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Bangladesh: Sidr sème la mort et la désolation
19 novembre 2007
Devendra Tak
A mesure que le bilan des victimes du cyclone Sidr s’alourdit sur la base des évaluations initiales menées par diverses agences, il apparaît aussi de plus en plus clairement que l’ampleur des dévastations dépasse de loin ce que le langage des chiffres peut révéler. Au demeurant, ces derniers n’ont sans doute pas fini d’être revus à la hausse, compte tenu des dommages subis par les voies et moyens de communication.

De fait, il est très difficile d’obtenir des informations sur le sort de certaines communautés particulièrement éprouvées qui restent totalement isolées deux jours après la catastrophe. Quelques heures seulement après que le cyclone eut touché terre, quatre équipes d’évaluation du Croissant-Rouge du Bangladesh accompagnées de délégués de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont été dépêchées sur le terrain, mais, après plus de 24 heures sur les routes, une seule était parvenue à destination.

L’une d’entre elles a résolu d’abandonner ses véhicules sur la grand route et de poursuivre son chemin en auto-stop. Chemin faisant, ses membres ont découvert tous les signes d’une catastrophe majeure et compris qu’il n’y avait pas une minute à perdre. Les routes étaient coupées par une multitude d’arbres abattus que devaient être dégagés avec le concours d’éléphants et, de part et d’autre, le terrain était jonché de décombres d’habitations et autres bâtiments.

“C’est un terrible désastre dont nous sommes loin d’avoir pris toute la mesure”, déclare Shahid Ullah, directeur adjoint du programme de préparation aux cyclones au Croissant-Rouge du Bangladesh. Administré conjointement par la Société nationale et par le ministère de l’alimentation et de la gestion des catastrophes, ce programme s’appuie sur quelque 42 000 volontaires spécialement formés qui ont joué un rôle essentiel en évacuant les communautés menacées vers les 1800 abris bâtis au cours des dernières années.

“Même avec ce formidable réseau local, nous n’avons pas encore recueilli assez d’informations pour nous faire une idée claire de la situation”, note Matuir Rahman, directeur adjoint du département des secours au Croissant-Rouge du Bangladesh. “Mais certaines priorités sont évidentes, notamment l’approvisionnement en eau potable, les sources ayant été contaminées par les inondations.” Les équipes d’évaluation ont d’ailleurs commencé à distribuer d’importantes quantités de tablettes pour purifier l’eau.

Elles disposent en outre de 135 000 taka au total pour acheter sur les marchés locaux des rations sèches et des médicaments destinés à neuf unités médicales du Croissant-Rouge en cours de déploiement. Cette façon de procéder a été décidée parce que les banques étaient fermées le vendredi et qu’il risquait de s’avérer difficile de collecter des fonds dans certains secteurs. Des convois de secours comprenant, entre autres, du riz et de la mélasse sont en route et les entrepôts du Croissant-Rouge à Dhaka et Chittagong se préparent à expédier des colis familiaux en très grands nombres.

Sans rien enlever à l’efficacité des efforts d’assistance initiaux, il apparaît de plus en plus évident qu’on a évité le pire du fait que le cyclone a touché terre dans les Sundarbans, une région située sur la côte occidentale du pays à la frontière indienne. C’est là que s’étend en effet la plus vaste forêt de mangrove du monde avec une superficie de quelque 9000 kilomètres carrés. Toutefois, bien que les arbres aient en grande partie absorbé la violence des vents, les dégâts sont tels que la région demeure encore inaccessible.

Les terribles cyclones de 1970, 1991 et 1994 avaient, eux, touché les zones à très forte densité de peuplement de l’est du Bangladesh. De surcroît, les lames de fond, de l’ordre de 4 à 5 mètres de hauteur, ont été moins fortes qu’en 1970, année où l’océan avait déferlé deux jours durant à l’intérieur des terres, causant d’énormes ravages.
A mesure que le bilan des victimes du cyclone Sidr s’alourdit sur la base des évaluations initiales menées par diverses agences, il apparaît aussi de plus en plus clairement que l’ampleur des dévastations dépasse de loin ce que le langage des chiffres peut révéler. (p16725)
A mesure que le bilan des victimes du cyclone Sidr s’alourdit sur la base des évaluations initiales menées par diverses agences, il apparaît aussi de plus en plus clairement que l’ampleur des dévastations dépasse de loin ce que le langage des chiffres peut révéler. (p16725)
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Il est très difficile d’obtenir des informations sur le sort de certaines communautés particulièrement éprouvées qui restent totalement isolées deux jours après la catastrophe. (p16725)
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“Même avec ce formidable réseau local, nous n’avons pas encore recueilli assez d’informations pour nous faire une idée claire de la situation”, note Matuir Rahman, directeur adjoint du département des secours au Croissant-Rouge du Bangladesh. (p16726)
“Même avec ce formidable réseau local, nous n’avons pas encore recueilli assez d’informations pour nous faire une idée claire de la situation”, note Matuir Rahman, directeur adjoint du département des secours au Croissant-Rouge du Bangladesh. (p16726)
Les routes étaient coupées par une multitude d’arbres abattus que devaient être dégagés avec le concours d’éléphants et, de part et d’autre, le terrain était jonché de décombres d’habitations et autres bâtiments. (p16723)
Les routes étaient coupées par une multitude d’arbres abattus que devaient être dégagés avec le concours d’éléphants et, de part et d’autre, le terrain était jonché de décombres d’habitations et autres bâtiments. (p16723)
Les terribles cyclones de 1970, 1991 et 1994 avaient, eux, touché les zones à très forte densité de peuplement de l’est du Bangladesh. De surcroît, les lames de fond, de l’ordre de 4 à 5 mètres de hauteur, ont été moins fortes qu’en 1970, année où l’océan avait déferlé deux jours durant à l’intérieur des terres, causant d’énormes ravages. (p16722)
Les terribles cyclones de 1970, 1991 et 1994 avaient, eux, touché les zones à très forte densité de peuplement de l’est du Bangladesh. De surcroît, les lames de fond, de l’ordre de 4 à 5 mètres de hauteur, ont été moins fortes qu’en 1970, année où l’océan avait déferlé deux jours durant à l’intérieur des terres, causant d’énormes ravages. (p16722)
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