La
première de cinq nouvelles cliniques destinées
aux réfugiés irakiens en Jordanie a été
inaugurée mercredi 8 août à Jabal Al-Taj,
un quartier déshérité d’Amman.
Avec l’appui de la Fédération internationale,
ces établissements offriront des services de médecine
générale, de dentisterie, de gynécologie
et de pédiatrie à des milliers d’Irakiens
chassés de leur pays par la violence. “Ce n’est
que le début”, souligne Mohammad Al-Hadid, président
du Croissant-Rouge jordanien et de la Commission permanente
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. “Au total, cinq
centres similaires assureront à terme des soins de santé
à nos frères irakiens ainsi qu’aux membres
des communautés d’accueil.”
La clinique est administrée par deux généralistes,
un chirurgien-dentiste, deux infirmiers, un psychologue-conseil
et plusieurs volontaires du Croissant-Rouge qui fourniront des
services entièrement gratuits aux patients. Ceux d’entre
eux qui nécessiteront des traitements spécialisés
seront adressés au proche hôpital du Croissant-Rouge
jordanien.
La dégradation des conditions de sécurité
en Irak a poussé plus de 750 000 habitants à chercher
refuge en Jordanie. Près de 1,5 million de personnes
ont fui en Syrie voisine, où le Croissant-Rouge a offert
une assistance médicale, psychosociale et éducationnelle
à près de 20 000 familles.
Les récits d’horreurs sont légion parmi
les réfugiés dont les vies étaient directement
menacées par des miliciens ou, tout simplement, par l’insécurité
qui affectait leur voisinage.
En vue d’atténuer leurs souffrances, la Fédération
internationale a lancé un appel d’urgence de 18,2
millions de francs suisses (USD 15 millions / EUR 11,1 millions)
pour la Jordanie et la Syrie, explique Marwan Jilani, responsable
de la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord. “Les fonds
recueillis serviront à fournir une aide sanitaire et
psychosociale ainsi que des secours non alimentaires à
ceux qui en ont le plus besoin.”
La situation des réfugiés irakiens en Jordanie
et en Syrie est devenue préoccupante depuis quelques
mois, les services de base et l’infrastructure des pays
d’accueil commençant à pâtir sérieusement
de cette surpopulation. Deux grandes conférences ont
été convoquées le mois dernier à
Amman et à Damas afin de débattre du problème.
La première, co-présidée par les ministères
jordanien et irakien des Affaires étrangères,
a rassemblé des représentants de plusieurs pays
donateurs, des pays voisins et d’organisations humanitaires.
Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
était représenté par une importante délégation
conduite par Mohammad Al-Hadid.
La seconde, organisée par l’Organisation mondiale
de la santé (OMS), visait à améliorer l’accès
aux soins de santé des Irakiens réfugiés
en Egypte, en Jordanie et en Syrie. Des représentants
des ministères de la Santé et des Affaires étrangères
de la Jordanie, de la Syrie, de l’Irak et de l’Egypte,
ainsi que des délégués du Croissant-Rouge
syrien, de la Fédération internationale, du Comité
international de la Croix-Rouge (CICR), des agences des Nations
unies et d’autres acteurs humanitaires ont pris part à
cette réunion.
Selon l’OMS, les participants ont convenu que les déplacés
d’Irak vivant en Egypte, en Jordanie et en Syrie devraient
pouvoir bénéficier des mêmes services de
santé que la population des pays d’accueil et que
le HCR continuera de coordonner les efforts d’assistance
et de protection en faveur de tous les réfugiés
irakiens.
Outre la pression exercée sur les systèmes de
santé et d’éducation, les représentants
des deux principaux pays d’accueil ont fait état
de divers problèmes touchant, notamment, à l’approvisionnement
en eau (la Jordanie occupe le quatrième rang dans les
pays du monde les plus démunis à cet égard),
à la hausse du coût de la vie et du logement, ainsi
qu’à la sécurité. Néanmoins,
le ministère jordanien de l’Education a affirmé
cette semaine que les enfants des réfugiés irakiens
résidant illégalement dans le pays seraient autorisés
à fréquenter les établissements scolaires
du pays. L’afflux des Irakiens en Jordanie, qui abrite
déjà environ 1,5 million de réfugiés
palestiniens, a fait augmenter de 15 pour 100 la population
du pays, estimée à 5,2 millions d’habitants.
Les cliniques du Croissant-Rouge jordanien recevront toutes
les personnes qui auront besoin de leurs services, qu’elles
soient d’origine irakienne, jordanienne ou autre.
“Nous estimons qu’au moins 80 pour 100 de nos patients
seront des Irakiens”, a déclaré le docteur
Al-Hadid lors de l’inauguration de la clinique de Jabal
Al-Taj. “Les cliniques du Croissant-Rouge traiteront tout
le monde, sans considération de nationalité, conformément
aux Principes fondamentaux et aux valeurs du Mouvement.”
La cérémonie d’inauguration s’est
déroulée en présence de représentants
de plusieurs organisations partenaires au nombre desquelles
la Fédération internationale, le CICR, Médecins
Sans Frontières (MSF) et le ministère jordanien
de la Santé.
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La
première de cinq nouvelles cliniques destinées
aux réfugiés irakiens en Jordanie a été
inaugurée mercredi 8 août à Jabal
Al-Taj, un quartier déshérité d’Amman.
Mohammad Al-Hadid, président du Croissant-Rouge
jordanien et de la Commission permanente de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge, a coupé le ruban. (p16176)
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Vue
générale de la nouvelle clinique qui a commencé
à accueillir ses premiers patients aussitôt
après la cérémonie d’inauguration.
La clinique est administrée par deux généralistes,
un chirurgien-dentiste, deux infirmiers, un psychologue-conseil
et plusieurs volontaires du Croissant-Rouge qui fourniront
des services entièrement gratuits aux patients.
Ceux d’entre eux qui nécessiteront des traitements
spécialisés seront adressés au proche
hôpital du Croissant-Rouge jordanien. (p16175)
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