Les pluies incessantes qui sont tombées sur le Sud du Soudan ont entraîné le débordement de nombreuses rivières, touchant plusieurs milliers de personnes. La saison des pluies particulièrement intense a créé de nombreux dégâts dans une bonne partie de l’état du North El Gazal. La localité d’Awiel ainsi que six autres villages le long de la rivière Lol ont été dévastés.
Une équipe conjointe d’évaluation du Croissant-Rouge soudanais, de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est rendue dans la région touchée afin de procéder à une évaluation rapide et d’identifier les besoins urgents.
Insécurité
Selon les premières conclusions, 2 050 maisons ont été touchées et de nombreux champs ont été inondés dans lesquels avaient été plantées des cultures vitales. La situation menace donc les moyens de subsistance des populations et pourrait les exposer à l’insécurité alimentaire.
« La situation en matière de santé et d’hygiène est extrêmement précaire », avertit George Gigibeira, représentant de la Fédération internationale au Soudan. « Plus de 140 cas de diarrhées aigues ont déjà été enregistrés. Le nombre de cas de paludisme est également en hausse et devrait encore s’accroître ».
Les volontaires du Croissant-Rouge soudanais sont sur le terrain afin de porter assistance directement aux populations les plus vulnérables. Des matériaux de construction couvrant les besoins de 2 000 foyers ont été envoyés depuis le siège de Khartoum, en partenariat avec les missions au Soudan de la Fédération internationale et du CICR.
Avec le soutien de la Fédération internationale, le Croissant-Rouge soudanais avait mis en place des stocks et assurait la formation de volontaires afin de pouvoir répondre rapidement en cas d’urgence. Les stocks comprennent notamment des ustensiles permettant de faire la cuisine, des citernes d’eau, des tentes, des sacs de sable et des moustiquaires.
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Selon les premières conclusions, 2 050 maisons ont été touchées et de nombreux champs ont été inondés dans lesquels avaient été plantées des cultures vitales. La situation menace donc les moyens de subsistance des populations et pourrait les exposer à l’insécurité alimentaire. (p18215)
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