Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et Croissant-Rouge (IFRC) Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et Croissant-Rouge (IFRC)
Rechercher :

Nouvelles
 
IMPRIMER
Accueil nouvelles
Nouvelles
Communiqués
de presse
Discours
Points de vue
Audio et vidéo
Tadjikistan : aider les personnes âgées à survivre au froid
6 mars 2008
Assel Tastanova, bureau régional de la Fédération internationale pour l’Asie centrale
Photos de Madina Saiffidinova, Croissant-Rouge du Tadjikistan 
Le Tadjikistan subit en ce moment le pire hiver des 25 dernières années. Confrontés à un froid exceptionnel et à de fréquentes coupures d’électricité, de nombreux habitants luttent pour survivre en l’absence de tout chauffage. La situation est particulièrement critique pour les personnes âgées démunies qui vivent seules avec des retraites dérisoires. Avec le soutien de la Fédération internationale, le Croissant-Rouge du Tadjikistan a entrepris de fournir aux plus vulnérables des thermos, des édredons, des chaussettes, des bougies et des lampes de poche. 

Même les plus âgés n’ont pas souvenir d’un hiver aussi rude que celui qui sévit actuellement au Tadjikistan. Les températures sont descendues en dessous de moins 20°C, ce qui est extrêmement rare dans la région, et le froid est rendu plus pénible encore par de fréquentes coupures d’électricité. Dans certains villages, les habitants n’ont du courant qu’une à deux heures par jour et, dans la capitale Douchanbé, l’alimentation électrique n’est assurée que cinq heures le matin et cinq heures le soir. Le rationnement affecte tous les bâtiments, que ce soient les commerces, les administrations ou les habitations. 

Depuis le début des années 1990, les installations de chauffage central de la capitale et d’autres villes n’arrivent plus à satisfaire la demande de la population. Les gens qui vivent dans des immeubles locatifs ne disposent d’aucun système d’appoint pour se chauffer en l’absence de courant électrique, et ceux qui habitent dans des maisons individuelles équipées de fourneaux sont limités dans leur consommation par les prix du charbon, du gaz et du pétrole qui ont grimpé de façon dramatique depuis l’automne dernier. Pour couronner le tout, les prix de denrées de base comme la farine, l’huile et le pain ont quasiment doublé dans le même intervalle. 

Avec l’appui de la Fédération internationale, le Croissant-Rouge du Tadjikistan a récemment distribué des secours d’urgence à plus de 2100 personnes âgées de Douchanbé, Kurgan-Tube, Vakhdat et Somoniyon. Les bénéficiaires ont reçu des thermos, des lampes de poche, des bougies, des chaussettes en laine et des édredons pour les aider à supporter les pénuries de chauffage et les températures d’une rigueur inaccoutumée. 

À Douchanbé, le Croissant-Rouge a mis en place avec l’administration locale un centre d’assistance où les personnes en difficulté peuvent se présenter et bénéficier pratiquement chaque jour de distributions de secours. Ses volontaires et les employés de l’administration apportent l’aide à domicile à ceux qui ne peuvent pas se déplacer. 

“Je suis profondément reconnaissante aux jeunes filles qui sont venues me secourir”, déclare Hosiayat, 94 ans, qui n’est pas sortie de chez elle depuis plusieurs années. “Mon fils a 73 ans, mais il ne peut pas faire grand chose pour moi, sa retraite est très modeste. La mienne se chiffre à 47 somoni (environ 13 dollars des Etats-Unis) et suffit à peine à payer les charges, ce qui ne me laisse pratiquement rien pour la nourriture. Cette assistance me sera précieuse, surtout l’édredon et les chaussettes. Il fait très froid la nuit et je dors toute habillée”, ajoute-t-elle. 

Il y a quelque temps, les retraités ont bénéficié d’un relèvement de leurs pensions, mais, du même coup, ils ont été privés des tarifs préférentiels dont ils bénéficiaient pour les services publics. Actuellement, la retraite minimum est de 20 somoni (environ 7 dollars) par mois. Or, un litre de pétrole pour lampe coûte entre cinq et six somoni et la consommation quotidienne oscille normalement entre deux et trois litres. 

