Des
communautés de tout l’océan Indien ont été
évacuées la nuit dernière, un violent séisme
au large de l’Indonésie ayant déclenché
une série d’alertes au tsunami.
Quelques minutes après que le séisme, d’une
magnitude de 8,4 sur l’échelle de Richter, eut
été détecté, des avis de danger
étaient publiés pour la côte sud-ouest de
Sumatra, mais aussi pour le Bangladesh, l’Inde, le Sri
Lanka, les Maldives et même pour le Mozambique, pourtant
situé à des milliers de kilomètres de l’épicentre.
Toutes les alertes ont été levées dans
l’intervalle.
Au Bangladesh, les volontaires du Croissant-Rouge ont été
mobilisés afin d’évacuer les habitants des
zones menacées par d’éventuels raz-de-marée.
“Le Croissant-Rouge du Bangladesh dispose d’un réseau
de plus de 40 000 volontaires spécialement formés
en prévision de ce type d’événement”,
explique Thomas Gurtner, directeur par intérim de la
division de la coordination et des programmes à la Fédération
internationale. “Aussitôt l’alerte publiée,
ils étaient à pied d’oeuvre, invitant les
communautés vulnérables à se mettre à
l’abri au moyen de drapeaux, de mégaphones et de
sirènes.”
Gurtner souligne que les gens savaient parfaitement comment
réagir grâce aux programmes de préparation
du Croissant-Rouge qui comporte des exercices d’évacuation
réguliers et s’appuie sur des plans de gestion
des catastrophes très élaborés.
“Les gens ne savent pas spontanément quoi faire
quand une catastrophe se produit ou quand l’alarme est
déclarée. Des efforts de longue haleine sont nécessaires
pour sensibiliser les communautés aux risques et pour
leur apprendre à se protéger”, ajoute-t-il.
Au total, les volontaires ont aidé à évacuer
près d’un demi-million d’individus dans les
abris du Croissant-Rouge ou vers d’autres endroits sûrs.
Au Sri Lanka, les alertes au tsunami ont été diffusées
sur tout le littoral sud-est via les médias nationaux
et les réseaux SMS. Dans certaines régions, les
volontaires de la la Croix-Rouge ont contribué à
relayer le message auprès des habitants et aidé
les autorités à évacuer des personnes particulièrement
vulnérables.
En Inde, le siège de la Croix-Rouge à New Delhi
a transmis l’alerte au tsunami sur des îles isolées
du Tamil Nadu. En quelques minutes, l’information a été
relayée au sein des communautés exposées
du littoral, cependant que les volontaires de la Croix-Rouge
évacuaient les personnes les plus menacées.
“L’expérience de la nuit dernière
confirme que notre investissement à long terme dans des
mesures de préparation en prévision aux catastrophes,
notamment les systèmes d’alerte anticipée
et les plans d’évacuation d’urgence, sont
payants”, conclut Gurtner.
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Quelques
minutes après que le séisme, d’une
magnitude de 8,4 sur l’échelle de Richter,
eut été détecté, des avis
de danger étaient publiés pour la côte
sud-ouest de Sumatra, mais aussi pour le Bangladesh, l’Inde,
le Sri Lanka, les Maldives et même pour le Mozambique,
pourtant situé à des milliers de kilomètres
de l’épicentre. (REUTERS/Buddhika Weerasinghe/
courtesy www.alertnet.org)
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