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Indonésie: le programme de construction d’abris provisoires arrive à son terme à Aceh
11 mars 2008
Fin 2007 , le programme de construction d’abris provisoires mis en place par la Fédération internationale à Aceh a pris fin avec la construction du dernier des quelques 20 000 abris provisoires sur l'île de Simeulue. Vina Agustina de la Fédération internationale et Corinne Treherne, la coordinatrice du programme d'abri provisoire de la Fédération internationale ont pris le temps de se rencontrer pour faire le point sur le programme et discuter des progrès accomplis. des difficultés rencontrées et aussi des leçons apprises
Question (Q): Avant tout chose, pouvez-vous nous rappeler le contexte dans lequel le programme a vu le jour? Quand a-t-il débuté et qu’est-ce qui l’a motivé ?

Réponse (R) : Le programme dâbris provisoire de la Fédération internationale a débuté à la fin de l’année 2005. À l’époque, près de 67 000 personnes vivaient encore dans des tentes délabrées, qui devaient être remplacées. Parallèlement, de nombreuses victimes du tsunami avaient hâte de retourner dans leurs communautés et nous savions qu’il faudrait du temps pour construire un nombre relativement important de maisons permanentes.

C’est pourquoi, nous avons réfléchi au moyen d’améliorer les conditions de vie des populations sinistrées en attendant de pouvoir emménager dans leurs nouvelles maisons permanentes. Les premiers prototypes d’abris provisoires sont arrivés dans nos bureaux de Banda Aceh en novembre 2005. L’équipe responsable de la mise en œuvre du programme y a apporté quelques modifications afin de les adapter aux besoins locaux et aux impératifs logistiques.

Q : De nombreux acteurs ont été impliqués dans le programme: le Secrétariat de la Fédération internationale, les Sociétés Nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et un certain nombre de partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Comment avez-vous fait pour que assurer une bonne coordination des opérations et garantir une certaine cohérence dans la mise en œuvre du programme?

R : Tout d’abord, nous avons présenté les prototypes d’abris provisoires à toutes les agences impliquées dans l’opération tsunami et aux représentants des Nations Unies et organisé des réunions hebdomadaires. La collaboration s'est intensifiée et est devenue plus interactive, par le biais du téléphone et du courrier électronique, à mesure que nous commencions à livrer et construire les abris.

Q : Lors de la mise en œuvre du programme, un important travail de communication a été effectué afin d’informer les communautés des délais de construction et de l’endroit où les abris allaient être installés. Pouvez-vous nous en dire quelques mots?

R : Au début, nous avons transmis des informations aux organisations qui nous ont aidé à construire les abris afin qu'elles puissent informer les communautés concernées. Des informations ont également été diffusées par le biais des médias locaux et nationaux. Nous avions aussi une équipe de 24 superviseurs dans les zones concernées. Leur présence a permis de faciliter la mise en œuvre du processus.

Q : Quel type de commentaires avez-vous reçu de la part des communautés?

R : Les communautés ont répondu très positivement et nous avons eu de nombreuses demandes individuelles concernant les abris. En août 2007, nous avons mené une enquête de satisfaction, financée par la Croix-Rouge irlandaise, qui a montré que près de 99 pour cent des personnes vivant dans des abris provisoires considéraient que le programme était indispensable pour leur permettre de reconstruire leur existence. Il leur a fourni une alternative de logement viable en attendant que les solutions permanentes soient prêtes.

Q : On entend souvent parler des difficultés auxquelles ont été confrontées les équipes chargés des opérations de relèvement ; j’imagine que le programme de construction d'abris provisoires n’a pas fait exception à la règle. Quels problèmes avez-vous rencontré? Comment les avez-vous surmontés ?

R : Nous avons été confrontés à trois difficultés majeures lors de la mise en œuvre du programme. La première concernait l’identification des bénéficiaires dans la mesure où les personnes sinistrées ont tout perdu dans la catastrophe, que ce soient leurs papiers personnels ou leurs titres de propriété. La deuxième difficulté était liée à la coordination avec nos partenaires. Une équipe a été mise en place afin d’établir des analyses et rapports journaliers destinés aux organisations impliquées dans le programme, ce qui a permis d’attirer d’autres agences.