“Ma retraite de 30 somoni ne suffit pas à me nourrir. J’en suis réduite à mendier dans la rue pour quelques pièces de monnaie ou un  morceau de pain”, rapporte une vieille femme qui s’est présentée au centre de secours du Croissant-Rouge pour réclamer un peu d’aide. Malgré le froid intense, elle est vêtue d’une robe défraîchie et d’une veste légère. “Parfois, les gens qui travaillent à la cantine de l’administration mettent de côté un peu de nourriture pour moi. Je n’ai pas de vêtements chauds et mes habits sont tellement usés que je souffre du froid jusque dans ma petite chambre sans chauffage”, poursuit-elle. 

La situation est rendue plus critique encore par la pénurie d’eau. À travers tout le pays, les conduites ont gelé et se sont fissurées sous l’effet du froid, privant les gens d’eau courante et les forçant à sortir plusieurs fois par jour pour s’approvisionner. Ce manque est particulièrement cruel pour les personnes seules, handicapées et âgées qui sont dans l’incapacité d’effectuer cette corvée. 

Aux points de distribution du Croissant-Rouge, beaucoup de vieillards avouent manquer de nourriture et disent leur espoir que la communauté internationale les aidera à surmonter ces épreuves. Le gouvernement du Tadjikistan a d’ailleurs réclamé une assistance sous forme de vivres et de combustible et diverses agences des Nations unies et autres organisations parmi lesquelles la Fédération internationale, Save the Children, CARITAS et CARE International ont offert leur appui dans divers secteurs – alimentation, eau, santé, assainissement, hygiène, éducation et abris. 

