À
Aceh, des instruments de musique improvisés permettent
à des centaines d'enfants de guérir des blessures
pyschologiques causées par le passage du tsunami. Vina
Agustina, de la Fédération internationale, présente
un projet unique, mis sur pied par la Croix-Rouge danoise, qui
conjugue de manière inattendue créativité
et guérison.
« Regarde ! Je sais jouer. C’est incroyable ! »
s’exclame Safrina qui est enfin parvenue à produire
une note de musique en soufflant dans une paille en plastique.
Elle est concentrée sur sa mission qui consiste à
produire des sons à partir des instruments de musique
improvisés - une paille, une boîte de conserve,
une bouteille en plastique – qui sont éparpillés
autour d’elle.
Safrina est l’une des 27 instituteurs et institutrices
des écoles élémentaires de Teunom, dans
la province d’Aceh Jaya, à avoir été
sélectionnés pour participer à une formation
de deux jours organisée par la Croix-Rouge danoise dans
le cadre d’un vaste programme de soutien psychosocial
mis sur pied dans la province d’Aceh pour venir en aide
aux victimes du tsunami. Cette formation a pour objectif de
permettre aux enseignants de développer des activités
musicales dans leurs écoles et de mettre l’accent
sur le rôle essentiel que peut jouer la musique pour guérir
les blessures psychologiques causées par la catastrophe.
Le cours, qui est fondé sur une approche très
pratique, leur explique comment des ustensiles courants peuvent
être utilisés pour créer des instruments
de musique à moindre coût.
Dwi Asnyar Reni travaille comme psychologue pour la Croix-Rouge
danoise. « Notre but est d’expliquer aux instituteurs
et institutrices comment faire de la musique sans instrument
et de leur enseigner des connaissances de base qu’ils
pourront transmettre aux enfants
« Je suis tellement heureuse de participer à cette
formation, » confesse Safrina. « J'y ai beaucoup
appris. Aucune activité en lien avec la musique n’est
organisée dans mon école faute de pouvoir disposer
des instruments et des connaissances nécessaires. »
Des instruments improvisés
Une paire de ciseaux suffit à Edward Van Ness, chef d’orchestre
à Yogyakarta, sur l’île de Java, pour faire
d'une paille en plastique une flûte.
« Il n’est pas nécessaire d’avoir des
instruments coûteux pour faire de la musique, »
explique t-il. « Une bouteille peut faire office de tambour
et une paille de flûte. Nous appelons cela de la ‘musique
improvisée’ car elle est produite à partir
d’ustensiles usagés.
Avant que la formation ne débute, l’équipe
de la Croix-Rouge danoise a décidé d’organiser
un spectacle de musique improvisée pour un groupe de
30 élèves.
Les élèves étaient fascinés, écoutant
attentivement les explications des membres de l'équipe
sur le rôle thérapeutique de la musique et l’importance
qu’elle pouvait avoir sur leur vie et leur guérison.
Ils se sont montrés particulièrement intéressés
par l’apprentissage de la musique traditionnelle et les
techniques permettant de créer des instruments à
partir d'ustensiles courants et il ne leur a pas fallu beaucoup
de temps pour s'essayer à ce nouveau style de musique.
Ils se sont amusés comme des fous.
« Je n'ai jamais fait de musique auparavant, » explique
Lini, un élève du secondaire âgé
de 16 ans. « J’ai toujours préféré
le cinéma car il n’y a aucun instrument de musique
dans mon école, mais ce style de musique est différent.
C’est très amusant et j'ai envie d'essayer à
nouveau avec mes amis. »
Le programme de soutien psychosocial de la Croix-Rouge danoise
a été mis sur pied dans les premiers jours qui
ont suivi le tsunami de décembre 2004. L’Organisation
a travaillé en étroite collaboration avec la Croix-Rouge
indonésienne (Palang Merah Indonesia – PMI) pour
venir en aide aux communautés situées sur la côte
Ouest, en particulier dans les districts d’Aceh Jaya et
d’Aceh Barat.
Les premiers efforts ont porté sur la distribution d’instruments
de musique et d’équipements sportifs destinés
aux élèves du primaire et de secondaire. Dans
l'année qui a suivi, un programme de soutien plus structuré
a été mis en place, notamment par le biais de
cours de formation destinés aux enseignants dans le domaine
du soutien psychologique, des premiers secours et de la gestion
du stress.
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Safrina
est l’une des 27 instituteurs et institutrices des
écoles élémentaires de Teunom, dans
la province d’Aceh Jaya, à avoir été
sélectionnés pour participer à une
formation de deux jours organisée par la Croix-Rouge
danoise dans le cadre d’un vaste programme de soutien
psychosocial mis sur pied dans la province d’Aceh
pour venir en aide aux victimes du tsunami. (p15883)
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Edward
Van Ness, chef d’orchestre à Yogyakarta,
sur l’île de Java, explique aux instituteurs
et institutrices de Teunom comment jouer de la musique
avec des bouteilles en plastique. (p15890)
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Je n'ai jamais fait de musique auparavant, » explique
Lini, un élève du secondaire âgé
de 16 ans. « J’ai toujours préféré
le cinéma car il n’y a aucun instrument de
musique dans mon école, mais ce style de musique
est différent. C’est très amusant
et j'ai envie d'essayer à nouveau avec mes amis.
» (p15882) |
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| Les
élèves étaient fascinés, écoutant
attentivement les explications des membres de l'équipe
sur le rôle thérapeutique de la musique et
l’importance qu’elle pouvait avoir sur leur
vie et leur guérison. Ils se sont montrés
particulièrement intéressés par l’apprentissage
de la musique traditionnelle et les techniques permettant
de créer des instruments à partir d'ustensiles
courants et il ne leur a pas fallu beaucoup de temps pour
s'essayer à ce nouveau style de musique. Ils se
sont amusés comme des fous. (p15880) |
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