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La conférence sur la réduction des risques doit absolument déboucher sur des actions concrètes, déclare la Fédération internationale
5 juin 2007

La Plate-Forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophes doit absolument déboucher sur des actions concrètes et significatives qui contribueront à créer des communautés plus sûres et plus fortes, déclare la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

“Cette réunion ne doit pas se limiter à des échanges de vues et à des débats rhétoriques et théoriques”, affirme Mukesh Kapila, directeur de la division des politiques à la Fédération internationale. “Elle doit déboucher sur des actions concrètes et plus énergiques en vue d’améliorer la protection des communautés vulnérables vis-à-vis des catastrophes naturelles. Les discussions et autres délibérations sont d’excellentes choses, mais, s’agissant de la réduction des risques, nous devons agir au niveau communautaire si nous voulons avoir un véritable impact.”

Parrainée par les Nations unies, la Plate-Forme mondiale offre aux gouvernements, aux agences de l’ONU et aux ONG l’opportunité d’évaluer les progrès accomplis dans la mise en oeuvre du Cadre d’action de Hyogo, un engagement à réduire l’impact des catastrophes signé par 168 Etats lors de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes tenue en 2005 à Kobe, au Japon.

Selon M. Kapila, ces progrès sont très décevants. Ainsi, les gouvernements avaient convenu à l’époque de faire de la réduction des risques une priorité dans leurs pays respectifs en établissant des plates-formes nationales qui guideraient les politiques et coordonneraient les programmes afférents. Or, à ce jour, 45 seulement des 168 pays signataires du Cadre d’action de Hyogo se sont conformés à cet engagement.

“La réduction des risques permet d’épargner des vies et de sauvegarder des moyens de subsistance, mais, trop souvent, on attend pour agir que le mal soit fait”, poursuit M. Kapila. “Cela doit changer, d’autant que le changement climatique se traduit déjà par une augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, lesquels affectent tout particulièrement les plus démunis et les autres personnes vulnérables.”

Les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge s’emploient déjà activement à prémunir les communautés vulnérables contre les effets des catastrophes. Au Mozambique, par exemple, un programme de préparation a été mis en place après les inondations dramatiques de 2000 et de 2001, avec la création de comités locaux chargés de diffuser des alertes anticipées et de coordonner les procédures d’évacuation en cas d’urgence.

“En 2000, nous avons été totalement pris de court. Tout ce que nous avons pu faire, c’est attraper nos enfants et courir le plus vite possible. Beaucoup de gens ont tout perdu”, se souvient Anita Manissela, membre d’un comité de préparation aux catastrophes de la province d’Inhambane. “Mais, cette année, nous savions ce qui nous attendait. Nous avons pu nous préparer en conséquence et assurer la sécurité de nos communautés.”

Dans les semaines à venir, la Fédération internationale lancera une nouvelle Alliance mondiale pour la réduction des risques de catastrophes, une initiative qui s’accompagnera d’une intensification spectaculaire des efforts menés dans ce domaine par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge à travers le monde entier. Etroitement coordonnée avec la Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes (SIPC), cette Alliance concentrera son action sur les vingt pays les plus exposés aux désastres naturels. Quant à la Fédération internationale, elle prévoit de doubler au moins l’ampleur et la portée de ses programmes de préparation et de prévention au cours des cinq prochaines années.

“La clé du succès en matière de réduction des risques réside dans la mobilisation et la préparation au niveau local, au sein même des communautés vulnérables. Nous considérons que, grâce à notre réseau de 185 Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et à leurs 100 millions de volontaires, nous sommes particulièrement bien placés pour toucher ces communautés”, conclut M. Kapila.


Pour toute information complémentaire, ou pour des interviews, veuillez prendre contact avec :

Matthew Cochrane, Attaché de presse Tél.: + 41 22 730 4426 / 41 79 308 98 04
Permanence (en dehors des heures de bureau) : Tél.: + 41 79 416 38 81


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