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Messages d’alerte anticipée à travers tout l’océan Indien
13 septembre 2007
Matthew Cochrane
Des communautés de tout l’océan Indien ont été évacuées la nuit dernière, un violent séisme au large de l’Indonésie ayant déclenché une série d’alertes au tsunami.

Quelques minutes après que le séisme, d’une magnitude de 8,4 sur l’échelle de Richter, eut été détecté, des avis de danger étaient publiés pour la côte sud-ouest de Sumatra, mais aussi pour le Bangladesh, l’Inde, le Sri Lanka, les Maldives et même pour le Mozambique, pourtant situé à des milliers de kilomètres de l’épicentre. Toutes les alertes ont été levées dans l’intervalle.

Au Bangladesh, les volontaires du Croissant-Rouge ont été mobilisés afin d’évacuer les habitants des zones menacées par d’éventuels raz-de-marée.

“Le Croissant-Rouge du Bangladesh dispose d’un réseau de plus de 40 000 volontaires spécialement formés en prévision de ce type d’événement”, explique Thomas Gurtner, directeur par intérim de la division de la coordination et des programmes à la Fédération internationale. “Aussitôt l’alerte publiée, ils étaient à pied d’oeuvre, invitant les communautés vulnérables à se mettre à l’abri au moyen de drapeaux, de mégaphones et de sirènes.”

Gurtner souligne que les gens savaient parfaitement comment réagir grâce aux programmes de préparation du Croissant-Rouge qui comporte des exercices d’évacuation réguliers et s’appuie sur des plans de gestion des catastrophes très élaborés.

“Les gens ne savent pas spontanément quoi faire quand une catastrophe se produit ou quand l’alarme est déclarée. Des efforts de longue haleine sont nécessaires pour sensibiliser les communautés aux risques et pour leur apprendre à se protéger”, ajoute-t-il.

Au total, les volontaires ont aidé à évacuer près d’un demi-million d’individus dans les abris du Croissant-Rouge ou vers d’autres endroits sûrs.

Au Sri Lanka, les alertes au tsunami ont été diffusées sur tout le littoral sud-est via les médias nationaux et les réseaux SMS. Dans certaines régions, les volontaires de la la Croix-Rouge ont contribué à relayer le message auprès des habitants et aidé les autorités à évacuer des personnes particulièrement vulnérables.

En Inde, le siège de la Croix-Rouge à New Delhi a transmis l’alerte au tsunami sur des îles isolées du Tamil Nadu. En quelques minutes, l’information a été relayée au sein des communautés exposées du littoral, cependant que les volontaires de la Croix-Rouge évacuaient les personnes les plus menacées.

“L’expérience de la nuit dernière confirme que notre investissement à long terme dans des mesures de préparation en prévision aux catastrophes, notamment les systèmes d’alerte anticipée et les plans d’évacuation d’urgence, sont payants”, conclut Gurtner.
Quelques minutes après que le séisme, d’une magnitude de 8,4 sur l’échelle de Richter, eut été détecté, des avis de danger étaient publiés pour la côte sud-ouest de Sumatra, mais aussi pour le Bangladesh, l’Inde, le Sri Lanka, les Maldives et même pour le Mozambique, pourtant situé à des milliers de kilomètres de l’épicentre. (REUTERS/Buddhika Weerasinghe/ courtesy www.alertnet.org)
Quelques minutes après que le séisme, d’une magnitude de 8,4 sur l’échelle de Richter, eut été détecté, des avis de danger étaient publiés pour la côte sud-ouest de Sumatra, mais aussi pour le Bangladesh, l’Inde, le Sri Lanka, les Maldives et même pour le Mozambique, pourtant situé à des milliers de kilomètres de l’épicentre. (REUTERS/Buddhika Weerasinghe/ courtesy www.alertnet.org)
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