La
Croix-Rouge et le Croissant-Rouge rendent hommage au travail accompli
par les volontaires des pays touchés par le tsunami en dépit
de leurs pertes personnelles
6
décembre 2005
Ils
ont perdu familles, maisons et moyens de subsistance. Mais il y a
une chose qu’ils n’ont pas perdue: l’espoir; et,
tout au long des onze mois écoulés, ils sont parvenus
à travers leurs efforts à rendre à d’autres
ce bien précieux entre tous. Inlassablement, ils s’emploient
à reconstruire les existences individuelles et les communautés
ravagées – c’est leur façon d’honorer
la mémoire de leurs chers disparus.
Alors qu’approche la commémoration du premier anniversaire
de la tragédie, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont voulu
rendre hommage aux milliers de volontaires des pays sinistrés
qui, en dépit de leurs souffrances personnelles, ont oeuvré
sans relâche pour assister leur entourage. Nous vous proposons
ici un bref portrait de trois d’entre eux. Si vous souhaitez
vous entretenir avec l’un d’eux – ou avec d’autres
volontaires, nous vous invitons à prendre contact avec une
des personnes mentionnées ci-dessous.
- Ardian Siregar, 30 ans, est volontaire à la Croix-Rouge
indonésienne. Sa tâche a consisté à
recueillir les dépouilles humaines. Au total, les volontaires
du Mouvement ont récolté plus de 100 000 cadavres
à la suite du tsunami. Chef d’équipe, Ardian
n’a fait que cela pendant trois mois, jour après
jour. Aujourd’hui, il travaille comme instructeur, aidant
à mettre en place un service d’ambulances Croix-Rouge
à Banda Aceh. Un collègue a suggéré
que, après de longues semaines entièrement vouées
au ramassage des corps des victimes, son nouvel emploi, consistant
à prévenir des morts, devait être gratifiant.
Ardian a répondu qu’il n’y a pas de différence,
que l’une et l’autre activités sont des manifestations
du respect de la personne humaine.
- Harniadi Ardi, 26 ans, était pêcheur dans un village
proche de Krueng Raya, sur la côte orientale d’Aceh.
Le tsunami ayant emporté sa famille et sa communauté
toute entière, il a tellement peur de la mer aujourd’hui
qu’il ne peut plus reprendre son activité antérieure.
En tant que volontaire de la Croix-Rouge spécialisé
dans le soutien psychologique, il comprend mieux que quiconque
les souffrances des sinistrés avec lesquels il se sent
en totale empathie. Grâce à sa propre expérience,
il est en mesure de leur fournir un précieux appui dans
le long processus de guérison.
- Lenawati, 23 ans, étudiante et volontaire de la Croix-Rouge,
était en mer avec des collègues quand le raz-de-marée
s’est précipité sur la côte. Elle avait
embarqué sur l’île de Pulo Aceh pour se rendre
à Banda Aceh. Soudain, la mer s’est creusée,
ballottant l’embarcation comme un fétu de paille.
Lenawati a entendu au loin un bruit qu’elle a pris pour
une explosion. Dans l’impossibilité d’atteindre
Banda Aceh, les passagers du bateau sont repartis en direction
de l’île où les attendait une scène
de cauchemar. Partout gisaient des cadavres. Quand Lenawati put
enfin gagner Banda Aceh pour chercher de l’aide, elle mesura
plus pleinement encore l’ampleur de la dévastation,
qui s’était étendue jusqu’à son
propre village sur la côte occidentale, où ses grands-parents
figuraient parmi les victimes. Pleurant encore les siens, la jeune
femme se joignit aux efforts de secours. Aujourd’hui, elle
aide la Croix-Rouge à restaurer les maisons et les moyens
de subsistance des sinistrés d’Aceh.
Pour toute information complémentaire,
ou pour des interviews, veuillez prendre contact avec :
Virgil Grandfield, Délégué
à l’information, Indonésie Tél. + 62 812
10 48 207
John Sparrow, Délégué à l’information,
Indonésie Tél. + 62 812 108 1759
Ann Stingle, Attachée de presse, tsunami, Genève, Tél.
+ 41 22 730 4458/+44 784 302 5065
Pete Haydon, Attaché de presse, tsunami Genève Tél.
+ 41 22 730 4426
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de la Croix-Rouge constituent le Mouvement international de la Croix-Rouge
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