La troisième difficulté, qui était aussi la plus importante, concernait la logistique. Dès le début, nous avons été confrontés à des difficultés dans l'approvisionnement des matériaux de construction et leur livraison sur les sites concernés. Le département Logistique de la Fédération internationale est intervenu, mobilisant 60 camions M6 capables d’atteindre les villages situés dans les zones les plus reculés.

Au lendemain de la catastrophe, plus aucune route n'était accessible et la plupart des ponts s'étaient effondrés. Il fallait décharger les camions pour pouvoir passer sur les ponts construits à titre provisoire et les recharger pour repartir. Une fois arrivés dans les villages, les camions étaient à nouveau déchargés.

Toutefois, les communautés ont réagi de manière positive, notamment la fois où des villageois vivant sur l’ile de Simeulue ont rejoint en bateau l’équipe de la Fédération internationale qui ne pouvait pas accoster ; ils ont transféré le matériel dans leurs propres embarcations pour le transporter eux-mêmes sur la rive.

Q : Pensez-vous avoir surmonté la plupart des difficultés que vous avez rencontrées ?

R : Nous avons fait beaucoup. Les camions M6 ont été essentiels pour mener à bien nos opérations, mais nous devons notre succès au travail considérable et aux efforts consentis par toutes les personnes impliquées dans le programme.

Q : L’un des principaux arguments en faveur du programme est que les abris devenaient la propriété de leurs bénéficiaires qui étaient libre de les utiliser comme ils le voulaient même après avoir emménagé dans leurs nouvelles maisons permanentes. Comment les gens les ont-ils utilisés?

R : Les abris provisoires ont permis d’améliorer grandement les conditions d'existence dans les communautés dans la mesure où ils pouvaient être utilisés comme logement ou extension d'une maison permanente ou convertis en kiosques pour abriter des activités génératrices de revenus. Nombre des personnes qui ont reçu des maisons permanentes ont conservé leur abri qu’ils ont placé à l’avant ou à l’arrière de leur maison et dont ils se servent comme d’une extension.
Corinne Treherne, la coordinatrice du programme donne des cadeaux aux enfants gagnants d’un concours de dessin pendant la cérémonie de clôture du programme d’abris provisoires à Banda Aceh. (p17392)
Corinne Treherne, la coordinatrice du programme donne des cadeaux aux enfants gagnants d’un concours de dessin pendant la cérémonie de clôture du programme d’abris provisoires à Banda Aceh. (p17392)
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Les abris provisoires ont permis d’améliorer grandement les conditions d'existence dans les communautés dans la mesure où ils pouvaient être utilisés comme logement ou extension d'une maison permanente ou convertis en kiosques pour abriter des activités génératrices de revenus. (p17198)
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Lors de la mise en œuvre du programme, un important travail de communication a été effectué afin d’informer les communautés des délais de construction et de l’endroit où les abris allaient être installés. (p17228)
Lors de la mise en œuvre du programme, un important travail de communication a été effectué afin d’informer les communautés des délais de construction et de l’endroit où les abris allaient être installés. (p17228)
Le département Logistique de la Fédération internationale est intervenu dans le programme d’abris provisoire, mobilisant 60 camions M6 capables d’atteindre les villages situés dans les zones les plus reculés. (p17157)
Le département Logistique de la Fédération internationale est intervenu dans le programme d’abris provisoire, mobilisant 60 camions M6 capables d’atteindre les villages situés dans les zones les plus reculés. (p17157)
Chaque communauté impliquée dans le programme a reçu au moins deux sessions d’information sur l’assemblage des abris provisiores, leur enseignant comment ériger les armatures et attacher le bois de construction (p17140)
Chaque communauté impliquée dans le programme a reçu au moins deux sessions d’information sur l’assemblage des abris provisiores, leur enseignant comment ériger les armatures et attacher le bois de construction (p17140)
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