La crise humanitaire consécutive au séisme et au tsunami extrêmement violents de vendredi dernier continuant d’évoluer très rapidement, de même que la situation sur le plan nucléaire, la Croix-Rouge du Japon assure des services médicaux et de soutien psychosocial à un nombre de plus en plus important de rescapés et d’évacués.
Les équipes de recherche et de sauvetage commencent par ailleurs à découvrir des corps en nombre croissant dans des zones auparavant difficiles d’accès en raison des incessantes alertes aux tsunamis. Compte tenu du nombre également considérable de personnes portées disparues, on craint désormais que le bilan n’atteigne, voire ne dépasse les 10 000 morts.
“Je n’ai jamais rien vu d’aussi effroyable. Cela dépasse tout ce qu’on peut imaginer”, déclare Tadateru Konoé, président de la Croix-Rouge du Japon et de la FICR, de retour d’une mission d’observation dans la préfecture d’Iwate, un des secteurs les plus durement touchées dans le nord-est du pays.
Plus de 430 000 personnes sont maintenant hébergées dans quelque 2500 centres d’évacuation aménagés principalement dans des écoles ou autres édifices publics. Les équipes médicales de la Croix-Rouge rapportent que les hôpitaux reçoivent de leur côté de très nombreux patients souffrant d’hypothermie et menacés par la pneumonie. Beaucoup de gens sont en outre sérieusement affectés par l’absorption d’eau contaminée lors du tsunami.
A l’heure actuelle, 85 équipes médicales sont actives dans les hôpitaux et dans des cliniques mobiles. Chacune comprend un infirmier formé à l’assistance psychosociale de manière à ce que les sinistrés aient la possibilité d’exprimer leurs angoisses et leurs souffrances et de discuter de leurs problèmes pratiques les plus urgents. La Croix-Rouge du Japon compte quelque 2400 infirmiers spécialisés dans cette forme cruciale de soutien. Quand la tragédie s’est produite, huit d’entre eux rentraient à peine d’une mission en Nouvelle-Zélande où ils avaient été détachés pour aider les rescapés du tremblement de terre de Christchurch.
Alors que les craintes augmentent en relation avec les accidents enregistrés dans les centrales nucléaires de la préfecture de Fukushima, les employés et les volontaires de la Croix-Rouge jouent un rôle vital en assistant les milliers d’habitants évacués du périmètre d’exclusion de 20 kilomètres établi autour des installations. Les autorités ont récemment invité les personnes vivant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées chez elles en raison du risque de contamination radioactive. Bien qu’on ne sache pas encore comment évoluera la situation à cet égard, les derniers développements vont sans aucun doute aggraver la crise humanitaire en cours.
En coordination avec les pouvoirs publics, la Croix-Rouge du Japon suit de très près la situation dans les hôpitaux proches de la zone d’exclusion, pour le cas où les niveaux de radioactivité viendraient à mettre en danger les patients.
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