Tsunami
de l’Océan indien : initiative collective sans précédent
pour mesurer les progrès du relèvement
5
mai 2006
Des
représentants de la Fédération internationale
des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge,
de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des gouvernements
de l’Inde, de l’Indonésie, des Maldives, de Sri
Lanka et de la Thaïlande viennent de conclure à Bangkok
des discussions qui visaient à mettre en place un système
pour mesurer les résultats et l’impact des efforts de
reconstruction et de relèvement au sein des communautés
affectées par le tsunami qui a ravagé l’océan
Indien le 26 décembre 2004.
Cette réunion, tenue du 3 au 5 mai, était parrainée
par la Fédération internationale et l’OMS, avec
l’appui du bureau du représentant spécial des
Nations unies pour le relèvement consécutif au tsunami,
l’ancien président des États-Unis, Bill Clinton.
L’initiative, désignée par le sigle TRIAMS (*),
a pour but de permettre aux gouvernements, aux organismes d’assistance
et aux populations sinistrées de superviser et de contrôler
les progrès et l’orientation des efforts de relèvement
au cours des quatre à cinq prochaines années.
“Si nous voulons vraiment contribuer au bien-être des
personnes affectées par le tsunami, il ne suffit pas de savoir
combien de maisons ou de kilomètres de routes sont construits”,
note Daniel Acuna-Lopez, directeur des programmes de relèvement
et de transition à l’OMS. “Nous devons aussi nous
assurer que les bénéficiaires s’installent effectivement
dans les maisons et qu’ils ont bien accès aux services
sociaux restaurés à leur intention.”
Les participants aux discussions de Bangkok se sont accordés
sur divers indicateurs relatifs aux besoins essentiels, au processus
de reconstruction et à l’accès aux services de
base, lesquels fourniront des informations sur des aspects tels que
la santé, la situation nutritionnelle des enfants et le relèvement
économique des communautés sinistrées.
“En mesurant les progrès accomplis, les gouvernements
et les organismes d’assistance pourront ajuster leurs programmes
en fonction de la situation”, souligne Johan Schaar, représentant
spécial de la Fédération internationale pour
l’opération tsunami.
Les participants à la réunion ont également reconnu
que de nombreux sinistrés sont toujours dans une situation
très vulnérable et confrontés à des conditions
d’existence précaires. Ainsi, l’organisation Yayasan
Flower Aceh, une association de femmes indonésienne, a exprimé
sa vive préoccupation vis-à-vis des nombreux cas de
violence exercée contre les femmes parmi les communautés
déplacées.
M. Schaar a insisté sur le fait que les gouvernements et les
organismes d’assistance sont “responsables de la protection
des personnes déplacées”. Il a ajouté que
le système de supervision avait été conçu
dans un souci d’ouverture et de transparence et que les résultats
seraient rendus publics.
Il incombe maintenant aux gouvernements de formuler des plans nationaux
spécifiques pour la mise en oeuvre de l’initiative TRIAMS,
avec le concours de la Fédération internationale, de
l’OMS et des autres agences concernées des Nations unies.
Les premiers résultats devraient être publiés
d’ici la fin de 2006.
(*) Triams – Tsunami Recovery Assessment and Monitoring
System
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