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L’importance de la lutte contre le racisme et la discrimination
pour la Fédération Internationale
Discours
délivré par Malika Aït-Mohamed Parent, représentante
de la Fédération Internationale, à la Session
2003 du Conseil Economique et Social des Nations Unies.
22 Juillet
2003

Madame
la Présidente,
Monsieur le Président,
C’est dans la continuité de notre contribution à
la “Conférence Mondiale contre le racisme, la discrimination
raciale, la xénophobie et l’intolérance qui
y est associée” qui s’est tenue à Durban-Afrique
du Sud, du 31 août - 07 septembre 2001, mais aussi de nos
contributions régulières auprès de la Commission
des Droits de l’Homme lors des travaux des années passées
(2001, 2002 et 2003), ainsi qu’auprès de l’Assemblée
générale des Nations Unies que je désire intervenir.
Les Principes fondamentaux du Mouvement de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge (Humanité, Impartialité, Neutralité,
Indépendance, Volontariat, Unité, Universalité)
offrent, vous le savez, une base solide pour œuvrer à
l’atténuation des tensions, lutter contre la discrimination
et avoir un impact non seulement au niveau des personnes vulnérables
mais aussi sur l’ensemble du public.
En réponse à la montée de la discrimination
et de la violence et en particulier celle dont sont victimes les
minorités, la Fédération internationale des
Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a
multiplié ses efforts en intensifiant son “Action afin
de réduire la Discrimination et la Violence dans la collectivité”,
combinée à d’autres types d'intervention telles
que la lutte contre la stigmatisation des personnes vivant avec
le VIH/SIDA, le soutien aux populations migrantes et déplacées
souvent marginalisées et exclues.
Rappelons que l’engagement a été fait par les
Etats parties aux Conventions de Genève ainsi que les Sociétés
Nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, lors de la 27ème
Conférence Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
(qui s’est tenue à Genève du 31 octobre au 6
novembre 1999), de “coopérer, et prendre des initiatives
pour promouvoir la tolérance, la non-violence dans la communauté
et le respect de la diversité culturelle”.
D’ores et déjà, la Fédération
a engagé de nombreuses Actions Régionales, favorisant
la sensibilisation aux problématiques de discrimination et
découlant sur des programmes mis en œuvre par les Sociétés
nationales de Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au niveau national
et local.
Ainsi, en Afrique Centrale (Juillet 2002) les programmes majeurs
concernent les personnes atteintes du VIH/SIDA, tandis qu’en
Asie Centrale (Septembre 2002) plus d’attention a été
donnée au soutien auprès des populations déplacées.
D’autre part, l’approche choisie par les Sociétés
Nationales de la Croix-rouge de la région des Amériques
(courant 2002) a été d’aborder les questions
discriminatoires pas le biais des programmes jeunesse, favorisant
plus de compréhension et respect mutuel pour moins de violence.
Enfin, très prochainement en Asie du Sud (Août 2003)
ainsi qu’en Afrique du Nord et Moyen orient (Semestre 2 -2003),
les Sociétés nationales travailleront, entre autres,
plus précisément les questions de cohabitation inter
ethniques ainsi que les problèmes relatifs au genre.
Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge,
actives dans ce domaine (telles que: Allemagne, Argentine, Australie,
Autriche, Bangladesh, Belgique, Bosnie Herzégovine, Bulgarie,
Canada, Colombie, Croatie, Danemark, Espagne, Finlande, France,
Guatemala, Islande, Lituanie, Malawi, Mexique, Népal, Norvège,
Pays-Bas, République Démocratique du Congo, Royaume
Uni, Sierra Leone, Suisse, Suède) se sont engagées
dans un processus de partage d’information et d’expériences
afin de collecter en temps réels leurs pratiques. A cet effet,
une banque de données, des bonnes idées et bonnes
pratiques en matière de lutte contre la discrimination et
la violence dans la collectivité, est ainsi en cours de réalisation.
Comme annoncé lors de la réunion des experts organisée
conjointement par le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme
et l’UNESCO, en février dernier à Paris, une
centaine de cas de cette banque de données seront mis à
disposition de toute personne intéressée à
lutter contre de tels fléaux à partir de notre site
Web dès la fin de cette année.
Cette Action que nous menons
afin de réduire la discrimination est engagée
pour plusieurs années, de façon pluridimensionnelle
(action, formation, information, plaidoyer, évaluation des
résultats obtenus, études d’impact, campagnes
de communication, sensibilisation et information). Un lien systématique
est bien évidemment assuré avec d’autres problématiques
telles que celles liées au VIH/SIDA, aux demandeurs d’asile,
aux migrants. Enfin, notre Action est enracinée aux échelons
locaux et communautaires, c’est-à-dire là où
une telle action peut avoir un impact réel et durable.
Madame la Présidente,
Monsieur le Président,
Nous sommes convaincus que Plus d’Humanité est toujours
possible. Elle passe par une intervention concrète et continue
de tous les acteurs de la Société civile. Le combat
contre le racisme et la discrimination raciale nécessite
l’engagement de tous et donc de chacun. Nous contribuerons
à ce devoir collectif en permanence et en particulier dans
la perspective de la prochaine Conférence Internationale
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui se tiendra à
Genève en décembre prochain et dont le thème
principal sera comme vous le savez « Protéger la dignité
humaine », en espérant que les Etats renforceront leur
engagement à mettre en œuvre l’Agenda pour l’Action
Humanitaire.
Je vous remercie.
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