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La FICR réclame une action urgente pour stopper la maladie du virus Zika

Publié: 28 janvier 2016

Genève, le 28 janvier 2016 – Il faut agir d’urgence pour contenir la maladie du virus Zika qui a déjà essaimé dans vingt-et-un pays et territoires des Amériques, alerte aujourd’hui la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Une approche coordonnée regroupant gouvernements, bailleurs de fonds et organisations de la société civile oeuvrant à améliorer l’hygiène environnementale, complétée par une stratégie intégrée de lutte contre le vecteur, est indispensable en vue de contenir la maladie du virus Zika et autres affections virales transmises par le moustique Aedes aegypti.

« Le seul moyen pour stopper la maladie du virus Zika consiste à éradiquer le moustique vecteur ou à supprimer tout contact entre ce dernier et l’humain, tout en prenant des mesures énergiques pour faire reculer la pauvreté », explique Walter Cotte, directeur de la région Amériques à la FICR.

« Nos longues années d’expérience de la prévention et de la lutte contre des épidémies de dengue, de paludisme, de maladie de Chaga et de chikungunya nous ont enseigné que l’hygiène environnementale, le renforcement des systèmes de santé communautaire et les campagnes de sensibilisation et de promotion de l’hygiène sauvent des vies. Les volontaires locaux de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge peuvent diffuser très rapidement les messages de santé cruciaux qui permettent aux communautés de prendre des décisions informées pour réduire les risques, notamment en éliminant les sites de reproduction des moustiques. »

Si 60 à 80% des sujets infectés ne développent pas de symptômes, les autres peuvent souffrir de fièvre, d’éruptions, de douleurs musculaires et de maux de tête. Par ailleurs, en novembre 2015, le Ministère brésilien de la Santé a fait état d’une possible relatiion causale entre le virus Zika et l’augmentation des problèmes neurologiques.

« Il y a un demi-siècle, l’Organisation panaméricaine de la santé avait réussi à faire régresser la dengue dans les Amériques et même à l’éliminer dans certaines régions, grâce à une stratégie de contrôle du vecteur », note M. Cotte. « Mais le moustique est réapparu et le nombre de cas de dengue a de nouveau explosé, passant de 15 000 par an dans les années 1960 à quelque 390 millions aujourd’hui. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à cette escalade, ni permettre une évolution similaire avec Zika. »

Note aux rédacteurs

Le virus Zika tient son nom de la forêt éponyme en Ouganda, où il avait été découvert en 1947, tout d’abord chez un singe, puis dès l’année suivante chez le moustique Aedes africanus. Le premier cas humain avait été signalé au Nigeria en 1952. L’Amérique du Sud a enregistré ses premiers cas de Zika en 2015. Il existe deux souches du virus: l’Africaine, apparue en Ouganda, et l’Asiatique qui se propage dans les Amériques et le Pacifique.

En vue d’encourager des approches coordonnées pour réduire la vulnérabilité, la FICR a lancé la Coalition du Milliard pour la résilience, une initiative rassemblant organismes d’assistance, gouvernements, secteur privé, instituts de recherche et groupes communautaires avec pour objectif de faire en sorte que, d’ici à 2025, un milliard d’habitants de la planète au moins aient pris des mesures concrètes pour réduire leur vulnérabilité aux risques naturels et autres menaces.

Pour plus d’informations, s’adresser à :

Benoit Matsha-Carpentier, communication publique

Tél: +41 79 213 24 13 - Email: benoit.carpentier@ifrc.org  

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