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Indonésie: un jeune garçon retrouve les joies du football
15 octobre 2007
Texte et photos par Zach Abraham, Attaché de presse, Croix-Rouge américaine
Le programme de soutien psychosocial de la Croix-Rouge américaine a permis à un jeune indonésien ayant perdu ses parents lors du tsunami de 2004 de retrouver confiance en lui et de réaliser ses rêves.

Assis à côté de son grand-père, pendant la mi-temps d'un match de football, Azarhi, 12 ans, parle de son nouveau rêve.

« Maintenant, je veux être médecin », dit-il. « Je veux pouvoir aider les gens dans le besoin».

Pendant une grande partie de son existence, il a caressé un tout autre rêve. « Je voulais être footballeur professionnel », raconte t-il. « Le football a toujours été mon sport favori car je pouvais courir et jouer autant que je le voulais lors des matches. »

Ce rêve a commencé à s'évanouir le 26 décembre 2004 lorsque le tsunami a frappé Calang, son village, une petit cité portuaire située sur la côte ouest de Sumatra. En un instant, Azarhi a été enseveli sous les décombres. Incapable de bouger, il a crié pour appeler à l'aide. Des gens se sont précipités pour lui porter secours, mais ils n’ont pu soulever les débris qui maintenaient sa jambe prisonnière.

Très vite, il a fallu prendre une décision qui allait changer sa vie pour toujours : le pied gauche d’Azarhi a été amputé afin de le libérer et de le sauver de la noyade.

En l’espace de quelques minutes terrifiantes, Azarhi a perdu sa mère, son père et tous ses rêves. Il a également perdu de nombreux amis et voisins, plus de 12°000 personnes étant décédés à Calang, soit près de 70 pour cent de la population.

Retrouver la confiance

Presque immédiatement après le tsunami, les travailleurs du programme de soutien psychosocial (PSP) de la Croix-Rouge américaine se sont employés à aider les survivants à surmonter leurs traumatismes. Ils ont également entrepris d’apprendre aux enseignants et à la population locale à mieux identifier les besoins en vue de favoriser la mise en œuvre du programme de soutien émotionnel dans leur communauté. Le programme est en cours dans 28 écoles et 17 villages situés dans les environs de Calang.

« L’objectif du programme est très simple : il s’agit d’aider les communautés, les enfants et les individus qui ont en besoin à surmonter leur douleur », précise Manan Kotak, membre de la Croix-Rouge américaine spécialisé dans le soutien psychosocial.

Un enseignant formé dans le cadre du programme a très vite compris qu’au moment où Azarhi rentrait chez lui, ses amis étaient en train de jouer. Gêné par son état et faute de pouvoir disposer d'une prothèse, le jeune homme cachait sa jambe amputée dans une botte en caoutchouc et évitait toute activité physique. L’enseignant a passé les mois qui ont suivi à faire en sorte que le jeune garçon retrouve confiance en lui.

Les échecs ont été l’un des moyens utilisés par l’équipe du programme. « Il a tout compris tout de suite», indique Manan Kotak. « C’est un grand joueur d’échecs. Il est parfaitement capable de me battre. »

Le jeune homme a été conquis par la discipline et la stratégie inhérente au jeu d’échecs. « Le pion est ma pièce favorite car c’est il est simple mais permet de faire beaucoup de choses », précise Azarhi « On ne peut pas gagner sans lui. »

Retrouver les terrains de football

Avec le soutien de ces amis et de sa famille et grâce au travail de l’équipe du PSP, Azarhi retrouve progressivement une certaine confiance en lui. Finalement, il a trouvé le courage nécessaire pour faire ce qui paraissait encore impensable il y a quelques mois : pratiquer à nouveau le sport qu'il a toujours aimé.

« Une fois la confiance retrouvée, il appartenait à ses proches de l’aider à franchir un cap supplémentaire », confesse Manan Kotak.

Aujourd’hui, Azarhi ne craint plus de pratiquer son sport. Il court et frappe dans la balle avec le même enthousiasme qu’il y a trois ans, lorsque que le tsunami n’avait pas encore bouleversé son existence.

« Une nuit ne suffit pas pour retrouver la confiance en soi », avertit Manan Kotak. « Nous devons laisser les gens se reconstruire en faire montre d'honnêteté et de cohérence à leur égard. En faisant cela, nous leur permettrons de retrouver la confiance qu’ils ont perdue. »
Azarhi, un jeune indonésien qui a perdu une jambe suite au tsunami, frappe dans un ballon de football sous les yeux de Manan Kotak, membre de la Croix-Rouge américaine. (P16684)
Azarhi, un jeune indonésien qui a perdu une jambe suite au tsunami, frappe dans un ballon de football sous les yeux de Manan Kotak, membre de la Croix-Rouge américaine. (P16684)
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Les échecs ont été l’un des moyens utilisés par l’équipe du programme. « Il a tout compris tout de suite», indique Manan Kotak. « C’est un grand joueur d’échecs. Il est parfaitement capable de me battre. » (p16714)
Les échecs ont été l’un des moyens utilisés par l’équipe du programme. « Il a tout compris tout de suite», indique Manan Kotak. « C’est un grand joueur d’échecs. Il est parfaitement capable de me battre. » (p16714)
Avec le soutien de ces amis et de sa famille et grâce au travail de l’équipe du PSP, Azarhi retrouve progressivement une certaine confiance en lui. Finalement, il a trouvé le courage nécessaire pour faire ce qui paraissait encore impensable il y a quelques mois : pratiquer à nouveau le sport qu'il a toujours aimé. (p16715)
Avec le soutien de ces amis et de sa famille et grâce au travail de l’équipe du PSP, Azarhi retrouve progressivement une certaine confiance en lui. Finalement, il a trouvé le courage nécessaire pour faire ce qui paraissait encore impensable il y a quelques mois : pratiquer à nouveau le sport qu'il a toujours aimé. (p16715)
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