-t-elle. “Nous étions tous les quatre de corvée chaque jour et il fallait ramener les jerricans tout en haut de la colline. Maintenant, nous pouvons même nous permettre d’arroser le jardin, si bien que, pour la première fois, j’ai pu planter des fleurs et faire pousser des légumes.” (p15774)
Pour Ramyalatha Piyadasa, femme au foyer, l’eau au robinet est un luxe et une des meilleures choses qui lui soit arrivée depuis le tsunami. “Cela prenait des heures de faire les aller et retour pour assurer les besoins de la famille”, témoigne-t-elle. “Nous étions tous les quatre de corvée chaque jour et il fallait ramener les jerricans tout en haut de la colline. Maintenant, nous pouvons même nous permettre d’arroser le jardin, si bien que, pour la première fois, j’ai pu planter des fleurs et faire pousser des légumes.” (p15774)
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