IFRC


Ebola : la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge mettent en garde contre l’excès de confiance qui pourrait favoriser la propagation du virus

Publié: 28 novembre 2014

A l’approche de l’anniversaire du premier cas de maladie du virus Ebola enregistré en Guinée, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge appellent à redoubler d’efforts pour juguler l’épidémie.

Ces dernières semaines, des signes d’espoir ont enfin commencé à se manifester dans les trois pays d’Afrique de l’Ouest les plus touchés par l’épidémie. Toutefois, si nous entrevoyons les premiers résultats positifs des opérations mises sur pied, le combat est loin d’être terminé. En réalité, il pourrait bien n’être qu’à son début.

Elhadj As Sy, secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), souligne que les efforts doivent être maintenus à l’échelle et au rythme requis pour enrayer l’épidémie en cours. «Les opérations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de leurs partenaires commencent effectivement à porter leurs fruits en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, mais nous devons nous garder de tout excès de confiance», déclare-t-il. «Les progrès enregistrés dans la lutte contre Ebola doivent être regardés comme une confirmation que notre approche collective est concluante et nous encourager à garder le cap jusqu’à ce que l’épidémie soit réellement sous contrôle.»

Cette flambée sans précédent de maladie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest a démarré avec un cas isolé. L’infection d’un seul individu a déclenché une des plus graves crises sanitaires des dernières années. Pour vaincre la maladie, nous devons faire en sorte qu’il ne subsiste plus un seul cas.

La situation, au demeurant, est loin d’être claire. A Gueckédou, en Guinée, foyer initial de l’épidémie, on a observé une nouvelle flambée. C’est le cas également à Macenta, où la Croix-Rouge française a récemment ouvert une unité d’isolement.

En Sierra Leone, certains signes suggèrent que les mesures appliquées dans les zones les plus touchées sont efficaces, mais de nouveaux cas surgissent dans des régions auparavant épargnées, poussant à leurs limites des ressources déjà très limitées. Dans la capitale Freetown, le nombre de malades augmente selon une courbe similaire à celle récemment observée à Monrovia, au Liberia.

La confirmation de cas au Mali vient nous rappeler encore si besoin était que nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher notre effort en termes d’éducation, d’assistance et de préparation. «Bien que notre attention demeure focalisée en priorité sur les trois pays les plus durement touchés, nous avons entrepris d’étendre notre assistance aux Etats voisins afin de les aider à se préparer à toute éventualité», poursuit M. Sy. «On me demande souvent s’il reste un espoir de juguler ces flambées d’Ebola et ma réponse est toujours affirmative: oui, l’espoir est là. Mais, pour faire de notre espoir une réalité, nous devons soutenir notre effort, mobiliser des ressources là où c’est nécessaire et veiller à ce qu’aucune personne contaminée n’échappe à notre vigilance.»

Plus de 10 000 volontaires et quelque 200 délégués internationaux ont pris part à ce jour aux interventions des Sociétés de la Croix-Rouge de Guinée, du Liberia, de Sierra Leone et du Mali réalisées avec l’appui de leurs partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, se consacrant à informer et mobiliser les communautés locales, à ensevelir les corps des victimes dans la sécurité et la dignité, à identifier et localiser les personnes ayant eu des contacts avec les malades et à offrir des services de soutien psychologique et de soins médicaux.

La FICR a révisé trois de ses six appels d’urgence, portant à plus de 100 millions de francs suisses le montant total des fonds réclamés pour intensifier ses activités.

Pour plus de détails sur la réponse de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à la crise d’Ebola, nous vous invitons à consulter la page www.ifrc.org/ebola-crisis.

Pour plus d’informations, prière de s’adresser à :

      A Dakar: 

  • Moustapha Diallo, senior regional communications officer, FICR

      Mobile: +221 77 450 10 04, Courriel: moustapha.diallo@ifrc.org

 

A Addis Ababa/Nairobi:

  • Katherine Mueller, communications manager, FICR Afrique

Mobile: +251 930 03 3413/+254 731 688 613, Courriel: katherine.mueller@ifrc.org

 

A Genève:

  • Benoit Matsha-Carpentier, Team leader, public communications, FICR

            Mobile : +41 79 213 24 13 Courriel : benoit.carpentier@ifrc.org

Carte


La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge constitue, avec ses 190 Sociétés nationales membres, le plus vaste réseau humanitaire du monde. En tant que membres du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, nous sommes guidés dans notre travail par sept Principes fondamentaux: humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité.