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Union des forces pour réduire les risques au Costa Rica
6 juin 2007
Manuel Esteban Rodriguez à San José, Costa Rica
Linda Vista s’étire sur une petite colline à douze kilomètres de San José, la capitale du Costa Rica. Ses 7500 habitants jouissent, comme le nom de leur village – “Bellevue” – le suggère, d’un superbe panorama. Cependant, ils vivent sous la menace permanente de catastrophes naturelles et dans une dangereuse proximité de la décharge de la ville. Non loin de la bourgade se trouve aussi un établissement réservé aux lépreux.

Bien que toute nouvelle construction ait été interdite suite au classement de Linda Vista en zone à haut risque, la pression démographique est telle que les habitations continuent de fleurir sur des pentes instables de terre argileuse fortement exposées aux coulées de boue.

“En plus des tremblements de terre, des coulées de boue et des inondations, la communauté souffre de problèmes liés à l’abus de drogue et d’alcool, à la criminalité, à la pollution et aux incendies”, explique José Bonilla, coordinateur du centre de référence de la Croix-Rouge costaricienne pour la préparation aux catastrophes.

Mais la communauté s’emploie désormais à améliorer sa propre sécurité. Pendant plus d’un an, la Croix-Rouge a travaillé à Linda Vista afin d’identifier les risques et de faire évoluer les comportements. En appliquant la méthode baptisée Evaluation de la vulnérabilité et des capacités, on s’est attaché à recenser les menaces et les moyens à disposition pour prévenir les catastrophes et pour s’en relever.

La Fédération internationale a introduit cette méthode dans son programme de prévention communautaire en 1995. Le but en est de promouvoir la mobilisation des communautés locales et d’autres organismes tels que la police, les écoles, les associations de développement et les pouvoirs publics afin de réduire la vulnérabilité, de renforcer les capacités de réaction aux situations d’urgence et, le cas échéant, d’accélérer le relèvement après une catastrophe.

“Nous nous sommes rendu compte qu’on pouvait faire beaucoup plus”
Infirmière, Laura Mora Marin travaille depuis six ans à Linda Vista. Fonctionnaire du ministère de la Santé détachée auprès du centre de santé communautaire, elle est consciente de la nécessité d’unir les forces.

“A mesure que nous visitions les foyers de l’agglomération, nous nous sommes rendu compte qu’on pouvait faire beaucoup plus que ce que nous accomplissions au centre de santé”, déclare-t-elle. “Nous avons approfondi notre connaissance de la communauté, de ses zones à haut risque et des personnes les mieux placées pour faire évoluer les points de vue et les attitudes au profit de tous.”

L’une de ces personnes est Jean Marie Brizuela, membre du comité d’urgence local et personnalité respectée de la petite communauté. “La Croix-Rouge nous a encouragé à unir nos forces et, à présent, nous communiquons beaucoup mieux”, explique-t-elle. “Nous avons appris à vivre avec les risques et à nous préparer à les affronter.

Aujourd’hui, par exemple, nous savons comment mettre en sûreté les personnes âgées en cas de danger et nous sommes capables d’identifier les lieux les plus appropriés pour cela.”

Les élèves de l’école locale jouent régulièrement à ‘Riskland’. Développé dans le cadre de la Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes, Riskland n’est pas un jeu de société comme un autre: il peut contribuer, un jour ou l’autre, à sauver des vies.

“Les enfants doivent identifier les points faibles de leur communauté et les menaces qui pèsent sur elle, et les convertir en forces”, explique Helen Quiroz, institutrice. “Ils échangent leurs expériences respectives et mettent à profit ce qu’ils ont appris pour cartographier les risques.”

Prochaine étape
Les risques ont maintenant été identifiés. La prochaine étape consiste à les limiter. Dans cette perspective, la Croix-Rouge travaillera avec les autorités locales en vue de soumettre des projets à la communauté. A son tour, celle-ci élaborera des micro-projets et recherchera des sources de financement.

“La participation est cruciale”, souligne José Bonilla. “Tout en contribuant à améliorer la sécurité de la communauté, nous encourageons tous ses membres à s’engager activement dans le processus et à prendre les choses en main.”
Linda Vista s’étire sur une petite colline à douze kilomètres de San José, la capitale du Costa Rica. Ses 7500 habitants jouissent, comme le nom de leur village – “Bellevue” – le suggère, d’un superbe panorama. Cependant, ils vivent sous la menace permanente de catastrophes naturelles et dans une dangereuse proximité de la décharge de la ville. (p15815)
Linda Vista s’étire sur une petite colline à douze kilomètres de San José, la capitale du Costa Rica. Ses 7500 habitants jouissent, comme le nom de leur village – “Bellevue” – le suggère, d’un superbe panorama. Cependant, ils vivent sous la menace permanente de catastrophes naturelles et dans une dangereuse proximité de la décharge de la ville. (p15815)
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Les risques ont maintenant été identifiés. La prochaine étape consiste à les limiter. Dans cette perspective, la Croix-Rouge travaillera avec les autorités locales en vue de soumettre des projets à la communauté. A son tour, celle-ci élaborera des micro-projets et recherchera des sources de financement. (p15816)
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