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Rapport sur les catastrophes dans le monde : l’information sauve des vies

Publié: 5 octobre 2005

L’évolution des technologies de l’information et de la communication a permis aux organismes humanitaires de collecter et de stocker d’énormes quantités de données. Pour autant, les populations touchées par des catastrophes ne sont pas toujours bien informées. Cette année, le Rapport sur les catastrophes dans le monde met l’accent sur l’information dans les situations de catastrophe et analyse la qualité de la communication entre les différents acteurs ainsi que son impact sur les communautés sinistrées. Il a été officiellement lancé aujourd’hui (5 octobre) par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Cette treizième édition du Rapport montre qu’une information adaptée, donnée à temps, peut sauver des vies et atténuer les souffrances provoquées par une catastrophe. Mais elle souligne aussi que les populations concernées ne sont pas toujours informées à temps de l’imminence d’une catastrophe ni suffisamment consultées lorsqu’il s’agit de planifier l’assistance en leur faveur. Notant qu’une information appropriée fournie en temps utile permet de mieux comprendre et de mieux satisfaire les besoins, les auteurs se demandent si les organismes humanitaires communiquent aussi bien avec les personnes sinistrées qu’avec leurs donateurs.

« L’alerte rapide est la façon la plus évidente de montrer combien l’information permet d’éviter des pertes humaines, déclare Juan Manuel Suárez del Toro, Président de la Fédération internationale. Pendant la saison des ouragans de 2004, les habitants de la plupart des pays des Caraïbes ont été prévenus à temps de l’approche des tempêtes, ce qui a permis de sauver de nombreuses vies. Le succès de ces systèmes d’alerte tient à ce qu’ils ne reposent pas seulement sur la technologie, mais aussi sur la participation des personnes. »

Le Rapport insiste sur la nécessité de reconnaître l’information comme une forme de réponse aux situations de catastrophe.

« À l’écart des projecteurs, de nombreuses crises chroniques continuent de sournoisement emporter des vies et de ravager les moyens de subsistance. Ainsi, la région du Sahel est confrontée à une situation de quasi-famine à cause de la sécheresse et des invasions de criquets, et 9 millions de personnes étaient menacées au début de l’été 2005 », déplore Markku Niskala, Secrétaire général de la Fédération internationale, qui ajoute :

« Sur le plan de la communication, le bilan de la communauté humanitaire internationale est très mitigé. L’information peut sauver des vies, mais on observe des lacunes dans la manière de collecter et de partager cette précieuse ressource. Il est toutefois encourageant de noter que le Rapport de cette année met en lumière de nombreuses pratiques exemplaires dans ce domaine».

Le Rapport met en évidence le fait que l’information est aussi essentielle aux communautés frappées par une catastrophe que les vivres, l’eau et un abri. Un autre élément vital réside dans le partage de l’information, non seulement parmi les organismes humanitaires, mais aussi avec les communautés locales et les composantes de la société civile dans les régions frappées par des catastrophes.

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La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.