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Indonésie : des palmiers pour protéger les villages des vents et des vagues de l’océan
18 novembre 2008
Par Megan Rowling, Croix-Rouge britannique, à Aceh, Indonésie
Pasi Janeng, un village côtier situé sur l’île de Pulo Nasi, sur la pointe Nord de la Province d’Aceh, offre un paysage de carte postale. Il est bordé d’une longue plage de sable blanc léchée par les vagues où sont amarrés des bateaux bleus et rouge. Mais il manque les palmiers.

La plupart des arbres et de la végétation qui protégeaient ce village tranquille de 99 maison des vents et des vagues ont été dévasté par le tsunami, qui a fait 43 victimes. Faute de protection, le vent a emporté le toit de deux maisons nouvellement construites par les organisations internationales au cours des derniers mois.

Mais les villageois s’emploient à réduire les dangers liés aux vents forts, aux tempêtes, aux vagues hautes et aux tsunamis qui sont à l'origine de tant de dégâts. Ils ont reçu 13°346 francs suisses de la Croix-Rouge britannique afin de replanter des casuarina et des sirons (hibiscus) sur une longueur de 2 km le long de la plage et de remplacer les arbres déracinés par les vagues géantes.

Protéger

Kamarudin, 52 ans, est le président du forum de développement du village, une organisation chargée de mettre en oeuvre les programmes de la Croix-Rouge, avec l’aide de cette dernière. Inspectant les plantations bien entretenues de jeunes arbres, qui ont été protégées par une clôture pour éloigner les cochons sauvages, il indique que non seulement la plantation sera bénéfique du point de vue financier mais aussi qu’elle offrira une protection, si ce n’est pas pour lui, au moins pour ses petits-enfants.

«Les palmiers constituent également une source de revenus – ils peuvent servir à de nombreux usages – seules les racines ne peuvent être utilisées. Nous avons planté les mêmes arbres que ceux qu’il y avait avant le tsunami, mais nous n’aurions pas pu le faire sans l’argent que nous avons reçu», explique-t-il.

Pendant 4 mois, à partir de décembre 2007, les villageois ont travaillé à tour de rôle sur la plantation afin de défricher la terre, planter les arbres et installer les clôtures en bois et tuyaux de ciment protégeant les jeunes arbres. Les travaux lourds sont terminés mais il faudra plusieurs années avant que les arbres atteignent la taille nécessaire pour fournir un rempart suffisant contre les vagues. Il est également essentiel que la plantation soit entretenue.

Mieux comprendre

Kamarudin et son équipe veilleront à ce qu’il en soit ainsi. Le forum, qui se compose de sept homme et deux femmes, a rédigé la demande de subvention, avec l’aide des volontaires de la Croix-Rouge ; il est chargé de la mise en œuvre du projet.

«L’équipe sait mieux aujourd’hui comment se préparer aux catastrophes», précise Kamarudin. « Les gens du village ont également beaucoup appris au contact de la nature.»
Kamarudin est assis sur son camion près de la plantation. Photo : Hotli Simanjuntak/Croix-Rouge britannique (p18101)
Kamarudin est assis sur son camion près de la plantation. Photo : Hotli Simanjuntak/Croix-Rouge britannique (p18101)
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Un homme plante un palmier dans une jardinière en ciment. Photo: Hotli Simanjuntak/Croix-Rouge britannique (p18100)
Un homme plante un palmier dans une jardinière en ciment. Photo: Hotli Simanjuntak/Croix-Rouge britannique (p18100)
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