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Histoire d’Anteshe: le combat d’une veuve en Ethiopie
3 octobre 2008
Nahu Senay, Croix-Rouge éthiopienne, à Bibiso 
Cette mère de trois enfants a été durement éprouvée par la faim et la sécheresse, mais la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge lui ont redonné espoir. 

Anteshe Ganta, 44 ans, a perdu son mari quand leurs trois enfants étaient tout petits, héritant d’une parcelle de terre qu’elle n’avait ni le temps ni la capacité de cultiver. 

Des années durant, la famille a survécu sur le maigre revenu du fils aîné qui travaillait comme ouvrier agricole. Aujourd’hui, ce dernier est assez grand pour cultiver la parcelle située à l’arrière de l’humble hutte familiale avec l’aide de ses deux cadets. 

Mais la sécheresse qui sévit dans la région de Damot Pulasa, au sud de l’Ethiopie, rend la tâche plus rude encore. 

Une terre dénudée 

“J’aurais du mal à expliquer tous les problèmes que j’ai rencontrés avec mes enfants depuis le décès de mon mari”, déclare Anteshe. “La terre est restée en friche pendant de nombreuses années, jusqu’à ce que mon aîné soit assez grand pour s’en occuper. Mais, cette année, la sécheresse nous a pris notre bétail et les quelques réserves de vivres qui nous restaient.” 

Par bonheur, c’est alors que la Croix-Rouge a commencé à distribuer une aide alimentaire aux habitants les plus démunis. Anteshe a également reçu des patates douces et des semences de haricots qu’elle a plantées, ainsi que du maïs que la famille s’emploie en ce moment à récolter. 

Tout en grignotant un épi de maïs grillé, la veuve poursuit son récit. “Nous avons vécu longtemps de la charité de nos voisins, mais, certains jours, nous n’avions rien à manger du tout. A présent, grâce à la Croix-Rouge, nous ne souffrons plus de la faim. Les cultures poussent et le maïs est mûr. Espérons que nous n’aurons plus jamais à connaître la disette.”
Anteshe Ganta, 44 ans, a perdu son mari quand leurs trois enfants étaient tout petits, héritant d’une parcelle de terre qu’elle n’avait ni le temps ni la capacité de cultiver.(p-ETH0277)
Anteshe Ganta, 44 ans, a perdu son mari quand leurs trois enfants étaient tout petits, héritant d’une parcelle de terre qu’elle n’avait ni le temps ni la capacité de cultiver.(p-ETH0277)
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