Deux
séismes, dont le plus violent enregistré en Indonésie
depuis celui qui avait déclenché le tsunami de
2004, ont secoué l’île de Sumatra. Ils ont
été ressentis à travers tout l’océan
Indien.
Le premier, d’une magnitude de 8,2 sur l’échelle
de Richter, s’est produit mardi 12 septembre quelques
minutes après 6 heures du matin (heure locale), le second,
d’une magnitude de 7,8, aujourd’hui en début
de matinée.
Les rapports initiaux de la Croix-Rouge indonésienne
font état de dommages aux édifices de la côte
sud-ouest de Sumatra. Une école de Bengkulu a été
sérieusement touchée et, à Padang, le tremblement
de terre a causé des dégâts dans plusieurs
usines ainsi que dans un point de vente d’automobiles.
Le bilan humain s’établit pour le moment à
neuf morts et une cinquantaine de blessés.
Toutefois, Amara Bains, chef adjointe de la délégation
de la Fédération internationale en Indonésie,
souligne qu’il faudra un peu de temps pour obtenir une
évaluation précise de l’étendue des
dommages.
“La situation dans les centres urbains est sous contrôle.
Des bâtiments ont été touchés, mais
l’infrastructure est intacte”, rapporte-t-elle.
“Cependant, nous attendons encore des informations en
provenance de zones rurales où la situation pourrait
s’avérer nettement plus grave.”
Selon la déléguée, les constructions y
sont plus fragiles et plus susceptibles par conséquent
de s’effondrer sous l’effet des secousses sismiques.
“Nous avons déjà vu, notamment l’année
dernière à Yogyakarta, qu’un tremblement
de terre peut dévaster une communauté rurale tout
en épargnant une agglomération urbaine”,
poursuit Amara Bains. “Les maisons sont moins solides
dans les campagnes et les moyens de résistance des habitants
nettement inférieurs.”
Réponse de la Croix-Rouge
Les volontaires de la Croix-Rouge indonésienne ont été
les premiers à réagir aux deux séismes
et à s’engager dans les efforts initiaux visant
essentiellement à évacuer les communautés
vulnérables.
A Padang et à Bengkulu, la Société nationale
a rapidement mis en place des cliniques d’urgence afin
de décharger les hôpitaux locaux. Des secours de
première nécessité ont également
été expédiés sur le terrain, notamment
1000 assortiments médicaux standards pour les catastrophes
sismiques, 2000 bâches goudronnées et 1500 assortiments
d’articles d’hygiène.
Les volontaires poursuivent leurs évaluations et restent
en contact permanent avec les sections de la Croix-Rouge indonésienne
à Bengkulu et Padang ainsi qu’avec le siège
à Jakarta.
De petites répliques continuant de se manifester à
travers l’Indonésie, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge
demeurent en état d’alerte maximale.
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Deux
séismes, dont le plus violent enregistré
en Indonésie depuis celui qui avait déclenché
le tsunami de 2004, ont secoué l’île
de Sumatra. Ils ont été ressentis à
travers tout l’océan Indien détruisant
des maisons. (REUTERS/Beawiharta/courtesy www.alertnet.org)
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