Après avoir dans un premier temps débloqué près de 170 000 francs suisses de son Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe, la Fédération internationale a lancé un appel d’urgence d’un montant de plus de 560 000 francs suisses (EUR 355 000/USD 540 000) afin de soutenir les efforts d’assistance du Croissant-Rouge du Tadjikistan. Les fonds recueillis serviront à procurer à quelque 5500 bénéficiaires, essentiellement des femmes chefs de famille et des personnes âgées isolées, des thermos, des édredons, des bougies, des fourneaux à pétrole, des bâches en plastique, des chaussettes et autres articles de première nécessité. En outre, ils financeront la distribution de semences d’oignons, de carottes, de haricots et de pommes de terre, ainsi que de farine, d’huile et de haricots afin d’aider les plus vulnérables à surmonter les rigueurs hivernales.
A Douchanbé, le Croissant-Rouge a mis en place avec l’administration locale un centre d’assistance où les personnes en difficulté peuvent se présenter et bénéficier pratiquement chaque jour de distributions de secours. Le Croissant-Rouge du Tadjikistan a distribué des thermos, des lampes de poche, des bougies, des chaussettes en laine et des édredons à plus de 2100 personnes âgées de Douchanbé, Kurgan-Tube, Vakhdat et Somoniyon. (p17363)
A Douchanbé, le Croissant-Rouge a mis en place avec l’administration locale un centre d’assistance où les personnes en difficulté peuvent se présenter et bénéficier pratiquement chaque jour de distributions de secours. Le Croissant-Rouge du Tadjikistan a distribué des thermos, des lampes de poche, des bougies, des chaussettes en laine et des édredons à plus de 2100 personnes âgées de Douchanbé, Kurgan-Tube, Vakhdat et Somoniyon. (p17363)
LIENS CONNEXES
Le communiqué de presse
L'appel d'urgence
Lire d'autres nouvelles
Il y a quelque temps, les retraités ont bénéficié d’un relèvement de leurs pensions, mais, du même coup, ils ont été privés des tarifs préférentiels dont ils bénéficiaient pour les services publics. Actuellement, la retraite minimum est de 20 somoni (environ 7 dollars) par mois. Or, un litre de pétrole pour lampe coûte entre cinq et six somoni et la consommation quotidienne oscille normalement entre deux et trois litres. Beaucoup de vieillards avouent manquer de nourriture et disent leur espoir que la communauté internationale les aidera à surmonter ces épreuves. (p17364)
Il y a quelque temps, les retraités ont bénéficié d’un relèvement de leurs pensions, mais, du même coup, ils ont été privés des tarifs préférentiels dont ils bénéficiaient pour les services publics. Actuellement, la retraite minimum est de 20 somoni (environ 7 dollars) par mois. Or, un litre de pétrole pour lampe coûte entre cinq et six somoni et la consommation quotidienne oscille normalement entre deux et trois litres. Beaucoup de vieillards avouent manquer de nourriture et disent leur espoir que la communauté internationale les aidera à surmonter ces épreuves. (p17364)
“Je suis profondément reconnaissante aux jeunes filles qui sont venues me secourir”, déclare Hosiayat, 94 ans, qui vit seule et n’est pas sortie de chez elle depuis plusieurs années. “Ma retraite se chiffre à 47 somoni (environ 13 dollars des Etats-Unis) et suffit à peine à payer les charges, ce qui ne me laisse pratiquement rien pour la nourriture. Cette assistance me sera précieuse, surtout l’édredon et les chaussettes. Il fait très froid la nuit et je dors toute habillée”, ajoute-t-elle. (p17365)
“Je suis profondément reconnaissante aux jeunes filles qui sont venues me secourir”, déclare Hosiayat, 94 ans, qui vit seule et n’est pas sortie de chez elle depuis plusieurs années. “Ma retraite se chiffre à 47 somoni (environ 13 dollars des Etats-Unis) et suffit à peine à payer les charges, ce qui ne me laisse pratiquement rien pour la nourriture. Cette assistance me sera précieuse, surtout l’édredon et les chaussettes. Il fait très froid la nuit et je dors toute habillée”, ajoute-t-elle. (p17365)
L’impact de la vague de froid est aggravé par les fréquentes coupures d’électricité. Les installations de chauffage central de la capitale et d’autres villes n’arrivent plus à satisfaire la demande de la population. Les gens qui vivent dans des immeubles locatifs ne disposent d’aucun système d’appoint pour se chauffer en l’absence de courant électrique, et ceux qui habitent dans des maisons individuelles équipées de fourneaux sont limités dans leur consommation par les prix du charbon, du gaz et du pétrole qui ont grimpé de façon dramatique depuis l’automne dernier. (p17367)
L’impact de la vague de froid est aggravé par les fréquentes coupures d’électricité. Les installations de chauffage central de la capitale et d’autres villes n’arrivent plus à satisfaire la demande de la population. Les gens qui vivent dans des immeubles locatifs ne disposent d’aucun système d’appoint pour se chauffer en l’absence de courant électrique, et ceux qui habitent dans des maisons individuelles équipées de fourneaux sont limités dans leur consommation par les prix du charbon, du gaz et du pétrole qui ont grimpé de façon dramatique depuis l’automne dernier. (p17367)
Les volontaires du Croissant-Rouge et les employés de l’administration apportent une aide d’urgence à domicile à ceux qui ne peuvent pas se déplacer. La situation est rendue plus critique encore par la pénurie d’eau. À travers tout le pays, les conduites ont gelé et se sont fissurées sous l’effet du froid, privant les gens d’eau courante et les forçant à sortir plusieurs fois par jour pour s’approvisionner. Ce manque est particulièrement cruel pour les personnes seules, handicapées et âgées qui sont dans l’incapacité d’effectuer cette corvée. (p17366)
Les volontaires du Croissant-Rouge et les employés de l’administration apportent une aide d’urgence à domicile à ceux qui ne peuvent pas se déplacer. La situation est rendue plus critique encore par la pénurie d’eau. À travers tout le pays, les conduites ont gelé et se sont fissurées sous l’effet du froid, privant les gens d’eau courante et les forçant à sortir plusieurs fois par jour pour s’approvisionner. Ce manque est particulièrement cruel pour les personnes seules, handicapées et âgées qui sont dans l’incapacité d’effectuer cette corvée. (p17366)
IMPRIMER