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Indonésie : les leçons tirées de la catastrophe d’Aceh permettent de sauver des vies sauvées à Sumatra
18 septembre 2007
Vina Agustina à Sumatra
«Regardez! C’est tout ce qui reste de notre maison,» s'écrie Raudah, 56 ans, des larmes dans les yeux devant sa maison en ruine.

L’aide commence à parvenir aux milliers de personnes touchées par le puissant tremblement de terre qui a frappé, la semaine dernière, le district de Bengkulu, sur l’île de Sumatra, pendant les premiers jours du Ramadan.

« Ce soir-là, je me rendais chez ma fille pour lui apporter de la soupe », raconte Raudah à l’équipe de la Croix-Rouge. «Ma petite-fille en raffole. Lorsque je suis arrivée, tout s’est mis à trembler ; je ne pouvais plus bouger.»

«Après quelques minutes, nous avons couru pour nous réfugier sur les hauteurs. Nous avions peur que le tremblement de terre ne provoque un tsunami. Nous voulions juste quitter notre maison et atteindre aussi vite que possible les collines environnantes.»

«Les nombreuses répliques qui ont eu lieu depuis sont loin d’apaiser mes craintes. La nuit, je me réveille à la moindre secousse. »

C’est la deuxième fois que Raudah est confrontée à une telle catastrophe. Déjà, en 2000, un tremblement de terre avait frappé sa communauté, faisant de nombreuses victimes.

«De cette expérience et de la catastrophe qui a frappé la province d’Aceh, nous avons appris que la meilleure solution lorsque survient un tremblement de terre est de se réfugier sur les hauteurs. Nous avons également participé à des exercices de simulation organisés par la Croix-Rouge et certains départements du gouvernement dans le cadre du programme de préparation aux catastrophes, » soupire Raudah, en regardant ses deux fils nettoyer les décombres de sa maison.

Les familles touchées par la catastrophe se sont installées dans des tentes en face de leurs maisons afin de pouvoir commencer à les nettoyer et à les réparer. Leni Yuliarti, 20 ans, est femme au foyer. Elle vit sous une bâche en plastique à côté de sa maison.

«Nous ne voulons pas partir car certains de nos effets personnels sont en bon état, notamment les accessoires de coiffure de mon mari. Nous en avons besoin pour gagner notre vie, » précise t-elle.

Leni était dans la maison de sa mère, située à 13 kilomètres de la mer, lorsque le tremblement de terre est survenu.

«Mon seul souci était de savoir comment j’allais pouvoir atteindre les collines. Pendant que je courais, je ne pouvais m’empêcher de penser au tsunami qui a frappé la province d’Aceh. Nous avons beaucoup appris de cette catastrophe, qui nous a sensibilisé aux dangers des tremblements de terre et des raz-de-marée, » avoue Leni, jeune maman d'une petite fille de trois mois.

Joni Saputra, chef de la section locale de la Croix-Rouge indonésienne a mobilisé plus de 70 volontaires dans les 90 minutes qui ont suivi le tremblement de terre.

« Depuis le tremblement de terre de 2000 et le passage du tsunami dans la province d'Aceh, la Croix-Rouge et le gouvernement local ont lancé des programmes de sensibilisation afin que les populations soient mieux préparées à affronter ce type de catastrophe, » indique Joni.

«De nombreux exercices pratiques de simulation ont été organisés et le gouvernement a fourni une aide afin d'identifier des zones sures en cas d'évacuation. On peut voir aujourd’hui le résultat de ce travail. »

La Croix-Rouge indonésienne (PMI) est venu en aide à la population 90 minutes seulement après le tremblement de terre. Elle s’emploie esssentiellement à fournir des services d’ambulance, à mettre sur pied un hôpital de campagne provisoire et à collecter des informations.

Elle prévoit également de distribuer 1000 kits d’hygiène, 650 lampes tempête et 500 médicaments dans les districts de Bengkulu Utara et Muko-muko. «Nous avons entrepris d'évaluer les besoins en matière de soutien psychosocial et d’approvisionnement en eau et assainissement respectivement dans les districts de Bengkulu Utara et Muko-muko.

Les provinces de Bengkulu, Sumatra Barat et Jambi ont été les les plus touchées par le tremblement de terre. Dans la province de Bengkulu, la plus durement affectée, 5011 maisons ont été entièrement détruites, principalement dans les sous-districts de Bengkulu Utara et Muko-muko, et quatorze personnes sont décédées.

«Nous avons de la chance car nous avons été préparés à la catastrophe, » estime Raudah. «J’espère qu’il n’y aura pas d’autre répliques en Indonésie, en particulier à Bengkulu. Il est important que les communautés situées dans d’autres régions d’Indonésie puissent tirer les leçons de ce que nous avons vécu.
On ne sait jamais quand une catastrophe peut survenir, c’est pourquoi il n’y as pas de meilleure stratégie pour réduire le nombre de victimes que d'être bien préparé. »
«Regardez! C’est tout ce qui reste de notre maison,» s'écrie Raudah, 56 ans, des larmes dans les yeux devant sa maison en ruine. (p16412)
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L’aide commence à parvenir aux milliers de personnes touchées par le puissant tremblement de terre qui a frappé, la semaine dernière, le district de Bengkulu, sur l’île de Sumatra, pendant les premiers jours du Ramadan. (p16410)
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La Croix-Rouge indonésienne (PMI) prévoit également de distribuer 1000 kits d’hygiène, 650 lampes tempête et 500 médicaments dans les districts de Bengkulu Utara et Muko-muko. (p16409)
La Croix-Rouge indonésienne (PMI) prévoit également de distribuer 1000 kits d’hygiène, 650 lampes tempête et 500 médicaments dans les districts de Bengkulu Utara et Muko-muko. (p126409)
La Croix-Rouge indonésienne (PMI) est venu en aide à la population 90 minutes seulement après le tremblement de terre. (p16413)
La Croix-Rouge indonésienne (PMI) est venu en aide à la population 90 minutes seulement après le tremblement de terre. (p16413)
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