Alors que les populations du sud du Bangladesh continuent de recoller les morceaux d’existences saccagées par le cyclone Sidr, de multiples exemples du courage et de l’humanité dont ont fait preuve des rescapés de la catastrophe commencent à émerger du chaos.
A la fin de la semaine dernière, tandis que l’ouragan faisait route vers la côte, les volontaires du Croissant-Rouge du Bangladesh s’étaient mobilisés en masse pour alerter les communautés menacées et les diriger vers les abris d’urgence.
Rabu, 18 ans, est l’une d’entre eux. Elle vit avec sa famille dans une robuste construction de deux étages. Quand le cyclone est arrivé, de nombreux habitants n’avaient pas pu trouver d’endroit sûr pour s’abriter. Rabu a offert un refuge à quelque 220 voisins dans la maison familiale.
“Il y avait une femme de 90 ans qui refusait d’abandonner son foyer”, raconte la jeune femme. “Quand la tempête a commencé à prendre de l’intensité, j’ai décidé qu’il n’y avait plus à hésiter.”
Avec l’aide de sa soeur, elle a arraché la vieille femme à son logis et l’a conduite dans son ‘abri anticyclone’ privé. Le lendemain, la maison de la voisine n’était plus qu’un amas de décombres.
La tragédie, hélas, n’est jamais loin et n’épargne pas les volontaires. Anwar Hossain dirige une équipe du programme de préparation aux cyclones du Croissant-Rouge du Bangladesh dans le district de Patuakhali. Cependant qu’il s’affairait à évacuer des habitants de la région, ses propres parents ont été emportés par un raz-de-marée.
“Quand je suis rentré, notre maison était sous l’eau et mes parents avaient disparu”, raconte-t-il. Plus tard, alors qu’Anwar était occupé à secourir des personnes en détresse, il a appris qu’on avait repêché le corps de sa mère.
Au total, plus de 30 000 volontaires auront été engagés dans la formidable opération d’assistance mise sur pied par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, que ce soit durant la phase initiale d’alerte et d’évacuation ou dans le cadre des efforts de sauvetage et de secours qui se poursuivent en ce moment même.
Tout en continuant ses activités d’aide d’urgence, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge se préoccupe déjà des besoins à plus long terme des victimes du cyclone Sidr.
“Un désastre d’une telle ampleur ne cause pas seulement des pertes humaines et matérielles, il peut aussi anéantir ou menacer les moyens de subsistance et l’avenir des rescapés”, souligne Al Panico, représentant régional de la Fédération internationale pour l’Asie du Sud.
“Aider les communautés sinistrées à se relever, à reconstruire leurs maisons, leurs structures et leurs existences est un travail complexe mais crucial, qui se prolonge longtemps après que les besoins les plus urgents ont été satisfaits.”
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Alors que les populations du sud du Bangladesh continuent de recoller les morceaux d’existences saccagées par le cyclone Sidr, de multiples exemples du courage et de l’humanité dont ont fait preuve des rescapés de la catastrophe commencent à émerger du chaos. (p16761)
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“Aider les communautés sinistrées à se relever, à reconstruire leurs maisons, leurs structures et leurs existences est un travail complexe mais crucial, qui se prolonge longtemps après que les besoins les plus urgents ont été satisfaits.” (p16762)
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